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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 15:58

LE "PROFIT OIL" ET "L'EXCESS OIL" 2007 - 2008 - 2009

 

Pièces relatives au 93 558 259 barils de pétrole entre les mains de la SNPC

 

Lire page 29, 71 et 72 (cliquez pour agrandir)

 

Important : Le fait de publier ce document et surtout les pages 71 et 72 ne signifie nullement être d'accord avec certaines affirmations dont : "Il en résulte que la SNPC est bien une véritable personne morale, dotée d'une d'un (sic) patrimoine propre et d'une autonomie financière et de gestion par rapport à l'Etat."

 

 Maintes décisions de justice définitives attestent du contraire, dont celle dont bénéficie la SARL Berrebi & Associés du JEX du TGI de Paris du 27 février 2003.

 

Extraits :

 

"Toutefois, il importe de relever qu'en raison de sa mission de service public ;

 

- les membres du conseil d'administration sont principalement des représentants des organes de l'état intéressés par cette mission, et sont nommés en conseil des ministres,

 

- la société est placée sous la tutelle du ministère chargé des hydrocarbures, qui aussure un pouvoir permanent d'orientation et de contrôle sur l'entreprise, pour notamment s'assurer de l'application des orientations du gouvernement et des lois et des règlements, approuver les programmes d'investissement et contrôle leur exécution, contrôler l'affectation des résultats ou la politique du personnel qui est régie par la convention collective des hydrocarbures, ou encore la prise de participations, la création des filiales, des agences ou succursales,

 

- la société est placée sous le contrôle économique et financier de l'état et de la cour des comptes.

 

Il résulte de cette tutelle lourde que la Société Nationale des Pétroles du CONGO n'est pas statutairement dans une indépendance fonctionnelle suffisante pour prendre des décisions autonomes dans son intérêt propre, et pour être considérée comme bénéficiant d'une autonomie de droit et de fait à l'égard de l'état congolais, qu'elle n'est même pas maître de son avenir par une politique personnel d'investissements ou de sa structure organisationnelle.

 

En outre, il ne ressort pas clairement de sa comptabilité , l'existence et l'importance d'une activité commerciale propre distincte de sa mission de service public (selon le rapport annuel de ses comptes 2000, la société a dégagé un résultat comptable net théorique de 58,5 millions de dollars mais il est précisé  que la prise en compte des remboursements d'engagements de l'état auprès de certains opérateurs par prélèvement de production équivalente du profit-oil SNPC représentant une créance de l'état, conduisent à un résultat entièrement absorbé).

 

Ainsi, privée d'autonomie réelle, la Société Nationale des Pétroles du CONGO ne peut invoquer une créance sur l'état sans pourvoir réellement bâtir une politique de développement fondée sur son autofinancement.

 

Il s'ensuit que si d'ordinaire la tutelle ou même le contrôle d'un état sur une personne morale exercé à travers ses dirigeants, et la mission de service public qui lui est dévolue, ne suffisent pas à la considérer comme une émanation de l'état impliquant son assimilation à celui-ci, en l'espèce il doit être estimé que l'état congolais s'est réservé à l'égard de la Société Nationale des Pétroles du CONGO non pas un simple pouvoir de contrôle, mais un pouvoir d'orientation et d'approbation constitutif d'une véritable ingérence, qui vide de toute réalité l'autonomie de la Société Nationale des Pétroles du CONGO pouvant résulter de son statut de société immatriculée au registre des opérateurs économiques.

 

En conséquence, cette dernière constitue une personne morale en réalité fictive et par suite une émanation de la République du CONGO."

 

Ce que disent les auteurs du "RAPPORT DU CONCILIATEUR INDEPENDANT SUR LES RECETTES PETROLIERES DE LA REPUBLIQUE DU CONGO", le Cabinet Ghelber & Gourdon Avocats au barreau de Paris, est à l'opposé de cette décision.

 

Mais comme toujours le dernier mot revient à la Justice et vous avez eu tout le loisir de le lire.

 

On ne peut alors en déduire que le profit oil perçu par la SNPC devrait revenir dans les comptes de l'Etat autrement qu'en dividendes......

 

RAPPORT CONCILIATEUR INDEPENDANT REC PETROLE2007-20090001

 

 

 

RAPPORT CONCILIATEUR INDEPENDANT REC PETROL2007 - 2009p2000

RAPPORT CONCILIATEUR INDEPENDANT REC PETROLE2007-20090003

 

RAPPORT CONCILIATEUR INDEPENDANT REC PETROLE2007-20090004

 

RAPPORT CONCILIATEUR INDEPENDANT REC PETROLE2007-20090005RAPPORT CONCILIATEUR INDEPENDANT REC PETROLE2007-20090006

 

RAPPORT CONCILIATEUR INDEPENDANT REC PETROLE2007-20090007

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 15:27

Le Canard Enchainé 17 novembre 2010

 

Le Canard Enchainé 17 novembre 20100001

 

 

 

MONACO HEBDO 24 Décembre 2010 (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

 

MONACO HEBDO 24 DEC 20100001

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 16:03

Ces contribuables américains protestent contre le mauvais usage de leurs impôts. 

 

En 2008, AIG avait bénéficié d"un plan de sauvetage du Trésor Américain pour un montant de 180 milliards de dollars. Aujourd'hui, malgré l'énormité de l'avance qui a été faite, sur des fonds publics à la compagnie d'assurances, ce prêt est en bonne voie de remboursement.

 

(Traduction du titre - Contribuable : " Rendez notre argent !")

 

TAX-PAYERS-PROTESTORS.jpg

 

 

AIG, au travers de sa filiale NUFI, était à l'origine d'une première saisie-arrêt sur les comptes de l'Etat Congolais en 1992. C'était le Gouvernement d'André Milongo qui avait été touché. Un accord de remboursement au travers des redevances du permis pétrolier Yombo, exploité alors par AMOCO, avait été trouvé avec ce même Gouvernement de Transition.

 

AIG était alors la première compagnie au monde d'assurances et de réassurances. Un certain nombre de prêts financiers en faveur du Congo avaient été assurés chez AIG. Souvent, lorsque l'Etat congolais était défaillant, c'était AIG qui remboursait à sa place.

 

Dans les tiroirs d'AIG, les Fonds Vautour ont fait leur marché, achetant à 5% environ de leur valeur un certain nombre de créances. Par la suite, des cadres d'AIG, mis à la retraite, ont été employés par des Fonds Vautour.

 

La République du Congo aurait pu en faire de même, c'est à dire lorsque ses ressources étaient vraiment réduites, elle aurait pu proposer un rachat de toutes ces créances commerciales. Avec des alliés de toujours comme BNP PARIBAS et la SOCIETE GENERALE, elle aurait pu faire une proposition de rachat à 10 ou 15%. Elle aurait tout ramassé, pour un montant inférieur à 50 ou 100 millions de dollars. Négligence funeste.... enfin presque ! On le verra très vite que quelque-uns y auront trouvé leur compte !

 

Ces Fonds Vautour, nous le savons maintenant, ont lancé des procédures jusqu'en 2007-2008 et tous ont été payés. La répartition du paiement est encore tenue secrète, clause de confidentialité oblige. Cette clause a été scandaleusement et honteusement acceptée par le FMI. Officiellement, les montants déclarés au FMI atteignent presque 3 fois ce qui était exigé à la fin 2006. Pour rappel 939 millions de dollars.

 

Question idiote, il faut insister  : "Pourquoi le Congo qui connaissait parfaitement AIG n'avait pas proposé de racheter ces créances qui dormaient au fond d'un tiroir ? A 10 ou 15% de leur valeur ?  Les Conseillers "expatriés", les "Avocats chèrement payés", les "Parents avec des titres ronflants" qu'ont-ils fait ???? Possible réponse : "Incompétence générale !"

 

Même la créance de la Russie, à l'égard du Congo, avait été convoitée par ces gens proches d'AIG. En 1992-93 elle était d'environ 280 millions de dollars. Durant des mois, en Russie même, un cadre d'AIG avait tenté d'emporter le morceau.. En vain !

 

La Russie est également membre du Club de Paris et l'effacement de cette dette est en cours de négociation..... Il semble, très modestement, que le "non règlement de mon dossier" ait posé problème !!!!

 

Que les contribuables, mêmes Français, se soucient de leur argent est absolument légitime, surtout lorsque le soupçon d'une très forte corruption existe ! Ce que font ces contribuables sur cette photo, manifestant leur colère devant un Cadre d'AIG, serait bien entendu un exemple à suivre ! 2,3 milliards d'euros  (rien que pour la France) ce n'est pas rien !

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 15:45

  

PREAMBULE - BERREBILEAKS

  

Ce site et les articles qui y figurent n’ont pas pour vocation de diffamer ou de colporter des informations fausses. S'agissant de ce qui suit, toutes les affirmations ne reprennent que des documents publiés par des sources sûres : le FMI, la Banque Mondiale, le Club de Paris, KPMG, autres rapports dûment identifiés, décisions de justice et correspondances officielles d’Avocats.

Ces rapports et documents, des milliers de pages au total, pour la plupart ont été rédigés avec l’assurance qu’ils ne seront lus par personne. Des pièces éparses qu’un non-initié ne pourrait pas comprendre ou imaginer à quoi elles pourraient correspondre.

 

Quelques très rares personnes les ont lues en intégralité et j’en fais partie.

  

Le puzzle va être reconstitué sous vos yeux de lecteur. Cette synthèse a nécessité durant des années une incroyable masse de travail et de recherche.

 

 

LES FAITS

 

Les contribuables des dix-neuf pays membres du Club de Paris ont été escroqués de plusieurs milliards d’euros. La France a été la plus grande contributrice à l’effacement de cette dette avec 2,3 milliards d’euros. L’Italie et les Etats-Unis ont effacé chacun pour près de 400 millions de dollars.

Les fonctionnaires, appartenant soit à des Institutions Internationales, soit à des structures informelles, n’ont pas été abusés. Ils ont été avertis de fraudes gigantesques et d’éléments absolument aberrants. Ils n’en n’ont pas voulu tenir compte. Alors que partout dans le monde, les économies peinent à se relever et que les contribuables sont appelés à de plus en plus d’efforts, cet argent est allé alimenter, encore davantage, un pays qui ne le méritait pas

 

Bien entendu, il a existé des conflits d'intérêts flagrants et suivant l'appréciation du Droit de l'un ou de l'autre pays membre du Club de Paris, ils pourraient être interprétés comme des proximités criminelles.

 

Quant aux méthodes de contrôle, du FMI, des données produites par le Congo, si elles avaient été utilisées, à l'époque, contre Al Capone, ce dernier n'aurait jamais mis les pieds en prison et il aurait fini ses jours subventionné par le contribuable américain. Il est à noter que le parcours d'Al Capone est celui d'un enfant de choeur au regard de ceux de certaines autorités congolaises.... 

 

 

Quelques exemples de fausse pauvreté :

 

-          la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) a reçu pour 2007, 2008, 2009, environ 93 millions de barils au titre du Profit Oil (type de participation aux bénéfices d’une exploitation pétrolière qui est accordée à l’Etat ou à la société qui représente l’Etat, la SNPC en l’occurrence) soit au moment de l’effacement de la dette en 2010 un pactole d'environ 7 Milliards de dollars. Aujourd’hui, fin 2010, il se rapprocherait des 10 Milliards de dollars (environ 5000 milliards de FCFA). Les documents, qui seront publiés sur ce site, attesteront que l'Etat Congolais ne pourrait en profiter que sous forme de dividendes, selon le bon vouloir du Conseil d'Administration de cette société. Voilà la raison de l'âpre bataille, qui sévit actuellement, pour le contrôle de la SNPC.

 

-          Quelques semaines seulement après l’annonce de l’effacement de la dette par le Club de Paris, le Responsable de la Production Afrique chez TOTAL, Monsieur Jacques Marrouaud de Grottes, rend visite au Président Sassou NGuesso à Brazzaville et déclare que sa société a mis en évidence 300 Millions de barils de pétrole supplémentaires à développer. Curieux timing ! Il faut des années de recherches et d’évaluation avant de pouvoir faire ce genre d’affirmation. La société pétrolière n’en n’avait jamais parlé ! N’était-elle pas au courant que le Congo se faisait passer pour un pays pauvre ? La part du Congo dans cette exploitation, sur plusieurs années, s’établira au minimum à 15 Milliards de dollars !

 

-          Les créanciers vautours, dont le montant de la dette tournait autour de 500 millions de dollars (KPMG sur des notes de Cleary Gottlieb Hamilton and Stein, l’avait établie à 350 millions de dollars, fin 2006) auraient obtenu un paiement de 930 millions de dollars après une décote de 37%. Ce montant fixerait la dette d’origine des Créanciers Vautours à 1,5 Milliard de dollars avant discount. Trois fois plus que toutes les estimations hautes et presque cinq fois plus que ce qu'avait retenu KPMG. Au minimum, une petite surestimation d'un milliard de dollars !

 

Nous reviendrons en détail et toujours documenté, sur ces points. Le dernier, à ces niveaux de fraude, est absolument criminel…. Il justifie à lui tout seul un dépôt de plainte dans chacun des pays membres du Club de Paris !

 

Voilà pourquoi une première plainte a été déposée auprès du Parquet de Milan, le 06 décembre 2010. Une plainte « Contre X », en cours de préparation, le sera auprès du Parquet de Paris. D’autres le seront dans deux ou trois autres pays membres du Club de Paris, dont les Etats Unis, bien sûr.

 

 Il se trouvera bien, dans l’un ou l’autre de ces Etats, un Magistrat qui donnera une suite valable aux éléments qui seront produits.

 

Le pire dans tout cela, malgré les sommes colossales qui sont mises en évidence, malgré un effacement de dette tout aussi énorme, aucun effort n'a été fourni par les autorités de ce pays pour réduire effectivement la pauvreté (lire la plainte ci-dessous). J'en veux pour exemple l'épidémie de polio qui s'est déclarée dans le Sud du pays, dans la région du Kouilou en octobre 2010. Ces autorités ont attendu que la Croix Rouge et le Croissant Rouge contribuent pour 1,5 million de dollars avant de lancer la campagne de vaccination. Résultat : 200 morts et le double environ de paralysés ! 

 

 

 

Par ailleurs, je reste au travers de la Sarl Berrebi & Associés un créancier définitivement et valablement titré de la République du Congo. Sur les conseils de mes Avocats, je m’étais rapproché de la Greffière des Juges qui vont instruire la plainte des Biens Mal Acquis. En suivant la marche qui m’a été indiquée, dès le début de la semaine du 20 décembre, je vais rejoindre la plainte en question et demander à être entendu, au moins, comme témoin.

 

 

PREMIERE PLAINTE : PARQUET DE MILAN

 

Voici la version française originale qui a servi à mon Avocat de Milan, Maître Cesare Lombrassa, à établir le document définitif de la plainte, en italien, et de le déposer.

 

 

Cannes le 02 novembre 2010

 

                                                                                                                             PARQUET DE MILAN

                                                                                                                             Palais de Justice

                                                                                                                             Milan (Italie).

 

 

OBJET : DEPOT DE PLAINTE

 

Monsieur le Procureur Général du Parquet de Milan

J’ai l’honneur  de dénoncer et de porter à votre très haute attention les faits suivants : Une organisation et une intelligence criminelles ont  permis à la République du Congo,  sur des rapports falsifiés produits par le FMI, d’obtenir l’effacement de ses dettes par le Club de Paris. Sur un total de 5 à 6 milliards de dollars de dettes effacées, l’Italie a contribué pour près de 400 millions de dollars.

Une faille du système a été exploitée : le FMI ne vérifie pas les documents apportés par les Etats pour être éligibles au programme PPTE (Pays Pauvres Très Endettés). Une fois cette étape franchie, le Club de Paris prononce l’effacement de la dette et les dix-neuf pays membres, dont l’Italie, automatiquement suivent cette décision. Seule la Russie ne l’a pas encore effectuée, ce sera fait dans les prochains jours.

Pourtant, le FMI et le Club de Paris avaient été informés, au plus haut niveau, des faux éléments, pour des milliards de dollars, qui constituaient les Rapports décisionnels. Sciemment, ils n’en ont pas tenus compte, au préjudice notamment des contribuables italiens. Ce qui explique la plainte que je me permets de vous adresser.

La République du Congo peuplée de quatre millions d’habitants a été abaissée statistiquement au plus bas niveau de pauvreté des Etats. Les grandes compagnies pétrolières, dont ENI, ont participé à cette manœuvre de dissimulation des chiffres de la production de pétrole de ce pays. Quelques semaines après l’accord du Club de Paris, le Président congolais Sassou Nguesso, pour narguer ses généreux donateurs, a passé quelques jours à Milan, à la fin du mois de mai 2010. Il était arrivé dans un Boeing 747 VIP privé comme celui du Roi d’Arabie Saoudite ou du Président Obama. Une centaine de personnes l’accompagnait, toutes logées dans les plus beaux palaces de la ville. Le Congo, deux fois et demi moins peuplé, a reçu au total dix fois plus cette année qu’Haïti.

Restant à votre entière disposition pour les suites que vous voudrez bien donner à ma démarche.

Veuillez agréer, Monsieur le Procureur Général du Parquet de Milan, l’expression de mes salutations les plus respectueuses.

 

 

                                                                                                                             Serge Berrebi

 

   

 

  CONGO-DETTE-PARQUET-DE-MILAN0001.jpg

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 21:15

A mes Amis lecteurs, et aux autres, j'avais annoncé que l'ordre du sommaire pouvait changer.

Voilà qui est fait...

 

1. Brazzaville 05 juin 1997

 

Le 5 juin 1997 la France a été toute la journée aux abonnés absents. La passation de service entre Alain Juppé et le nouveau Premier Ministre, Lionel Jospin, ne datait que de l’avant-veille. Des troupes françaises campaient déjà à Brazzaville, mais elles ne recevront jamais l’ordre d’intervenir, même pour protéger des résidents français.

 

Dès l’aube, des chars ont encerclés la résidence du Général Sassou NGuesso.

 

Ce sera le prétexte au déclenchement des hostilités qui dureront un peu plus de 4 mois. Brazzaville sera détruite et l’on comptera au moins 40.000 victimes, civiles….

 

La réponse à la « provocation » de la troupe blindée de l’armée nationale, viendra de la milice du Général Sassou Nguesso, « les Cobras », composée majoritairement par des ethnies du Nord du pays.

 

Aux premières heures, c’est la Directrice du Cabinet du Président Pascal Lissouba, Madame Munari, qui est aux commandes et elle tient le langage de la fermeté contre le Général Sassou. C’est elle qui répond aux questions des journalistes de l’AFP en ce début de matinée. Sous quels ordres les blindés ont-ils été lancés vers M'Pila ? 

 

Le Président Pascal Lissouba avait été démocratiquement élu, un peu moins de cinq années plus tôt, au cours des seules élections réellement transparentes qu’ait jamais connues la République du Congo. Elles avaient été organisées par le Gouvernement de Transition d'André Milongo. "Le Professeur", comme Lissouba avait été surnommé, affichait un bilan médiocre, plombé par la chute des revenus pétroliers, par l’aggravation de la corruption et par les luttes intestines de son environnement immédiat. Ces dernières firent que des personnes, intimement proches de ce Président, rallièrent secrètement Sassou NGuesso, avant même la tentative de putsch du 5 juin 1997, et aidèrent à son déclenchement.

 

Très vite les miliciens aguerris du Général Sassou NGuesso prirent le dessus. Ils avancèrent des quartiers Nord, envahirent le centre-ville et vers 10h ils atteignirent  les bâtiments du Ministère de la Défense qui n’étaient qu’à 5 mn du Palais Présidentiel.

 

La ville, ancienne capitale de la France Libre, n’avait connu que quelques  destructions. Les victimes de part et d’autre n’étaient que très peu nombreuses. La chute de Lissouba, quasiment seul dans son Palais Présidentiel, n’était alors qu’une question de minutes, pas davantage.

 

Contre toute attente, la milice de Sassou NGuesso stationna de longues heures au Ministère de la Défense puis recula ses positions dans l’après-midi. On assista à un statuquo qui dura jusqu’à l’arrivée des renforts de la propre milice du Président Lissouba, les « Cocoyes », le lendemain.  Fini le "putsch". Sassou Nguesso faisait rentrer le Congo dans une autre dimension, mieux tolérée et acceptée : "la guerre civile !"

 

Le 05 juin 1997, "la légende" prétend que Sassou NGuesso vers 10heures aurait reçu des appels téléphoniques sur son téléphone satellitaire de deux personnalités, l’une européenne, l’autre africaine ; deux Chefs d’Etat. Tous deux l’avaient sérieusement mis en garde car il allait apparaître comme un « putschiste » et qu’il valait mieux qu’il n’aille pas, ce jour-là, jusqu’au bout…. Sassou NGuesso donna alors l’ordre de reculer avec les conséquences que l’on sait ! Une guerre civile qui aura duré un peu plus de quatre mois et 40.000 morts dans des conditions particulièrement cruelles et barbares !

 

De bons conseillers en vérité !

 

Une guerre civile sur laquelle jamais aucune enquête n'a été déclenchée....

 

 

 2. Madame Munari

 

Madame Munari, je ne l’avais approchée qu’à quelques reprises et, jusqu’à ce qu’elle devienne la Directrice de Cabinet du Président Lissouba, je ne la connaissais que de vue.

 

Quelques membres de ce Gouvernement me désignaient faussement comme un « homme » de Sassou NGuesso. Elle n’était pas la dernière à le faire ! Je n’étais pas hostile au Président Lissouba, même si j’avais rencontré beaucoup de difficultés avec son entourage.

 

En mars 1996, Madame Munari était à l’apogée de son pouvoir. A ce moment-là, j’étais en contact avec un groupe de personnes de la Région Rhône Alpes qui avaient créé la Chambre de Commerce France-Congo. Ils avaient entrepris de prendre un stand à la Foire de Lyon pour promouvoir leurs actions. J’intervenais alors auprès de mes amis et ex-fournisseurs de Mérieux à Lyon (ISA), pour qu’ils reçoivent le Président  Lissouba, Docteur ès Sciences en Génétique (l'actuel secrétaire de cette Chambre de Commerce, Monsieur Christophe Jouffroy peut encore en témoigner, ou encore Monsieur Louis Ferrouillat, l'ancien Maire de Saint Marcellin). Ce qui fut fait, en grandes pompes, au siège de Mérieux et dans le grand amphithéâtre des laboratoires par le Docteur Charles Mérieux. 

  

La réception n'avait plus rien à voir avec la modeste présence d’un stand de foire commerciale. Sans qu'il en coûtât un sou pour la mission de préparation, nous avions atteint le grandiose. Lissouba était aux anges. Il invita alors le Président Charles Mérieux à se rendre à Brazzaville ce qu'il fit.(1)  Je m’approchai alors de Madame Munari et je lui soufflai que tout cela était mon œuvre. Elle me répondit avec tact : "Fichez moi la paix, Monsieur Berrebi, je travaille moi !"  C’est ainsi que je décidai de reprendre contact avec Sassou NGuesso, qui m’a alors reçu, bon nombre de fois, très cordialement  Avenue Rapp. Je l’entends encore me dire : « Ce n’est rien, cinq années perdues, vous récupérerez vos affaires et votre argent...!" J'ai en mémoire quelques bonnes promesses de ce genre, jamais tenues, bien entendu..

 

(1) C'est de là, qu'il apprit la disparition tragique de son petit fils, Rodolphe Mérieux, passager du vol TWA 447 New -York / Paris. Jacques Chirac, alors Président de la République Française et encore présent à Brazzaville ce jour-là, annonça lui-même la cruelle nouvelle au Docteur Charles Mérieux.

  

3. TRACFIN et "le compte" de Madame Munari

 

Janvier – février 1998 Hôtel Napoléon, Avenue Friedland à Paris.

 

C’était le quartier général de Mathias Dzon, Ministre des Finances de la République du Congo et du Chef de guerre, le Général Sassou Nguesso. La capitale était détruite ainsi que les archives d’ELF Congo, ce qui n’était pas totalement négatif….. Le Congo avait besoin d’argent et j’en avais trouvé un peu sur les comptes de Madame Munari à Paris ! Il y en avait pour près de 25 millions de FF.

 

Mathias Dzon connaissait parfaitement ma situation et je ne peux dire qu’il ait eu un comportement hostile à mon égard. Les caisses étaient vides et beaucoup de fonds publics s'étaient retrouvés sur les comptes de quelques dirigeants. Je lui proposai alors le marché suivant : en échange de mon aide pour récupérer cet argent, j’exigeai qu’une partie de ma créance soit payée. Il me donna son accord et me confia Monsieur Roger Gossaki, le Directeur de la Caisse Congolaise d’Amortissement, l’organisme centralisateur et payeur de la Dette congolaise. Rendez-vous avait été pris avec Monsieur J.P. XXXXX, le Directeur de TRACFIN. Depuis quelques temps, j’étais en contact avec lui et je l’avais alerté sur les comptes que Madame Munari détenait à la BGC (Banque Générale du Commerce)  rue Marbeuf à Paris. Banque aujourd'hui disparue. Les flux qui alimentaient ces comptes pouvaient justifier une intervention si le nouveau régime en manifestait la demande.

 

Notre entretien avec le patron de TRACFIN, au 23 bis rue de l’Université à Paris (bâtiment depuis vendu au Groupe Carlyle), s’était parfaitement déroulé dans un secteur hautement sécurisé de la Direction Générale des Douanes. Le Directeur de la Caisse Congolaise d'Amortissement était heureux de l'opportunité, que je lui offrais, de récupérer un peu des fonds qui avaient disparu des caisses de l'Etat. La marche à suivre était claire et simple. La République du Congo, meurtrie par une guerre civile, pouvait très rapidement récupérer ces fonds qui avaient été, "semblait-il", détournés. De retour à l'hôtel, nous fîmes aussitôt le rapport au Ministre qui fut extrêmement satisfait. Madame Munari représentait, alors encore pour lui, un des facteurs du déclenchement de la guerre de 1997.

  

Mathias Dzon devait en parler avec Sassou NGuesso. Lors d'un prochain séjour parisien, deux ou trois semaines plus tard, nous pourrions mettre en œuvre le processus de récupération. Trois semaines s’écoulèrent et ce ne fut pas Mathias Dzon qui m’appela mais le Général Pierre Oba, alors Ministre de l’Intérieur. Il me dit que c’était lui qui s'occuperait du compte de Madame Munari, et il voulait que je l’introduise auprès de TRACFIN et de Monsieur J.P. XXXXX. Cela ne me réjouissait pas, mais j’appelai ce dernier qui refusa : « Monsieur Oba est un ministre étranger. Je ne puis le recevoir, il doit voir son homologue. Monsieur Gossaki avait été reçu, car hiérarchiquement nous sommes au même niveau ! »

 

La réponse fut transmise et plus jamais je n’entendis parler de cette affaire ni des comptes de Madame Munari.

 

 

 4. Le cadeau de Sassou Nguesso à Madame Munari au lendemain de la guerre.

 

Aucune saisie ne fut opérée….

 

Un pays détruit par une sanglante guerre civile, les besoins ne devaient pas manquer ! Pourquoi ne pas avoir saisi la Justice française en faisant valoir le droit du Congo sur ces fonds ?

 

Quelle justification et quelles sont les raisons réelles de ce royal cadeau à celle qui était la farouche ennemie de tous les partisans de Sassou Nguesso ?

 

Une année ou deux s’écoulèrent et Madame Munari, si mes souvenirs sont bons, fut la première personne de « l’opposition » et surtout de ses "Chefs" autorisée à rentrer au Congo. (Elle est maintenant Ministre du Commerce et accompagne Denis Sassou Nguesso dans tous ses voyages).

 

Alors je compris seulement la fumisterie de la pseudo provocation du 5 juin 1997 et de la cruelle guerre civile qui s’en est suivie !

 

Près de 40.000 morts ! Et une capitale détruite….

 

Si cela ne vous suffit pas, lisez la suite !

 

   5. Les fournisseurs  de Lissouba payés par Sassou Nguesso

 

Avril / Mai 1998, je me rends à Tel Aviv pour rencontrer un de mes Avocats qui s'occupe de moi à Washington. Arrivé très tard dans la nuit, tôt le matin je fais les cents pas dans l'hôtel. Le hall est immense et je me trouve face à l'entrée principale. La porte s'ouvre à une trentaine de mètres de moi, un homme avance à grands pas. L'allure est martiale, la personne se tient droite et je réalise soudain que c'est vers moi qu'elle se dirige. Je tourne ma tête à droite, à gauche, pas de doute possible, je suis tout seul dans cette partie de l'hôtel Hilton.

 

Il n'est plus qu'à quelques mètres de moi, je le reconnais alors, c'est Monsieur X., responsable  israélien des services de sécurité de Pascal Lissouba. Nous nous étions rencontrés, une fois, près de deux années plus tôt à Brazzaville. Il me salue à peine et me demande ce que je suis venu faire en Israël. Calmement, je lui réponds que j’avais des affaires à régler à Tel-Aviv. Sans chercher à en savoir plus, il m'informe : "le Congo me doit 8 millions de dollars de matériel que j'ai fourni à Pascal (sic). Pierre Oba m'a dit d'aller en discuter avec lui à Brazzaville pour que l'on règle cette affaire." Stupéfait, je le tutoie aussi : "Si tu vas là-bas tu es courageux !"

 

 Cela était dit sans ironie, ni provocation de ma part. Il éclata alors de rire. Il portait très bien une jeune cinquantaine, c'était un général à la retraite de l'armée israélienne, un héros de la guerre du Kippour. Son regard bleu était plein de malice lorsqu'il lâcha : "si tu crois qu'ils me font peur...!" Sans me saluer, il fit demi-tour, retourna du même pas dans la direction d'où il était venu. Quelques secondes après il était dans la rue de Tel Aviv. Je rejoignis très vite ma chambre pour en informer mon avocat qui s'écria : "ces voyous du Mossad !" Il me donna le conseil que je suivis, sans être inquiet, de ne pas sortir. Il me rappellerait plus tard lorsque tout sera dégagé. Ce qu'il fit une petite demi-heure après. "Ca y est ! C'est arrangé ! Tu peux sortir dehors ! Tu ne risques pas de t'enrhumer, ils viennent de me l'assurer !" me dit-il.

 

Cet homme a été réglé et personne n'a plus jamais entendu parler de sa créance congolaise....

 

 Pierre Oba et Denis Sassou Nguesso l'avaient payé !

 

 Circonstance absolument unique dans l'histoire des guerres anciennes et contemporaines : "le vainqueur d'un conflit sanglant et meurtrier réglant les dettes d'armement de l'autre camp.... !"

 

 

 

 

 Questions ajoutées le 07/10/10

 

 - Les troupes du Général Sassou Nguesso étaient prêtes et couteaux tirés, celles de Lissouba ne l'étaient pas. Il a fallu une provocation. Qui a rendu ce service et qui en a été récompensé ?

- Le Chef d'Etat européen aurait commencé son intervention téléphonique ainsi : "Denis, arrête cette c........ !" Quel Chef d'Etat européen peut afficher pareille proximité ?

 - Le Tribunal de la Haye a vu sa compétence reconnue qu'à partir de 2002. Qui a obtenu que cela soit ainsi, pas 1999 ou 1997 ?

 

 

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Published by berrebiserge
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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 23:54

Chapitre II : LE DC 10 d'UTA NE DEVAIT PAS EXPLOSER......

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1) La Police Française avait été prévenue de la préparation d’un attentat...... et n'a rien fait !

  

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Il y a quelques années, j’avais communiqué à M. Guillaume Denoix de Saint Marc, alors Président du Collectif “Les familles des  Victimes de l’Attentat du DC10 d’UTA”,  différents documents relatifs à mes témoignages sur cet attentat. Lors de l'une de nos conversations téléphoniques, il m’avait avoué avoir reçu la confidence, d’un haut responsable de la Police, que l’attentat aurait pu être évité si ses Services avaient tenu compte d’une information qu’il leur était parvenue….

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J’étais l’informateur !

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Un responsable était clairement désigné : le bras droit de Sassou Nguesso, Pierre Oba, "Directeur de la Sécurité Présidentielle".

 

 

 

Mon témoignage était précis, indiscutable par les éléments qu'il apportait. Le premier officier de Police qui l'avait reçu à l'Aéroport Charles de Gaulle 2 B, dix-neuf jours avant l'attentat, était déjà sensibilisé à la tolérance dont il fallait faire preuve par rapport à tout ce qui pouvait nuire au président congolais ou à ses proches.

 

 

Devant la Police, devant le Juge Bruguière, devant la XVIIème Chambre Correctionnelle du TGI de Paris puis adressé à une multitude d'hommes politiques et de responsables français c'est une "même indifférence" qui a prévalu. Même les Américains ont été informés. Cependant, pour eux seul comptait Kadhafi. Ce dernier a été condamné à payer pour les 7 Américains disparus dans l'attentat plus de 6 milliards de dollars contre 170 millions de dollars pour les 163 autres victimes. A ce tarif-là, le choix de l'Oncle Sam a été vite fait.

 

 

A lire l'article "Impunité Total" publié par Mwinda, la succession d'actes terroristes, commis au départ de Brazzaville, devaient  faire en sorte que ce pays soit catalogué comme un "Etat terroriste".

 

 

L'Histoire apportera la vérité sur cette affaire. Vingt années écoulées sont peut-être le délai nécessaire pour que la vérité se fasse. Aujourd'hui ou demain, mon témoignage en sera la clef. 

 

 

(In memoriam mon Ami Hervé Granone, une des 170 victimes de cet attentat. Chef d'Escale UTA à Djamena, je l'avais connu à Brazzaville presque dix années plus tôt. Nous étions nés dans le même pays en Tunisie. Il passait toujours dans la salle d'embarquement de l'aéroport de Maya-Maya, que j'empruntais souvent.  Hervé  était, m'a-t-on dit, un "honorable correspondant"... C'était avant tout un homme très bien ! )

 

2)Mon témoignage du 31 août 1989

  

“Le soir du 30 août 1989, des amis, français et congolais, me tenaient compagnie au bar de l’aéroport de Maya-Maya en attendant le départ lorsque qu’un policier, ami de l’un deux, vînt se joindre à nous. Il nous parla alors de « gens qu’il avait bloqués à l’embarquement quelque temps auparavant. Ils provenaient de Bangui et se rendaient en Libye, via Paris, Bruxelles, Rome. Après une demi-heure de cette retenue, le Directeur de la Police de l’époque, Pierre Oba (aujourd’hui Ministre de la Défense et véritable n°2 du régime), s’est déplacé à l’Aéroport et a demandé au policier de les relâcher avec cette explication : « Ce n’est pas contre nous ! Ils vont en Libye pour chercher du matériel ! C’est contre les français ! » » Par méfiance pour ne pas tomber dans un piège je n’avais pas posé de question pour obtenir quelque précision supplémentaire. Durant toute la nuit, la durée du vol je me demandais si j’allais apporter cette information à la Police française ou pas du fait de la situation dans laquelle je me trouvais……..

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A mon arrivée à Roissy-CDG, le 31 Août 1989 au matin, juste après le contrôle de Police des passagers en transit à l’aérogare 2 B, je me suis dirigé vers les bureaux qui se trouvaient alors juste à côté. Devant l’un deux se trouvait un homme qui m’apparaissait être un policier en civil. En me plantant devant lui, alors qu’il parlait avec une autre personne, il m’a demandé ce que je voulais. Je lui répondis que je désirais lui parler. En pénétrant dans son bureau on apercevait, posé sur sa table, dans son attaché-case ouverte un énorme revolver. Je lui rapportais donc les informations recueillies la veille, après avoir présenté mon passeport, mon billet et décliné mes activités au Congo. Il s’est employé à minorer leur portée pour une raison que je ne parvenais pas à saisir, peut-être pour reprendre plus rapidement la conversation précédente interrompue. « Avez-vous la date de leur voyage ? Avez-vous leurs noms ? » Non, je n’avais pas ces renseignements. Sans être convaincu, je quittais cette personne, néanmoins avec le sentiment du devoir civique accompli, en espérant que je n’apprendrais pas dans quelques jours un attentat au Congo Brazzaville qui aurait touché des membres de familles de mes amis.

 

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L’annonce de l’explosion en plein vol du DC 10 d’UTA, le 19 Septembre 1989, est venue brutalement contrarier ce vain espoir. J’ai longtemps attendu que pour les besoins de l’enquête la Police Française m’appelle. Ce qui ne s’est jamais produit……” (Témoignage devant la 17ème Chambre Correctionnelle de Paris le 04/12/01)

 

 

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3)Chez le Juge Bruguière, le 18 juin 1990

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“De retour au Congo vers le mois de Mai 1990, je logeais dans le même hôtel que le Juge Bruguière, à l'hôtel PLM-MBamou Palace. Je ne l’abordai pas mais pris la décision d’entrer en contact avec lui dès mon retour. Ce qui fût fait et j’obtins un rendez-vous dans son Cabinet du Palais de Justice à Paris, le 18 Juin 1990 à 14 h 30.

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Dans le sas de sécurité qui précède le contrôle des policiers qui gardaient l’accès à son bureau, j’attendais en compagnie de l’Avocat de Monsieur Alain Garretta, impliqué dans l’affaire du sang contaminé. Puis j’ai été introduit dans le bureau du Juge Bruguière, à droite dans le couloir. La porte s’ouvrait sur son bureau à l’abri du mur, la fenêtre décalée au fond de la pièce. Deux hommes étaient également présents. J’ai alors fait le récit de l’information qui m’était parvenue et sa déclaration à la Police Française le lendemain. Les inspecteurs qui étaient présents m’ont posé quelques questions. Ils ont ri lorsque je leur apprenais que j’étais dans le DC10 d’Air Afrique qui avait été détourné sur Genève en 1987. Ils m’ont alors dit que j’étais le « quarantième » parmi ces passagers à venir les voir ! L’entretien avec le Juge a pris fin, sans qu’un procès-verbal fût rédigé, et les deux inspecteurs m’ont demandé de les accompagner. Avec les deux hommes nous nous sommes transportés à la Rue des Saussaies. Dans un petit bureau d’une aile en travaux, ils m’ont posé quelques questions. Je leur ai indiqué des noms d’amis qui se trouvaient ce soir du 30 août 1989 avec moi à l’Aéroport de Maya-Maya et qui pouvaient les aider à retrouver ce policier pour tenter de confirmer mon témoignage. L’entretien a pris fin au bout d’une vingtaine de minutes et avant de conclure les policiers, dont je ne connaissais pas les noms, m’ont dit qu’il ne fallait pas que je culpabilise et que j’aie des regrets superflus. La piste privilégiée était la piste syrienne. Rien à voir donc avec la Libye. Pas convaincu, mais avec ma conscience tranquille pour m’être acquitté de mon devoir, je prenais congé……” (Témoignage devant la 17ème Chambre Correctionnelle de Paris le 04/12/01) ..

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4)L’excellente mémoire de l’officier Muller

 

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 “Un peu plus d’une année après ma rencontre avec le Juge Bruguière, je me retrouvais à Brazzaville et séjournait à l’Hôtel PLM Mbamou Palace. Un après-midi dans ma chambre, en suivant les programmes de CNN à la télévision, j’apprenais dans une déclaration officielle du Porte-parole du Département d’Etat, Boucher, que les deux attentats contre le Boeing de la Pan-Am, à Lockerbie, et le DC10 d’UTA étaient attribués à la Libye. Emu d’apprendre cette nouvelle je me rendais aussitôt dans le quartier des compagnies aériennes et des banques non loin de là. En pénétrant dans l’agence d’Air Afrique je me heurtais à un jeune homme français, de petite taille et aux cheveux roux. Sans me rappeler d’où et comment ?, je m’adressais alors à lui en lui affirmant : «  On se connaît ! ». Il leva les yeux vers moi et sans une hésitation d’une microseconde il me répondit : « Monsieur Berrebi ! ». (Je voulais bien croire que les gens qui entourent le Juge Bruguière ont des capacités très supérieures à la moyenne mais j’ai été surpris, et le suis encore, d’une réaction aussi immédiate 13 à 14 mois plus tard pour un policier qui a dû entendre des dizaines voire des centaines de témoins. Nous n’avions passé qu’une heure ensemble le 18 juin 1990. Mon témoignage ne pouvait qu’être unique voire encombrant !)Je faisais part donc à cet inspecteur de la nouvelle que je venais d’apprendre par CNN. Sa réponse a été la suivante : « C’est embêtant ! Les américains ne devaient rendre publique cette information que dans quelques semaines ! ». Il m’a alors demandé de passer le voir à son hôtel, le Méridien, un peu plus tard. J’acceptais en lui disant que je ne connaissais pas son nom pour prendre contact avec lui. Il me le donna : « Muller ».

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Un peu plus tard donc au Méridien je retrouvais l’inspecteur Muller avec le même collègue du 18 juin 1990. Ils étaient accompagnés dans ce voyage par leur fiancée ou épouse. Dans la discussion que nous avions eue ensemble je m’étais étonné qu’aucun des contacts que je leur avais communiqué pour confirmer mon témoignage n’avait été utilisé. Ils m’ont répondu alors que l’enquête avait pris du retard du fait d’une surcharge de travail depuis l’invasion du Koweït jusqu’à la fin de la guerre en Irak. Pour conclure je leur dis alors que l’usage des éléments, que je leur avais communiqués, était leur affaire et que je ne me sentais plus concerné par tout cela !…..” (Témoignage devant la 17ème Chambre Correctionnelle de Paris le 04/12/01)

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 5)"Attentat", un mot que Sassou Nguesso ne peut prononcer ! 

 

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Le président Sassou Nguesso a toujours qualifié  la disparition, du DC10 d’UTA, "d’accident" ou de « crash »

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Dans une plainte qu'il avait déposée contre F.-X. Verschave, c'est le terme "d'accident" concernant cet acte terroriste qui avait été employé.

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Les membres du gouvernement congolais ont l’obligation d’employer l’un ou l’autre de ces deux termes pour requalifier l’acte terroriste. 

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Qui dans le monde oserait parler de « l’accident de Lokerbie » ?

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Immédiatement, il y aurait un torrent de protestations, voire de plaintes !

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Pour le drame du 19 septembre 1989, ce qui compte avant tout : c’est que l’on n'en parle plus !

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 Récemment à la commémoration du 20ème anniversaire de ce tragique évènement, à Brazzaville, le ministre congolais de l’Aviation civile, Monsieur Emile Ouosso, l’a encore qualifié de "crash”!  En présence de Monsieur Nicolas Normand, Ambassadeur de France, qui n'était plus à une couleuvre près..... (Ce qui compte, c'est le business... de Total)

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Heureusement qu'il y a tout de même une petite opposition civile au Congo:

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Attentat, pas accident

 


Au Congo, on s’est souvenu du DC 10 d’UTA qui avait explosé le 19 septembre 1989 au dessus du Ténéré et dans lequel plusieurs dizaines de Congolais périrent.
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Rapportant l’évènement la presse officielle écrit :

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 M. Ouosso a déploré le crash de cet avion et souligné la mise en œuvre des conditions optimales de sécurité et de sûreté afin que ce genre d’accident ne se reproduise plus. Il s’est incliné devant la stèle en présence des parents des victimes et de l’ambassadeur de France au Congo, Nicolas Normand ».
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Ce « genre d’accident ». Quelqu’un peut-il dire à ces gens qu’il ne s’agissait pas d’un accident mais d’un attentat ? Il est vrai qu’au plus haut sommet de l’Etat au Congo, on a toujours parlé d’un accident alors que l’attentat ne fait plus l’objet d’aucun doute. Sauf peut-être dans la tête de certains. On se demande bien pourquoi... 

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http://www.mwinda.org/index.php?option=com_content&view=article&id=221:au-fil-de-lactualite-une-photo-avec-obama&catid=85:article 

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Pour preuve que l’emploi du terme « crash » est une constante de la négation (ou du remords) du pouvoir congolais, un autre article, du 20 septembre 2005, de la « Pravda de Brazzaville ».(Monsieur Pigasse (Jean-Paul) était pourtant le seul journaliste présent - je me demande encore pourquoi et comment dans le box réservé aux journalistes à la 17ème Chambre Correctionnelle le04/12/01)

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Toujours en présence d’un Ambassadeur de France que l’ on s’amuse à humilier avec  des qualifications mal-appropriées.

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Flash-Evénements
Mardi 20 Septembre 2005 à 00:00:00
DB11572
(Congo-Brazza)

Les Congolais commémorent le 16e anniversaire du crash du DC10 de l’UTA

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Le ministre des Transports, André Okombi Salissa, et l’ambassadeur de France, Jean-Paul Taïx, ont procédé, le 19 septembre au cimetière du centre-ville de Brazzaville, au dépôt d’une gerbe de fleurs sur la stèle érigée en mémoire des 49 Congolais victimes du crash du DC10 de l’UTA en septembre 1989 dans le désert de Ténéré.

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Les familles des disparus étaient également présentes ainsi qu’un représentant de la compagnie aérienne Air France. Interrogé par la presse, le président de l’Association des parents des disparus, Norbert Dabira, a rappelé que la question de l’indemnisation était réglée et que les virements allaient être faits conformément à ce qui avait été décidé.

 

 

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Siège: Les Manguiers, 84 avenue Paul Doumer, Brazzaville, République du Congo - Bureaux en Europe: 38 rue Vaneau, Paris 7ème, France - Bureaux aux Etats-Unis : 1250 24th Street, Washington DC 20037 - Tél. : + 33 (1) 45 51 09 80        + 33 (1) 45 51 09 80    - Fax : + 33 (1) 45 51 03 06 - Site Internet : www.brazzaville-adiac.com - E.mail : redaction@brazzaville-adiac.com

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  http://www.brazzaville-adiac.com/index.php?action=depeche&dep_id=10075&oldaction=liste&regpay_id=0&them_id=0&cat_id=&ss_cat_id=0&LISTE_FROM=0&select_month=0&select_year=0

 

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6)Ce que le Juge Bruguière dit…..

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  img006 L’attentat du DC 10 s’est produit alors que Roland Dumas était Ministre des Affaires Etrangères. (Voir" Réseaux"  bientôt)

 

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CE QUE J.-L.BRUGUIERE DIT : (page 151 et page 152) “On me demande….. d’assister à une réunion…. au Quai d’Orsay……Je me fais aussitôt apostropher par un haut fonctionnaire : “Mais, monsieur, qui êtes-vous pour oser parler d’attentat ?”(ndlr : Réunion du 23 septembre 1989)

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CE QUE J.-L.B. DIT : (page 153) “La situation était quelque peu surréaliste. Les représentants de l’Etat, au mépris des faits et de l’ouverture d’une enquête, s’enfonçaient délibérément dans une voie sans issue. De fait, une seule thèse prévalait, celle de l’accident.”(ndlr : Le président Sassou Nguesso a toujours qualifié la disparition, du DC10 d’UTA, d’accident. Voir ci-dessus)

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CE QUE J.-L.B. DIT : (page 158) “je fais un premier déplacement fin septembre à Brazzaville, où nous sommes, avec les policiers, très mal reçus. On nous explique…..que nous allions violer la souveraineté du Congo. En réalité, le régime socialiste de Sassou Nguesso est lié aux pays de l’Est, surtout à la Lybie et à l’Allemagne de l’Est.”(ndlr : "Souveraineté !" De 2005 à 2010, mises à part les aides reçues par ce régime criminel, toujours le même, ce sont environ 3 milliards d’euros de dettes qui ont été effacées, principalement, sur le dos du contribuable français. 4 à 5 fois le montant d’un bouclier fiscal, tant décrié, dont bénéficiaient près de 20.000 foyers fiscaux français.) …..

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Je rencontre à cette occasion un personnage qui va se révéler très important : le colonel Oba, commandant des forces de sécurité publiques, en fait le bras droit de Sassou Nguesso.”

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CE QUE J.-L.B. DIT : (pages 166 à 170) “Le 13 juin 1990, j’écris à Jean André Libourel, le directeur de cabinet du ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas Dans cette lettre j’insiste sur la nécessité d’entreprendre une action diplomatique résolue en vue de contraindre le Congo à coopérer dans l’intérêt de l’enquête…. De fait, notre ambassadeur est chargé d’intervenir auprès des autorités congolaise et du chef de l’Etat, Sassou Nguesso. Démarche demeurée sans effet. Du coup je décide de retourner à Brazzaville…… Le 22 juin 1990, (ndlr : après mon audition à Paris) les Congolais vont reconnaître qu’ils ont bien procédé à l’interpellation de Bernard Yanga…. Ce soir-là, je rencontre Oba. Oba comprend qu’il existe un risque politique important……Une nouvelle réunion est organisée le jour même…. Oba me confirme : “Le Chef de l’Etat est disposé à vous transmettre tout ce dont vous avez besoin….” (ndlr : 9 mois ont été nécessaires pour obtenir la “coopération” de Sassou Nguesso. Il met moins de temps pour accepter l'effacement de milliards de dollars de ses dettes !)

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CE QUE J.-L.B. DIT : (pages 171 et 172) “J.-M. Pontaut : Des rumeurs couraient vraiment selon lesquelles Sassou-Nguesso aurait pu être informé de l’attentat ? J.-L. Bruguière : Une rumeur aussi tenace qu’invérifiable disait même  qu’il était à ce point au courant que certains membres de sa famille, qui devait prendre l’avion le 19, en avaient été dissuadés.Des informations manifestement non fondées, mais en Afrique les rumeurs deviennent souvent des vérités.”(ndlr : les réservations effectuées chez UTA sont autant de preuves. Le Chef d’escale à Djamena, Hervé Granone, avait pourtant péri dans cet attentat. UTA a été vendu à Air France. Pour ne plus en parler….. Voir également ci-dessous : “un ami sain et sauf”).

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CE QUE J.-L.B. DIT : (page 188 et page 192) “Le lobby prolibyen : une forte odeur de billets verts ! …… Selon mes informations, les “sphères dirigeantes de la DST” – vraisemblablement sur injonction du pouvoir politique – seraient sur le point de communiquer clandestinement un certain nombre d’informations de l’enquête aux Libyens, afin de leur permettre d’organiser leur défense. (ndlr : –:) !) J.-M. Pontaut : C’est une accusation très grave !J.-L. Bruguière : Oui, encore que ces informations ne me sont pas confirmées. Nous sommes aussi dans le monde de la rumeur, de la manipulation et de la désinformation……. il existait , pour contrer l’implication de la Libye dans l’attentat, un ensemble très fort de lobbying mêlant action politique et intérêts économiques et financiers. J.-M. Pontaut : Vous voulez dire que ces méthodes dégageaient une forte odeur de billets verts…. Celle des pétrodollars libyens….

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7)Ce que le Juge Bruguière NE DIT PAS ! : 

 

 

Du lobbying en faveur des Libyens !?!

 

Mais de quel lobbying les Congolais ont-ils profité ?

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Pourtant, la bombe a été posée au départ du territoire congolais, par des Congolais.

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Le bras droit de Sassou Nguesso, Directeur, à cette époque, de la Police Présidentielle, s’était approché d’eux. Au moins pour les libérer, lorsqu’ils avaient été arrêtés à l’Aéroport de Maya-Maya (Brazzaville) alors qu’ils s’apprêtaient à aller chercher le matériel en Libye. Au vu de mon témoignage, dont le Juge n’a pas voulu “ou pu” tenir compte, l’implication congolaise était flagrante !

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Le “lobby prolibyen” a-t-il communiqué mon témoignage aux autorités libyennes dont J.-L. Bruguière confirme la grande proximité ?

 

 Ai-je été vendu à Sassou Nguesso, directement ou via Kadhafi ?

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Compte tenu de la vindicte que Denis Sassou Nguesso me fait subir, l'une ou l'autre des options ne fait aucun doute !!!! 

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Belle incitation au devoir civique……. ! 

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8) Verdict sans appel de Maître Jacques Vergès

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François-Xavier Verschave m’avait demandé de témoigner dans le procès en diffamation que lui avaient intenté Oba-Apounou et Norbert Dabira, des proches de Sassou Nguesso. Verschave avait affirmé qu’ils avaient été informés, à l’avance, de l’attentat du DC-10 d’UTA.  J’acceptai à condition que des journalistes soient présents à l’audience, ce qui m’avait été assuré alors. 

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Le 04 décembre 2001, je me présentai au Greffier de la 17èmeChambre Correctionnelle de Paris. Avant de me rendre dans la salle d’attente des témoins, je remarquai qu’il y avait bien des journalistes dans le box qui leur était réservé. Lorsqu’enfin vint mon tour de témoigner, je constatai amèrement que seul n’était présent  que Jean Paul Pigasse, Rédacteur et propriétaire des Dépêches de Brazzaville,  la Pravda à Moscou sous le régime soviétique.

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Maître Vergès représentait à ce procès Oba-Apounou, proche parent de Sassou Nguesso. Longtemps Maître Vergès fut craint de Sassou avant, frais de cigares obligent, qu’il ne rejoigne la cohorte des ténors du barreau parisien assignés à la défense du dictateur. (Je me souviens, par ailleurs, avoir vu Françis Spizner faire antichambre dans le cabinet du ministre des finances, Mathias Dzon, à Brazzaville en 1998.)

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A la fin de mon témoignage, Maître Vergès fut le dernier à qui le Président de la Cour donna la parole. Son propos lapidaire résonne encore à mes oreilles.  Sa posture repliée sur lui-même et le geste de son bras qui s’agitait dans la négation à chaque mot qu’il prononçait. Il était comme accablé par ce que je venais de dire. Huit mots au total qui signifiaient qu’il avait parfaitement compris mon témoignage, les circonstances et les conséquences.

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Qu’il soit admiré ou détesté, Jacques Vergès est un grand juriste dont l'avis ne peut être négligé !

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Le Président me remercia et demanda à Maître Comte, l’avocat de F-X Verschave, s’il avait des questions à me poser. Maître Comte me demanda alors, si lorsque j’avais rencontré le juge Bruguière, j’avais eu le sentiment qu’il avait pris mon témoignage au sérieux. Je lui répondais alors   que sur le seuil de la porte du Juge, je me suis retourné instinctivement pour lui serrer la main. Il me tendit alors deux doigts qui ne m’ont pas rassuré du tout sur l’intérêt qu’il portait à mon témoignage.

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Maître Brosselet à son tour n’avait pas de question à me poser mais dit au Tribunal : « Qu’après un témoignage de cette qualité je ne peux qu’encourager le témoin à écrire un roman de science-fiction ! ». Quant à Maître Vergès (qui ne se rappelait pas qu’il avait été mon avocat en 1990 contre Oba-Apounou) sans se lever et replié sur lui-même dans un geste de refus dit au Président : « Je ne suis pas l’avocat du Juge Bruguière !» »(Témoignage devant la 17ème Chambre Correctionnelle de Paris le 04/12/01)

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Verschave fut condamné…. Je n’ai jamais été poursuivi pour diffamation ou affirmation mensongère !

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 9) Récit de ce témoignage par le seul journaliste présent

 

 

François-Xavier Verschave jugé à Paris pour diffamation envers le général Norbert Dabira et Gabriel Oba-Apounou

 

La 17° chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris s’est réunie hier, sous la présidence du juge Hervé Stephan, pour examiner la plainte en diffamation déposée par deux citoyens congolais, le général Norbert Dabira et Gabriel Oba Apounou, contre l’auteur du livre « Noir silence ». Cinq heures d’un ennui mortel, marquées par les dépositions interminables de trois témoins – Serge Berrebi, Albert Kolélas, Benjamin Toungamani – cités par la défense, dont on se demandait avec angoisse ce qu’ils voulaient dire tant leurs propos étaient décousus et hors sujet.

Au cœur de l’affaire se trouve, on le sait, l’attentat perpétré en septembre 1989 contre l’avion de la compagnie française UTA reliant Brazzaville et Paris, via Ndjamena, dont François-Xavier Verschave prétend que le chef de l’Etat congolais se serait rendu complice. Sans avancer aucune preuve, le président de l’association « Survie » affirme que Darius Dabira, fils du général, serait descendu à l’escale de Ndjamena, échappant ainsi à la mort, et que Gabriel Oba-Apounou aurait différé son départ pour Paris, tous deux ayant été prévenus par l’actuel président du Congo. Des accusations gratuites, absurdes, qui ont été démenties par le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière au terme d’une enquête de plusieurs mois, mais que l’auteur de « Noir silence » a repris à son compte sans aucune hésitation.

 

De l’audience d’hier, qui fit apparaître en pleine lumière la médiocrité – mais aussi le racisme latent – de ce dernier, on ne retiendra que deux aspects.............
 

 

Quelques années après ce brillant article, en 2007, Monsieur Jean-Paul Pigasse a reçu la Légion d'Honneur sur le contingent de Monsieur Jacques Chirac. La nation française reconnaissante....

 

 

 

 

10)Témoignages liés à cet attentat

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UN « AMI » SAIN ET SAUF

Genève Octobre 1989

 

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Jean Claude GANDUR, genevois, longtemps Consul honoraire du Congo à Genève, dynamique Trader de pétrole, a du mal à se remettre de ses émotions. Toute la ville ou presque a eu connaissance de « la chance extraordinaire » qu’il a eue. Des relations communes me rapportent les faits (des membres du Département Energie de Paribas - Genève ) :

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« Jean Claude GANDUR devait embarquer le 19 septembre 1989 sur le DC 10 d’UTA, à destination de Genève, via Paris. La veille de son départ il reçoit un appel téléphonique du ministre des hydrocarbures congolais (Aimé Emmanuel YOKA, oncle du Président SASSOU NGUESSO). Le ministre lui demande de reporter son départ, le président SASSOU souhaite le revoir. GANDUR ne comprend pas. « Mais Emmanuel, lui dit-il, nous avons terminé, je dois rentrer à Genève ! »

 .

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Le ministre insiste fermement : « Tu dois reporter ton départ, le président veut te revoir demain et je n’en connais pas la raison ! »

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A contrecœur GANDUR se rend à l'insistance du ministre congolais et reporte son départ.

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La rumeur genevoise, ni mes amis de Paribas d'alors, ne disaient pas si effectivement Jean Claude GANDUR avait revu le président SASSOU et pour quelle raison « il » lui avait demandé de rester. Monsieur GANDUR avait, de notoriété publique, la réputation de rendre de grands services pétroliers et financiers, à certains dirigeants africains, dont SASSOU NGUESSO, avec sa société Addax dont le siège était à Genève. »

 .

Jean Claude GANDUR est toujours vivant, présidait, à Londres, Addax Petroleum (AXC.UK) dont la capitalisation boursière avait atteint environ 6 milliards de dollars. (Vendu à Petrochina pour 7,5 milliards de dollars en juillet 2009, Gandur possédait 40% du capital.)

 .

Aimé Emmanuel YOKA est actuellement ministre de la Justice de la République du Congo.

 .

Il y a vraiment une justice en ce bas monde….

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UN BIEN CURIEUX CORRESPONDANT

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Mars 2007

 .

Conversation avec le Général Emmanuel NGOUELENDELE, ancien Directeur Général de la Sécurité d’Etat du Congo, père de l’actuel Maire de Brazzaville, Hugues NGOUELENDELE, qui est un des gendres du président SASSOU NGUESSO.

 .

Le Général NGOUELENDELE qui était en exercice au moment de l’attentat du DC 10, aurait dû être chargé de l’enquête sur place car elle relevait de ses compétences et de sa fonction. C’est le Directeur de la Sécurité Présidentielle, Pierre OBA, qui a été nommé par le président SASSOU NGUESSO.

 .

Le correspondant congolais du Juge Bruguière, d’après ce que m’a confié le Général NGOUELENDELE, était celui- là même qui avait été dénoncé à la Police Française……et au Juge !

 

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 15:41

 

 

 

 articles_DenisSassouNguesso-Des-DC-10-Etc_modifie-1.jpg

 

Détournement et attentats au départ de Brazzaville.

Guerres civiles à répétition.

Corruption et trafics en tous genres.  

Effacement de milliards de dollars de dettes d’un pays faussement pauvre.

 

 

 

Introduction

 

Le DC10 d’UTA ne devait pas exploser…….

 .

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La Police Française avait été prévenue suffisamment précisément le 31 août 1989 au matin. Soit dix-neuf jours avant l'attentat.

 

.

 

 

Sauver des Français ou tenter de le faire, si cela met en cause la République du Congo de Monsieur Sassou Nguesso, peut vous valoir de sérieux ennuis.

..

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Cela ne fait qu’une vingtaine d’années que j’en paye le prix fort.....

 

 

Alors pourquoi s’en ouvrir publiquement si tardivement ?

 .

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D’abord, parce qu'il a fallu s’assurer de ma survie pour répondre à mes obligations familiales et attendre que les membres les plus importants du lobby, de Sassou Nguesso, ne soient plus aux affaires en France.

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La République du Congo est un pays de moins de quatre millions d’habitants aux mains d’un petit clan au pouvoir depuis quasiment trente années. Malgré d’importantes ressources pétrolières, gérées par un petit groupe de personnes (principalement de la famille du président et de son clan), 70% des Congolais "vivent" sous le seuil de pauvreté.

 .

 

 Attentats terroristes, guerres civiles à répétition et détournements massifs ont été très savamment orchestrés et dissimulés aux opinions publiques et aux médias internationaux. Les lobbyistes (souvent des officiels français et américains de très haut niveau) de Denis Sassou Nguesso ont fait plus qu’étouffer des débordements sanglants, ils ont fait en sorte qu’il représente l’Afrique, ce qui est  insultant pour ce continent et pour le reste du monde.

 

 

32nd_G8_Summit-3.jpg

Sommet du G8 Juillet 2006 Saint Petersbourg

 

 

Chaque élément apporté ci-dessous, est le fruit d'un long travail de recherche et d'enquête mené tout au long de ces vingt dernières années. Le hasard a voulu que je sois acteur au coeur d'évènements importants. Ma motivation était de faire valoir les décisions de justice que j'avais obtenues. Force est de constater que la criminalité congolaise a bénéficié d'une incroyable tolérance et d'une complicité passive, jusqu'à une très récente période, de la part des plus hautes autorités politiques françaises, tous bords confondus.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:00

 

Chapitre I :DC 10 d'AIR AFRIQUE, DETOURNEMENT DESTINATION FINALE BEYROUTH,  AVEC 64 FRANCAIS A BORD……

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Simple passager à bord de cet appareil, j’avais empêché ce détournement.

 

C'est seulement bien plus tard que j'ai fini par comprendre que ce fut, très certainement, l’origine de mes problèmes avec Monsieur Denis Sassou Nguesso.

 

Chaque jour, depuis 23 ans j'en paye le prix  pour n'avoir pas permis que 64 Français soient livrés à Beyrouth au plus fort de la crise des otages. Marcel Carton, Marcel Fontaine, Jean Paul Kaufmann, Jean Louis Normandin, Roger Auque étaient aux mains du Hezbollah depuis plus de deux années et rien ne parvenait à les libérer.

 

Mon départ du Congo, de Brazzaville, était prévu le 22 juillet par un vol UTA, mais "l'administration" congolaise avait tout fait pour que je ne le prenne pas. A l'époque bien entendu le téléphone mobile n'existait pas. Les communications téléphoniques entre la capitale économique, Pointe Noire, et la ville de Brazzaville distante de 500 kilomètres, où je me trouvais, étaient très difficiles. Pourtant curieusement plusieurs personnes m'alertaient d'une convocation urgente et importante à Pointe Noire. Très contrarié, je m'y rendais. A Pointe Noire, le fonctionnaire qui m'accueillait, un corrompu notoire, affichait alors une mine satisfaite. Le prétexte était futile et ne nécessitait pas l'urgence de ce déplacement et l'annulation de mon voyage.

 

 Il m'a fallu du temps également pour comprendre que ceux qui étaient avertis du projet de détournement avaient intérêt que je croupisse à Beyrouth parmi les otages. Par convoitise des nouveaux investissements que je venais alors de réaliser. Très sûrement encore. 

 

Le vol était parti de Brazzaville le 23 juillet 1987 au soir. .

 

1)BRAZZAVILLE CAPITALE AFRICAINE (voire mondiale) DE L’INSECURITE AERIENNE

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Publié en juin 2008, un article, d’un excellent site d’opposition congolais, recense les éléments attentats, détournement et accident, non élucidé, liés au transport aérien au départ de Brazzaville. Il est vrai que le Congo de Denis Sassou Nguesso détient un record. Le titre de ce document résume assez bien le ressentiment de la pauvre et valeureuse population congolaise….

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Impunité Total

Suggérer par mail

 

Écrit par Langangui

02-06-2008

Des records, la République du Congo en détient, des quantités mais tous ou presque sont, hélas, peu glorieux et sont principalement liés à la criminalité financière et à la maltraitance de sa population.
Depuis les bientôt trente années d’un pouvoir à peine interrompu, « l’homme des masses » s’est amusé à mener la petite République Populaire dans une descente aux enfers qu’il n’a nulle envie de stopper ou même de ralentir. Le monde entier, ni myope ni aveugle, a été bien indulgent avec lui  et son entourage. Des enfants gâtés  à qui on a tout permis, tout pardonné. Et si à un moment donné, la communauté internationale pouvait se poser des questions, enquêter, trouver un ou des coupables, comme par magie, le pouvoir de Brazzaville s’en sortait blanchi sans jamais avoir été inquiété ! Tour de force plusieurs fois répété dont le mérite revient indiscutablement à ses protecteurs.
Brazzaville détient donc aussi le record de l’insécurité de l’aviation civile liée au terrorisme (attentats et détournements). De mars 1984 au 19 septembre 1989, quatre faits majeurs se sont produits au départ de Brazzaville sans qu’aucune complicité ou responsabilité locales n’aient jamais été révélées.


Premier Attentat,celui contre un DC 8 d’UTA à N’Djamena le 10 mars 1984 : un avion d’UTA, le DC-8 F-BOLL opérait un vol de Brazzaville à Paris avec une escale à N’Djamena qui devait durer une heure. Peu après l’arrivée de l’avion sur l’aire de stationnement une petite bombe a explosé dans une soute à bagages. L’évacuation de l’appareil fut exécutée et une vingtaine de minutes plus tard une seconde explosion dans la soute centrale détruisit l’appareil. Bilan : vingt-cinq blessés (l’un d’eux mourra quelques mois plus tard). Aucune complicité ne fut découverte à Brazzaville. A-t-on cherché ?


Second Attentat(?), celui contre l’appareil de Michel Baroin le 05 février 1987 qui quittait Brazzaville dans un Jet privé avec avoir négocié un important permis forestier dans le Nord Congo. Extrait d’un article du Figaro du 14 Avril 2001.
Pour se persuader de l'intérêt porté par les frères - toutes obédiences confondues - à la terre de mission africaine, il faut se reporter à la date du 5 février 1987, jour de l'accident d'avion au cours duquel Michel Baroin, PDG de la Fnac et de la GMF (Garantie mutuelle des fonctionnaires), trouva la mort peu après son décollage de Brazzaville, au Congo, où il venait de rencontrer le président congolais Denis Sassou NGuesso. L'avion qui transportait Michel Baroin s'est écrasé sur le mont Cameroun dans des conditions qui n'ont jamais réellement été élucidées. En qualité de PDG d'une mutuelle de fonctionnaires français, aussi importante soit-elle, l'accident n'aurait guère suscité de commentaires. Mais Michel Baroin, qui présente la particularité d'avoir occupé un poste de commissaire des Renseignements généraux, est surtout grand maître du Grand Orient de France et, plus que la défense des intérêts des fonctionnaires, c'est bien cette dernière qualité qui motive ses fréquents déplacements en Afrique, où il est traité comme un chef d'Etat. Quatorze ans après sa disparition, l'hypothèse fut émise que Michel Baroin envisageait de se présenter à la présidence de la République.
Bilan : 7 victimes  avec l’équipage. Aucune complicité ne fut découverte à Brazzaville. A-t-on jamais cherché ?


Troisième Attentat: détournement d’un DC 10 d’Air Afrique le 24 juillet 1987 du vol RK55 au départ de Brazzaville pour Paris avec escales Bangui et Rome.
Extrait de http://www.pionnair-ge.com/spip1/spip.php?article149

« Le détournement le plus terrible vécu sur le sol genevois

Douglas DC-10 d’Air Afrique à Cointroin

 DC10-Air-Afrique-GE-1987.jpg

Le vendredi 24 juillet 1987, un pirate de l’air détourne le vol Air Afrique prévu vers Brazzaville -Bangui-Rome—Paris. Au départ de Rome, le DC-10 et ses 163 passagers sont détournés vers Genève. Sur la piste de Cointrin, dans l’appareil mis à l’écart, le terroriste isole un groupe de 64 passagers français. Les opérations, les négociations, l’angoisse des passagers va durer 4 longues heures. Le Libanais Hussein Ali Mohamed Hariri, 21 ans, prétend être un membre du Hezbollah. Il réclame l’élargissement de prisonniers libanais et palestiniens en France, en Israël et des frères Hamade tenus captifs en RFA et veut rejoindre Beyrouth. Il blesse sérieusement une stewardess qui tente de le désarmer. Les négociations traînant à son gré, il abat un passager français, XavierBeaulieu, sur un seuil de porte de l’avion et le jette sur la piste. C’est alors que l’un des passagers actionne le mécanisme de verrouillage d’une porte arrière et courageusement un Stewart réussit à ceinturer le forcené. Dans la confusion Hariri est désarmé. La police genevoise pénètre dans la carlingue et arrête le pirate….
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Le 8 septembre 2002, lors d’une sortie conditionnelle Hariri s’évade à nouveau. On le retrouve et capture au Maroc d’où il est extradé vers la Suisse au début 2003 et revient comme l’un des rares passagers au monde que l’on ne souhaite jamais revoir sur le tarmac de Cointrin. On le libère peu après car il a purgé sa peine de 20 ans. »
Bilan : un mort, un jeune français de 23 ans qui travaillait dans une société du Port de Pointe Noire. Bien qu’Hussein Ali Mohamed Hariri ait séjourné plusieurs semaines dans cette dernière aucune complicité n’a été établie. Ni à Pointe-Noire, ni à Brazzaville. Mais  a-t-on jamais cherché ?
 

Quatrième Attentat: celui du DC 10 d’UTA du 19 septembre 1989, vol UT 772. L’explosion s’est produite en plein vol au dessus du Ténéré après une escale à Ndjamena. Une bombe était placée dans la soute à bagages avant. Il n'y a eu aucun survivant. Quarante huit congolais étaient au nombre des victimes. Une longue enquête a permis  d'identifier six ressortissants libyens, hauts fonctionnaires des services secrets et de la diplomatie libyenne. Le 9 janvier 2004, le collectif "Les familles du DC10 UTA en colère !"créé par Guillaume Denoix de Saint Marc, a signé avec les représentants libyens de la Fondation Kadhafi un accord concernant un dédommagement de 1 million de dollars pour chacune des familles des 170 victimes. Par décision du 15 janvier 2008, un juge fédéral américain a condamné le Gouvernement libyen et six de ses hauts responsables à payer, aux seules victimes américaines,  environ 6 milliards de dollars de dommages et intérêts pour l'attentat commis le 19 septembre 1989 contre le DC 10 de la compagnie aérienne française UTA .
Bilan : 170 passagers et les 15 membres d'équipages. Là encore, malgré toutes les rumeurs sur les informations dont auraient pu bénéficier certaines personnalités congolaises pour ne pas prendre ce vol, aucune complicité locale n’a été révélée par l’enquête. Encore une fois, a-t-on jamais cherché ?

Pourtant avant que  Brazzaville ne soit choisie comme base de départ pour ces actions criminelles, il a  fallu forcément offrir des garanties sérieuses  de bon achèvement à ceux qui les préparaient. Qui pouvaient  être le ou les garants ?
Trois avions détruits, un avion détourné, des centaines de victimes et pas même un lampiste arrêté pour faire bonne figure, l’arrogance est à ce point et il ne faudra pas s’étonner qu’un Denguet soit libéré de sa prison parisienne en pleine nuit, ou qu’un Jean-Marie Bockel soit « déplacé » à un poste qui  dérange moins….

 

Après ces attentatsà répétition des années 80 qui sont allés crescendo, orchestrés par on ne sait encore quelle (s) main (s) de Maître (s) jusqu'au " final " en apothéose de l'explosion d'un DC10 en plein vol (après l'échec du détournement de la RK 55), le Congo, pauvre Congo, a connu dans les années 90 les guerres civiles, elles aussi à répétition, qui ont sublimé cette même folie de la destruction. Les années 2000, plus tranquillement, ne sont que sous le signe d'une criminalité financière débridée qui laisse toute une population exsangue et tout aussi détruites."

Depuis près de trente années d’attentats, de guerres, de détournements, la communauté internationale, les grandes puissances, les institutions internationales, sauf quelques ONGs, n’ont jamais, curieusement, très curieusement cessé d’apporter leurs soutiens à Brazzaville. L’impunité total (e) c’est bien ce qui caractérise ce pouvoir sous nos latitudes. Mais jusqu’où et jusqu’à quand ?

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2)VOL RK 55 DU 24 JUILLET 1987 DETOURNEMENT SUR GENEVE

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Dix minutes après l’escale de Rome, vers 6h30 du matin, le pirate de l’air avait sorti son arme et une ceinture d’explosifs à l’avant de l’appareil et avait repoussé, avec l’aide de l’équipage d’Air Afrique, tous les passagers vers la dernière cabine à l'arrière. Quelques minutes s'écoulèrent, durant lesquelles le pilote avait convaincu le terroriste de la nécessité de faire un approvisionnement en carburant pour se rendre à Beyrouth, puis une voix sortie des haut-parleurs annonça que le vol était détourné sur Genève pour un arrêt technique. En fait pour effectuer le plein de kérosène, dernière escale avant le Liban.

 

L'équipage commercial passa parmi les passagers pour récupérer les passeports et donner l'information communiquée par le pirate : "les nationaux africains repartiraient immédiatement de Beyrouth pour Paris." Les autres resteraient au Liban...

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Il avait fallu encore une heure de vol durant laquelle je mourrais de trouille que l'avion n'explose. Je pensais aux miens. Enfin, lorsque les roues du train d'atterrissage embrassèrent pour moi la piste de l'Aéroport de Genève Cointroin, je me fis le serment de tout faire pour que ce détournement échoue. Alors commença une longue attente, deux ou trois heures environ. Les passagers étaient prostrés. Avec un ami, Jean Claude Boucher, le Représentant du Pnud à Brazzaville, et deux autres personnes nous envisagions des solutions pour nous en sortir ; sans la coopération de l’équipage que nous connaissions bien pourtant. Un appel fut lancé par les haut-parleurs auquel personne ne fit attention. Une personne s’était levée, sans se faire remarquer, sans bruit, sans rien dire, sans que nous tous ne comprenions ce qui se passait alors.

 

Cette personne s'était rendue à l’avant de l’appareil. Un bruit sourd nous provint comme un claquement lointain. Xavier Beaulieu, 23 ans venait d’être abattu par le pirate, Hariri, qui se disait membre du Hezbollah.

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L'équipage, qui circulait librement dans l'appareil d'une cabine à l'autre, nous rapporta les faits : la balle tirée dans la nuque et le corps jeté au pied de la passerelle. 

 

L'angoisse monta d'un cran.

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Le plein de l’appareil alors pouvait commencer . Cela prit une bonne heure et cela provoqua beaucoup de va et vient autour de l’appareil, mais rien ne fut tenté pour nous délivrer. La longue attente reprit alors. Deux heures s’écoulèrent encore. L’équipage attendait l’autorisation de décoller. Suivant le petit jeu institutionnalisé, par les pirates et les policiers, encore un otage abattu et le feu vert pour le départ allait être accordé...  Avec Jean Claude Boucher, son ami Iranien Firouz (Expert de la Banque Mondiale et ancien Secrétaire d’Etat du Shah d’Iran), et un Français de Bangui nous étions les seuls à ne pas nous y résigner.

 

 Un nouvel appel retentit alors. J’étais tout près du rideau de séparation de la cabine arrière, dans laquelle nous étions, et de la cabine centrale du DC10. Un jeune Français s’est alors levé et allait se rendre vers l’avant de l'appareil. Je l’ai intercepté et je lui ai ordonné de repartir à sa place. Je me suis mis à l’avant de la cabine et j’ai rapidement expliqué aux autres passagers qu’avec la mort d’un second otage, les autorités suisses allaient donner le feu vert du départ pour Beyrouth. J’ai aussi indiqué que nous allions ouvrir les quatre portes situées dans la cabine mais qu’il faudrait emprunter les deux situées côté droit. J’ai demandé vivement si tout le monde était d’accord ? Aucune réaction...., aussitôt j’ai donné l’ordre d’ouverture des portes. J’en ai ouvert une moi-même, côté gauche. Un seul toboggan s’était déroulé. Je m’étais mis en embuscade derrière le rideau pour intercepter le pirate. Je craignais un bain de sang et que l’on m’en tienne pour responsable. Une, deux minutes s’écoulèrent pendant lesquelles des passagers morts de trouille se sont jetés sur le tarmac du haut de l’appareil. Firouz préférait mourir à Genève plutôt que se retrouver dans les mains du Hezbollah. Il fit 6 mois d’hôpital, comme d’autres, les talons cassés. Finalement, j’aidais quelques passagers à quitter l’appareil, dont un homme avec sa petite fille dans les bras, et j’étais le dernier à sortir de l’avion.

 .

 

Des clignotants et les alarmes d’ouverture de porte dans le cockpit se déclenchèrent et le pirate s’en est tout de suite rendu compte. Il se rua alors vers l’arrière. Fort heureusement, il a dû passer au milieu d’un groupe de stewards qui l’ont intercepté contrairement, heureusement, à leur engagement premier de ne pas intervenir. Il tira une balle dans le ventre du Chef de Cabine, le “vieux” Elouma, blessé miraculeusement sans gravité.

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Soixante-quatre Français devaient être livrés au Hezbollah à Beyrouth. Très certainement avec une complicité congolaise.  

 

 

En grande partie, grâce à moi, ce ne fut pas le cas.

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Cela m'a coûté, j'insiste, vingt années de ruine financière et de problèmes avec Sassou Nguesso, sous les regards amusés, et parfois même complices, de ceux qui auraient dû tout faire pour que je sois épargné et remercié.... 

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Récompense, : Zéro !

 

L’effet inverse même et surtout.... !  (Je me souviens d'un contrôle fiscal qui dura 6 années, durant lequel l'Administration voulait mettre ma maison en vente forcée au enchères, mais qui se termina, tout de même par une taxation  Zéro)

 .

 

" Un gêneur, un empêcheur de tourner en rond qui vient faire des misères à notre bon ami Sassou Nguesso…." Le monde à l’envers ! Comme ce fonctionnaire des Affaires étrangères qui voulait à tout prix que la disparition du DC10 d’UTA soit “accidentelle” et rien de plus  ! (A voir dans un prochain article)

  

3)BLACKOUT MYSTERIEUX

. .  

Trouver des informations sur cet évènement, qui aurait pu devenir particulièrement tragique, est bien difficile. Côté français, il n’y en a pratiquement pas. Je me souviens du seul petit article de Paris Match qui présentait cette libération comme le résultat d’une action menée par quelques gars du Sud-Ouest, des joueurs de rugby, des gaillards qui se sont amusés de cette affaire (Paris Match n°1991).

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A Genève, ce jour-là, après être sorti de l’appareil, j’ai été interrogé par la Police Suisse et tous les passagers sont restés isolés du monde extérieur, suisse et français. Alors que les policiers suisses m'emmenaient, un ami Congolais, Fidel N., cria : "C'est lui qui nous a sauvés !"

 

 Plus tard, la jeune maman de la petite fille, que j'avais aidée à descendre avec son papa, vint vers moi en me tendant la main et me dit : "Heureusement qu'il y a encore des hommes comme vous!" Cela valait toutes les Légions d'Honneur, enfin "si j'étais chanteur..." !

 

 Ce n’était que tard dans la soirée, vers 21 heures que nous débarquions à Roissy, au Pavillon d’Honneur, à l’abri des regards indiscrets et des journalistes. Circulez, il n’y a rien à voir…..

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Pourquoi, ce détournement ce jour-là ? Jacques Chirac, Premier Ministre était à Brazzaville ce même jour.

 

 

Simple coïncidence ou provocation de la part des organisateurs de l’opération ?

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Si ce n’était qu’une coïncidence, pourquoi alors tant d’efforts officiels, côté français, pour dissimuler ce détournement ? Y avait-il, déjà, des traces, des preuves d’une implication congolaise ?Très sûrement, car plus tard, de retour à Brazzaville, j’en obtenais la confirmation. Hariri avait séjourné plusieurs semaines à Pointe Noire, chez des parents à lui, et n’était pas un inconnu pour les Services de la Police congolaise et leurs chefs. Toujours les mêmes.

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4) Désinformation : le JOURNAL TELEVISE du soir.... 

 

Le récit du journaliste, Bernard Rapp, ne colle pas à  la réalité, c'est le moins que l'on puisse dire...

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 http://www.ina.fr/video/CAB02066492/ja2-20h-emission-du-24-juillet-1987.fr.html?onglet=commentaire

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Titre-JT.PNG  Journal de 20 heures du 24 juillet 1987.

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Le titre est là, pour dire que l’évènement était tragique. Pas grand-chose à part cela !

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Capture parcours RK55  L’appareil était parti de Brazzaville et avait été détourné après l’escale de Rome.

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Capture-Bernard-Rapp-titre.PNG Xavier Beaulieu a été tué vers 9h30 – 10 h.

 

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 Pas un mot sur lui. Pas une photo. (Jamais)

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Ne pas remuer le couteau dans la plaie. Ne pas parler des 64 Français qui devaient être otages à Beyrouth aux mains du Hezbollah.

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Capture-Geneve-12h30.PNG 12h30 : Un seul toboggan avait été déroulé mais les passagers s’échappaient également par les autres issues.

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 Capture-intervention-police-helvetique.PNG Pendant ce temps la Police Suisse capturait le terroriste.

  (En réalité, la Police lui a sauvé la vie car l'équipage, après qu'il ait tiré sur le Chef de Cabine Elouma, s'apprêtait à le lyncher.)

 .

 

 

 Capture-Passager-hesitant.PNG Seul passager à être présenté aux caméras et aux journalistes. Les autres, nous autres étions au secret !

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Ce "passager" (?) dont je n’ai aucun souvenir d’une quelconque participation, est très hésitant. Il manque d’assurance et on ne le sent pas très volontaire, capable d'avoir décidé de quoi que ce soit. Heureusement qu’un “journaliste"?!?” est là pour lui souffler les réponses….

 

Affirmatif : il n'a ouvert aucune porte ! Ni donné l'ordre de leur ouverture ! 

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Capture-Chirac-Brazza.PNG Abracadabrantesque ! Du grand Jacques Chirac.

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Pas un mot sur le fait que l’action ait démarré de Brazzaville et qu’elle pouvait concerner le pouvoir criminel et ami de ce pays.

 

De nouvelles mesures pour renforcer la sécurité !

Bras d’honneur des “amis congolais” deux ans plus tard un DC10 explosera au départ de la même capitale congolaise !

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Et enfin, chapeau ! Remercier Houphouët Boigny alors que seules les autorités suisses décidaient des opérations sur l’aéroport de Genève, c’est vraiment très fort ! (Mitterrand avait, lui, remercié les autorités suisses.... )

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Capture-Chirac-Bzv.PNG Le tour est joué, on ne nous embêtera plus avec cette histoire ! (Robert Pandraud, l'alter ego de Charles Pasqua, était aux manettes à Genève, mais les passagers libérés, pestiférés, ne l’avaient pas rencontré…)

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 15:59

 

PREFACE

 

 

" Ce qui est fou, c'est que tu les connais intimement !"

 

 

Antoine Glaser

(Extrait d'un e-mail de 2009 - Préface autorisée)

 

 

 

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 23:14

 

 Introduction

Chapitre I : Un avion parti de Brazzaville détourné avec 64 Français à bord

                               

 Il ne fallait surtout pas s'en mêler

 Le DC10 d’Air Afrique n’ira pas à Beyrouth

                               Blackout mystérieux

                               Désinformation détaillée dans le journal télévisé du soir

 

Chapitre II : Un DC 10 qui ne devait pas exploser

 

                               La police française était prévenue et ….. n’a rien fait

                               Témoignage  chez un Juge qui ne remplit pas de procès verbal

                               Un policier avec une mémoire fantastique

 

Témoignage devant un tribunal

 

« Attentat » un mot que le président est incapable de prononcer

Ce que dit le Juge dans son livre

Ce que ne dit pas le Juge dans son livre

Verdict sans Appel pour Maître Vergès 

Un trader sauvé miraculeusement par un ministre du pétrole

 

Chapitre III : L’Air nouveau que l’on respire au Château

 

                               Une demande d’intervention bien reçue

                               Dégât collatéral,  le responsable n'est pas Robert B.

 

Chapitre IV : Les réseaux

 

                               L’avocat ministre qui ouvre des comptes en Suisse

                               Franc-maçonnerie presque sans commentaire

                               Une vieille histoire d’un Garde des Sceaux consultant

                               Un Sherpa Conseiller d’un Chef de Guerre

                               Un petit cahier à spirale qui tient bien 

                               Sauver le continent de la grippe aviaire

                               Un ex-Président, no comment mais des tas de photos

                               Le médecin personnel, l’épouse et le fiston

 Feu l’homme des cargaisons chez Elf et Total, son compte jamais fermé chez    Smith and Barney

 

Chapitre V : Effacement de dettes, Club de Paris et FMI

 

                Des Faux et des mensonges d’un Etat Mendiant

 

                               Un Pays faussement pauvre

 

                Faux et usage de faux dans une Institution Internationale

 

                               La lettre qui a tout retardé

                               Une autre lettre à un ancien conseiller ou directeur de cabinet

                               Accusé de réception et conséquences immédiatement tirées

                               Réponse à des inconsistances et des approximations

                               Jeune Afrique avec la dette mystérieuse désavoue l’Institution

                               Extraits d’un rapport

                               Morale de l’histoire

 

                Institution Internationale corrompue ?

 

                              Une mallette pleine de billets

Vantardise d’un administrateur d’une société de trading congolaise et honkongaise                   

Sérénité d’un neveu

                              La tranquille assurance d’un président

 

                Minoration de la production pétrolière

 

                               Une compagnie à part

                               Combinazione ou magouille, un puits qui descend de 67000 à 37000 barils jour

 

                Pauvre André, une ingratitude qui lui interdit de se refaire une santé sans majuscule

 

                Paradis fiscal sur les bords du fleuve Congo

 

                               Un profit exceptionnel de 1434 millions de dollars exonéré d’impôts

                               Compteurs mal-réglés et audit pétrolier

                               Un pays qui bénéficie d’un traitement privilégié par rapport à la Grèce

                               Etat mendiant, Bugatti et Aéroport international privé

 

Chapitre VI : Fumisterie d’un déclenchement de guerre civile

 

                               A l’aube du coup d’Etat

                               Une très puissante Directrice de Cabinet

                               Tracfin et les milliards parisiens  de la Directrice de Cabinet

                               Le cadeau du vainqueur  à la Directrice de Cabinet

                               Le marchand d’armes du vaincu payé par le vainqueur

                              

Chapitre VII : La Principauté et les comptes bloqués

                               SICCFIN et le Commissaire

                               Un magot bloqué destiné au Liechtenstein

                               Mensonge bancaire et scandaleuse complaisance

                                           

 

Chapitre VIII : Journaliste et ami, avec femme et enfants, brûlés vifs

 

 

 

Etc…

                              

 

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