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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 05:55

La "rétro-charité"

 

Il y a près de dix-huit mois, un Chef de Mission du FMI, Monsieur Alex Ségura, de retour du Sénégal , s’était fait pincer, dit-on, par des douaniers à Roissy Charles de Gaulle avec une mallette pleine de billets. Il était alors en transit pour Barcelone. Le lieu, les conditions de son interpellation, le montant sont flous mais l’affaire a bien existé. Après enquête interne, le FMI l’a blanchi….

 

On imagine avec effroi ce que pareille découverte aurait causé comme dégâts dans la récente affaire d’espionnage industriel chez Renault. Les cadres auraient pris immédiatement  « perpette » ! A Washington, dans le cadre feutré et stratosphérique  des institutions internationales, dont les  hommes et les femmes forment un personnel complètement à part, cela a été : « Circulez, il n’y a rien à voir ! » Cette "quasi-réponse" serait le pendant du « secret défense » pour les affaires de rétro commissions qui, de temps à autre, défrayent la chronique.

 

Se pourrait- il que certains Etats « pauvres » aient instauré des pratiques similaires avec des fonctionnaires d’institutions internationales et des "décideurs des pays donateurs" que l’on pourrait appeler « la rétro-charité » ?

 

J’en suis absolument convaincu !

 

A l’heure où Monsieur Bill Gates, de passage à Paris, vient demander l’augmentation des aides au développement, il serait peut-être bon de regarder comment tout cela fonctionne actuellement.

Le Sénégal, nous venons de le voir, impliqué dans ce qui aurait pu être une première affaire « de rétro-charité », a fait de l’obtention de l’aide internationale son premier secteur d’activité qui participe de beaucoup à son budget. Les affaires deviennent juteuses tant les aides sont importantes et à 85 ans Abdoulaye Wade veut encore se représenter pour rester à son poste de président ; pour mieux le repasser à son fils Karim ! Dérive ultime de la « charity business », ni plus ni moins qu’un encouragement à la dictature et au népotisme.

 

L’Afrique a pour particularité de ne compter que des dirigeants qui s’accrochent à leur poste, toujours  à l’affût de bonnes occasions pour augmenter le volume de leurs prédations. L’exemple de ce Sénégal subventionné a fait tâche d’huile et les « experts de la charité en tous genres (aides au développement, subventions et effacements de dettes) n’ont pas manqué de proposer leurs services « bien rémunérés » à des dictateurs bien heureux que d’autres se préoccupent, à leur place, de soigner, de nourrir et d’éduquer leur propre population. Il leur restera alors de la marge pour mieux s’armer et tirer un jour à l’arme lourde sur cette dernière … Autre dérive de la charité…. !

 

Normalement, les pays qui ont des ressources en sont exclus. La première tâche  impose au candidat, à l’aide ou à l’effacement de sa dette, la dissimulation de ses richesses. Il suffit alors d’obliger, lorsque l’on est un pays pétrolier, les opérateurs producteurs à taire leurs résultats et d’organiser une comptabilité parallèle. Ce qui arrange bien les dictateurs…..

 

Un pays s’est totalement investi dans cette voie, c’est celui de Denis Sassou NGuesso. Le schéma décrit précédemment a été suivi à la lettre. La République du Congo a perçu bien plus que n’importe quel pays d’Afrique, par tête d’habitant, pour l’effacement de ses dettes. Je n’ai pas manqué d’en dénoncer les fraudes et les falsifications acceptées et couvertes par le FMI et la Banque Mondiale, avec autant de succès que le douanier qui avait ouvert la mallette du Chef de Mission du FMI en transit à Roissy Charles de Gaulle….

 

Mes découvertes ne se résument pas en mallettes de billets, je n’en ai pas trouvées ou prouvées. Des rumeurs, cependant, parlaient de cargaisons pétrolières « en rétro-charité » pour ceux qui permettraient  le feu vert à l’effacement de la dette. L'équivalent de centaines de millions d'euros. Pour le Congo, un enjeu de plusieurs milliards d’euros au total, cinq environ, dont 2,6 milliards à la charge de la France et de ses contribuables. Et pour arranger tout le monde, avec un négoce pétrolier totalement opaque, Sassou NGuesso dispose de montagnes de cash.....!

 

En novembre 2009, Edgard NGuesso, un neveu de Sassou NGuesso (que l’opposition accuse de louer à l’année dans un palace parisien une suite à 11 000 euros par jour) répond à ma provocation d’empêcher l’accès du Congo au Programme Pauvre Très Endetté (PPTE) : « C’est pas possible ! Tu ne pourras pas ! Tu ne peux pas imaginer à quel niveau cela se passe ! » C’était mot pour mot ce que m’avait dit, quelques mois plus tôt, en réponse à la même provocation, Blaise Elenga, l'adjoint du fils du président congolais, Denis Christel Sassou NGuesso. Ce dernier, après l’effacement de la dette par le Club de Paris, s’est vu offrir par son père la commercialisation du pétrole congolais, en ce moment environ un milliard de dollars par mois, qu’il gère, encore et toujours, en toute opacité (http://sergeberrebi.over-blog.com/article-cotrade-asia-ltd-ou-la-transparence-du-necoge-petrolier-a-la-congolaise-68014447.html ).

 

"- Tu ne peux pas imaginer à quel niveau cela se passe !"

 - Facile, très facile d’imaginer……. !

 

A défaut de l'implication dans un système "de rétro-charité", le "conflit d'intérêt " que j'ai dénoncé en vain, est flagrant ! Tout au long de cette documentation reviendront des noms de personnes qui sont amies, apparentées et qui ont eu des responsabilités de décisionnaires, de conseils qui répondent complètement à la description du "Conflit d'intérêt" qu'en fait Transparency International France http://www.transparence-france.org/ewb_pages/l/le_conflit_d_interets.php 

 

 

C'est une escroquerie menée par un Etat, l'Etat Congolais, basée sur de faux-rapports du FMI.

 

Il appartient à la justice française de s'en saisir. C'est la raison pour laquelle, j'ai décidé de publier toute ma documentation afin que quiconque puisse, s'il le souhaite, la relayer tant aux médias qu'aux responsables politiques français. Il n'y a pas que le contribuable français qui a été abusé. Ceux des pays membres du Club de Paris l'ont été aussi. Raison pour laquelle, je crois en l'avancement de la plainte déposée à Milan et j'espère que très bientôt à New York un Procureur pourra s'en saisir également.

 

Voilà qui le permettra :

 

Le Club de Paris, le FMI, la Banque Mondiale, ont reçu le 05 octobre 2010 par e-mail, et en recommandé AR, une lettre (ci-dessous) adressée au Président du Club de Paris, Monsieur Ramon Fernandez. Les termes en étaient particulièrement durs, à la limite de l’irrévérence, et soulignaient, s’agissant de l’effacement de la dette de la République du Congo, des  « rapports falsifiés produits par le FMI et l’IDA …. des faux concernaient des points importants … une intelligence criminelle chèrement payée, appuyée par des réseaux  habituellement corrompus…. Incroyable escroquerie aux fonds publics.. »

 

Les Institutions Internationales et le Club de Paris étaient clairement visés et cités tout au long des quinze pages de cette correspondance réquisitoire, sans compter les documents joints. Les accusations étaient excessivement graves, et les montants énormes.

 

Imaginons  un seul instant qu’un  esprit dérangé décide de s’en prendre, de la même manière, à un produit phare d’une réputation exceptionnelle, un "grand vin", un "parfum" ; il se retrouverait aussitôt assailli par tous les moyens juridiques possibles et imaginables. L’issue ne ferait aucun doute quant à la condamnation de l’auteur de la diffamation. On ne transige pas avec l’image et la bonne réputation d’un produit et l'on ne pourrait en jouer impunément.   

 

Il aurait dû en être de même pour le FMI, la Banque Mondiale et le Club de Paris !

 

Souvenons-nous de la trace de benzène dans une bouteille de Perrier aux USA. Toutes les marchandises présentes dans ce pays ont alors été rappelées sans savoir où, quand et comment cette trace avait contaminé le liquide dans la bouteille. Simple principe de précaution !

 

Ce n’est pas une trace de benzène que j’ai signalée au FMI, à la Banque Mondiale et au Club de Paris mais une véritable marée noire de milliards de dollars ! Curieusement tout s’est poursuivi, à part quelques petites alertes apparentes, imperturbablement !

 

Les propriétaires du "grand vin" du "parfum" peuvent être puissants et fortunés mais le FMI, la Banque Mondiale et le Club de Paris représentent tellement plus encore s’agissant des moyens humains et financiers qu’ils sont capables de mobiliser. Comment se peut-il qu’aucune réaction ne se soit faite entendre de leur part ? Qu’un simple quidam, Monsieur Nobody, qu’un Gérant d’une minuscule Sarl viennent s’essuyer les pieds sur leur paillasson en les accusant de produire ou d’avoir sciemment reçu et accepté de faux documents et des faux rapports relatifs à des milliards de dollars, c’est absolument incroyable ! Sauf si tout, tout dans les accusations est fondé et attesté par une documentation incontestable et irréfutable. Toute réaction n’aurait fait qu’amplifier les dommages possibles, tant au niveau de l’image et de la crédibilité.

 

Que la caravane passe et que le chien aboie ! (Je n'avais pas alors un autre rapport du FMI, celui du 14 septembre 2010, dans lequel les faux me concernant, malgré mes protestations auprès du Directeur Général du Fonds Monétaire International, Monsieur Dominique Strauss-Kahn, le 10 novembre 2009 et les assurances de Madame Antoinette Sayeh, Directrice du Département Afrique du FMI, le 03 décembre 2009 (lire plus bas) ont été remplacés, encore, par d'autres faux  !)

 

Cette lettre du 05 octobre 2010, avec celle adressée le 14 janvier 2011 toujours au Président du Club de Paris, Monsieur Ramon Fernandez, ont très certainement  gelé l’effacement de la dette congolaise par la Russie (  http://sergeberrebi.over-blog.com/article-la-russie-donne-l-exemple-65671828.html ) .

 

L’entêtement du président congolais à l’égard du petit créancier Berrebi a plongé dans un coma artificiel le Club de Paris. Un journaliste d’un média important pour le continent africain a tenté, à maintes reprises en vain, d’obtenir une réponse officielle de cette structure informelle. Personne n'a jamais consenti à lui parler ! "Secret défense ?"

 

 Mentir, il n'y a que trop eu de mensonges dans ce dossier. Dire la vérité serait fatal, car à ce jour, le 15 avril 2011, le principe d’égalité de traitement, principe essentiel, est mort ! Le Club de Paris tout entier est construit dessus : quel pays membre accepterait d'effacer sa dette en totalité et que les autres ne le fassent pas ?

 

Si le refus de la Russie se confirme, il faudra en venir à la conclusion que le Club de Paris est mort aussi…. !

 

Nous le voyons bien, décidément, Denis Sassou NGuesso est un très grand ami de la France !

 

 

 

NB 1) L'ordre chronologique des documents a été respecté.

      La lettre du 05 octobre 2010 a été adressée par e-mail et en lettre recommandée au Club de Paris. Par e-mail à Madame Antoinette Sayeh, Directrice Département Afrique

                                        Madame Marie Françoise Marie Nelly Country Manager Banque Mondiale, Monsieur Ibrahima Représentant Banque Mondiale Brazzaville, Robert Christopher York, Chef de Mission FMI République du Congo.

Pour la République du Congo, Monsieur Jean Paul Pigasse, Rédacteur en Chef des Dépêches de Brazzaville et Monsieur Rodolphe Adada, Ministre et Ami.



2) Dans la documentation, ci-dessous,  figure l' éditorial "Et si..." Il est signé "Les Dépêches de Brazzaville" pseudo utilisé par Monsieur Jean Paul Pigasse, le rédacteur en chef du journal. (http://sergeberrebi.over-blog.com/article-l-homme-fort-71366924.html )

3) Après la lettre de Madame A. Sayeh est publié un tableau d'un document publié par le Ministère des Finances du Congo, concernant la "Dette intérieure commerciale".  Il apparait une colonne "Codes Lazard" indiquant clairement que Lazard intervient dans la gestion et dans le conseil pour la dette congolaise.... 

4) Les lettres adressées, comme celle ci-dessous à Monsieur Strauss Kahn, et reçues en anglais ont été traduites par mes soins

 

 

Lettre WB à DSK 1

 

Lettre WB à DSK 2

 

Lettre WB à DSK 3

Traduction personnelle ci-dessous :

 

 

 

                                                                                            Dominique STRAUSS - KAHN

                                                                                            International Monetary Fund

                                                                                            700, 19th street NW

                                                                                            Washington DC

 

 

 

           Par Courrier, Fax, Lettre recommandée 

 

           Objet : Programme d'allègement de la dette de la République du Congo

 

 

 

 

        Cher Monsieur Strauss Kahn,

 

 

        Je vous écris au nom de mon client, M. Serge Berrebi, un créancier de la République du Congo pour exprimer notre profonde préoccupation quant aux fausses déclarations dans les documents du FMI à la fois dans les revendications de mon client contre l'Etat congolais, et de l'état global du remboursement de la dette aux créanciers de ce pays. Étant donné que ces rapports sont produits par les services de l'IDA et  par le FMI, et que le programme d'allégement de la dette, avec lequel la République du Congo est actuellement engagée (PPTE), est une responsabilité conjointe du FMI et la Banque mondiale, je mets également en copie cette lettre au Président de la Banque Mondiale, Mr Zoellick.

 

        Je tiens à attirer votre attention sur les points suivants:

 

        -           Premièrement, la dette de mon client se situe actuellement à 10 714 230 € (y compris les intérêts courus). Veuillez ben noter que mon client n'est pas un «spéculateur» ou un fonds «vautour», mais le détenteur originel d'une créance pour laquelle, bien que reconnue comme une dette légitime par de nombreux jugements, il n'a jamais reçu de paiement du Gouvernement Congolais. Il n'a jamais été l'objet de toute tentative par le gouvernement à négocier de bonne foi au règlement de sa dette.

        -          Deuxièmement, les deux rapports "PPTE et IADM - Condition de mise en œuvre" 2008 et 2009 contiennent des déclarations erronées au sujet de mon client, M. Berrebi (voir pages 98 et 62 respectivement). Les erreurs se rapportent à: (1) le reclassement de la dette de mon client de «jugement a accordé" à "en cours", et 2) la diminution du montant de sa créance.

        -          Troisièmement, mon client est franchement indigné que, compte tenu qu’il n'y a pas eu de communication au cours de cette période entre mon client et les autorités congolaises, l'IDA et du FMI ont apparemment fait aucune tentative pour vérifier l'exactitude des déclarations ci-dessus avec mon client mais s'est fondé uniquement sur la parole des autorités congolaises.

          -    Quatrièmement, les informations contenues dans le rapport de votre personnel de Juillet 2009  ayant trait : (1) au montant de l'escompte accordé par les créanciers contentieux et, (2)  que cela signifierait en termes de montant total du règlement, tel que rapporté par votre personnel, qu’il était d'environ US $ 800 millions, après un rabais de 65%, la dette initiale s'élèverait à environ 2,3 milliards de dollars. Cela ne concorde pas avec la propre évaluation de l'IDA et du FMI, dans le rapport de 2008 de la mise en œuvre en faveur des PPTE,  que le total de la dette due aux créanciers contentieux était US 574,8 millions de dollars.
       - En outre, l’affirmation dans votre Rapport de Juillet 2009 que «le gouvernement est à jour sur son service de la dette extérieure avec tous les autres créanciers extérieurs privés» est fausse, étant donné que la dette de mon client est toujours en suspens.
       - Cinquièmement, l'information sur la dette publiée par le gouvernement sur son site Internet est tout aussi erronée. Ce site a indiqué que pour la période de 2008, US $ 820 millions ont été versés à des fonds spéculatifs "- 95 millions de dollars en capital et 725 millions de dollars en intérêts ( convertis au taux de change annuel moyen).


 

Dans l'ensemble, mon client est extrêmement préoccupée par l’apparente satisfaction des services du FMI avec un niveau minimal d'information des autorités congolaises sur leur règlement avec les créanciers contentieux, en utilisant le prétexte usé d'une "clause de confidentialité" comme couverture pour accepter ce qui est clairement des données erronées. Le FMI en tant qu'institution souligne l'importance de la transparence fiscale et, en effet, l’a codifié en «lignes directrices de la transparence fiscale", l'un de ces principes fondamentaux  est que les contrats entre les gouvernements et les organismes privés doivent être accessibles au public. Pourquoi, donc, un accord avec les créanciers contentieux qui a trait à l'endettement d’un pays qui bénéficie d'un allégement de la dette internationale, ferait-l l'objet d'une clause de confidentialité qui viole ce critère de la transparence fiscale de base?


 

La République du Congo a toujours affirmé depuis  le premier accord conclu avec le FMI que la principale raison du secret dans lequel il a enveloppé la gestion des revenus pétroliers du pays - y compris la commercialisation de son pétrole par des coquilles vides contrôlées  par des hauts fonctionnaires publics, transactions à partir de laquelle les fonctionnaires ont profité personnellement, de leur propre aveu - a été sa relation controversée avec les créanciers contentieux. Maintenant que le Congo a conclu un accord avec ces créanciers, le gouvernement doit divulguer tous les détails de la façon dont un montant représentant près de 10% du PIB du pays a été attribué au règlement de ses dettes.

 

En outre, il est parvenu à l'attention de mon client que le montant réellement payé dans le cadre du règlement de la dette avec ces créanciers, en fait, a été beaucoup plus que le "environ 800 millions de dollars" déclarés par les services du FMI, et qu'une proportion très importante de ce montant a été consacré aux "frais de justice". Encore une fois, c'est une sérieuse question d'intérêt public  qui mérite une enquête approfondie par votre personnel, conformément à vos responsabilités pour l’agrément aux PPTE.


 

Alors que le Congo se rapproche du Point d'Achèvement de l'initiative PPTE, je vous exhorte à veiller à ce qu'il y ait une surveillance adéquate sur le personnel du FMI et de l'IDA dans leur évaluation de la performance du Congo à l'égard du Point d'Achèvement. Le Congo doit recevoir plus de 3 milliards de dollars en allégement de la dette du Club de Paris, un énorme montant qui est essentiellement de l’argent du contribuable. En outre, le Congo a tout à gagner d’un allègement substantiel des bailleurs de fonds multilatéraux. En contrepartie de cette exonération, le Congo doit démontrer une vraie feuille de route de réforme, en particulier s'agissant de la gouvernance des revenus pétroliers et l'amélioration de la gestion de sa dette. Sans ces réformes, l’allégement de la dette ne conduira à la réduction de la pauvreté et au développement qui est l'objectif de l'allégement de la dette.


 

Je reste disponible pour une rencontre avec vous ou avec l'officier en charge de ce dossier, et pour d'autres détails nécessaires.


 

Cordialement 

 William BOURDON

 

 

 

 

 

 

 

  Copie : Mr ZOELLICK

 

 

 Editorial-Les-Depeches-de-Brazzaville-Et-si0002.jpgEditorial Les Dépêches de Brazzaville Rédacteur en Chef Jean Paul PIGASSE.  

 

 

FMI reponse Mme Sayeh à W.B. part 1

 

 FMI reponse Mme Sayeh à W.B. part 2

 

 

 

03 Décembre 2009

 

 

 

Mr William Bourdon

156, Rue de Rivoli

75001 Paris

France

 

 

 

Cher Monsieur Bourdon


Je vous écris en réponse à votre lettre du Novembre 11,2009 au Directeur Général du Fonds monétaire international, dans laquelle vous soulevez des questions liées au différend de votre client (M. Serge Berrebi)  avec le gouvernement congolais en ce qui concerne les créances résultant de transactions commerciales.

Comme vous le savez peut-être, le Fonds monétaire international est une organisation intergouvernementale créée pour promouvoir la coopération monétaire internationale. Les objectifs et les fonctions du FMI sont définies dans ses statuts et ils ne comprennent pas l’aide à des parties privées, soit en intervenant en leur nom en fournissant des conseils , à l'égard de revendications qu'ils peuvent avoir contre un pays membre du Fonds ou de ses privés ou des entités publiques.

 

Dans votre lettre, vous soulevez des préoccupations au sujet de la collecte des données et les relations de la République du Congo  avec le FMI. Je tiens à noter que l'engagement de base du FMI avec les autorités congolaises est de conseiller sur les politiques macroéconomiques et dans ce contexte, nous soutenons actuellement les efforts de réforme des autorités en vue d'une réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC). Cet arrangement est conçu pour placer l'économie sur une trajectoire de croissance soutenue, une inflation faible et stable, et une viabilité budgétaire durable, avec l'aide d'allégement de la dette par les Pays pauvres Très Endettés (PPTE). Pour bénéficier de l'allégement de la dette PPTE, les autorités doivent respecter un certain nombre de points d'achèvement flottants déclencheurs couvrant un large éventail de domaines, y compris des mesures visant à renforcer la gouvernance et la gestion des ressources naturelles et de la dette  (http://www.imf.org/external/pubs/cat/longres.cfm?sk=19163.0 ).


Dans le contexte de cette relation, les autorités congolaises fournissent des informations au personnel du FMI pour mener à bien ses tâches. C’est une pratique courante pour  le personnel du Fonds d'accepter de telles informations basées sur la représentation des autorités, tout en vérifiant dans la mesure du possible l'exactitude de ces données. Les données contenues the HIPC and MDRI—Status of Implementation Reports,   que vous citez se basent sur les informations fournies par les pays membres. Cependant, le personnel prête attention aux incohérences ou invraisemblances dans les différentes données et les comptes des pays membres. Dans ces cas, le personnel rapporte ces incohérences qui ne sont pas jugées comme étant le résultat de problèmes de collecte de données statistiques et de leur compilation à l'attention des autorités. Cette affaire a été traitée de cette manière. À cet égard, les autorités nous ont récemment informés de l'évolution de certaines des données de la dette extérieure, dont le personnel du FMI a rendu compte au Conseil exécutif du FMI.


Le FMI soutient les efforts du Congo pour alléger le fardeau de sa lourde dette extérieure. Le ratio de la dette extérieure au PIB s'est élevé à près de 200 pour cent à la fin-2004. À cette époque, une partie de la dette extérieure du Congo a été vendue à des créanciers privés, ce qui a soulevé des défis pour la capacité des autorités à restructurer cette dette à des conditions favorables. Depuis 2004, cependant, la situation de la dette extérieure s'est améliorée grâce à un rééchelonnement avec le Club de Paris, Club de Londres, à certaines annulations de la dette, et à un règlement avec les créanciers détenant des créances en litige validée par les tribunaux. Le ratio de la dette extérieure / PIB est tombé à environ 57 pour cent des vulnérabilités et  pourra bénéficier d'une exonération totale de la dette des PPTE. Dans la même veine, cela encourage tous les créanciers à participer à l'Initiative PPTE pour le Congo. Enfin, on notera qu'un certain nombre de déclencheurs (pré-conditions), notamment dans le domaine de la gouvernance, sont remplies en vue pour le Congo d'atteindre le point d'achèvement PPTE.

Cordialement.

Antoinette Sayeh M.
Directeur
Département Afrique

 

 

 

 

Listing-Min-des-Finances-Congo-Code-Lazard0001.jpg Extrait document Ministère des Finances- Listing Créanciers - Codes Lazard

 

 

Serge BERREBI

111, Bd Croisette

06400 CANNES    

Mob : 0677186038                                                                              

le 05 octobre 2010

 

 

A l’attention de Monsieur Ramon FERNANDEZ

Président du Club de Paris

C/O Madame Claire CHEREMETINSKI

Par e-mail

 

Monsieur le Président,

 

La réponse, dont je vous remercie, qui a été apportée à la correspondance que j’ai adressée le 20 septembre dernier au Club de Paris, ne pouvait faire autrement que de « botter en touche ». Loin de moi l’idée de poursuivre avec vous, ainsi qu’avec le FMI, un dialogue de sourds mais il me faut vous communiquer des éléments nouveaux et indiscutables quant aux affirmations que j’avais produites auparavant. J’évite soigneusement de polémiquer sur le fait que je ne vous avais pas demandé d’intervenir en ma faveur mais il me faut vous faire remarquer,  tout de même, que sur le site internet du Club de Paris (http://www.clubdeparis.org/sections/themes-strategiques/2009-8217-action-du-club/switchLanguage/fr) vous prenez nettement position contre les créanciers procéduriers dont je fais, encore malheureusement, partie.

 

Avant de vous  exposer ces nouveaux documents, j’insiste, encore une fois, que ce n’est qu’« un Contribuable » d’un pays membre du Club de Paris qui se permet de s’adresser à vous. Les références citées, liées à mon dossier de créancier, le sont UNIQUEMENT pour renforcer les affirmations du « Contribuable ».  

 

L’objet de ma plainte,  plus qu’une réclamation, que je vous prie d’enregistrer officiellement, c’est que le « passage du point d’achèvement de l’initiative PPTE par le Congo » s’est effectué sur des rapports falsifiés produits par le FMI et l’IDA. Ces faux concernaient des points importants dont le FMI n’a pas voulu tenir compte et dont le Secrétariat du Club de Paris en avait été lui-même averti (13 novembre 2009 20:23).

 

La République du Congo n’est pas Haïti, loin s’en faut. Il a fallu une intelligence criminelle, très chèrement payée, appuyée par des réseaux habituellement corrompus, pour abaisser statistiquement un Etat richement pourvu de matières premières, et surtout de pétrole, au niveau d’un des pays les plus pauvres de la planète. Les manipulations et les proximités autour de ce dossier ont permis l’effacement de plusieurs milliards de dollars de dettes dont 2,4 milliards d’euros, au moins, subis et supportés par les contribuables français.

 

Les éléments, que j’ai l’honneur de vous soumettre, relèvent d’une connaissance approfondie du  système corrupteur congolais et d’une expertise rare forgée par vingt années de résistance abusive, à des décisions de Justice française, de cet Etat voyou. Je ne doute pas un seul instant que ce rapport suffisamment  détaillé  permettra  une  suite  légale,  en  France,  et  autorisera  un  retour  sur  cette incroyable escroquerie aux fonds publics ; de la France et des autres pays membres du Club de Paris ( sauf la Russie qui, forcément, ne rejoindra pas cette initiative).

 

En cette période de crise économique,  le monde est devenu plus attentif aux dépenses publiques. Pour bien nous assurer que des bienveillances hexagonales habituelles ne permettront pas de noyer le poisson, dans d’autres pays membres du Club de Paris, des Avocats ont été mandatés pour alerter leurs autorités avec les mêmes éléments que je vous produis ci-dessous.

 

Vous en souhaitant très bonne réception,

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes très respectueuses salutations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PIECES EN FICHIERS JOINTS

 

-          Club de Paris L'action du Club de Paris contre les créanciers procéduriers.mht

-          FMI PPTE 06 JAN 2010.pdf

-           CONGO SNPC Auditsomaire_SNPC2002_2005.

-           FMI PPTE Editorial Vendredi 13 nov 2009 4h00.doc (application/msword)

-          CONGO Rapport_Conciliateur_IndEpendant ITIE.

-          CONGO PPTE COOPÉRATION CONGO RUSSIE.docx

-          FMI PPTE 06 JAN 2010.pdf (application/pdf

-          Gazette de Hong Kong Cotrade Asia Limited liquidation Page 4.pdf

-          20091203180428 Réponse FMI à W B.pdf

 

 

 

 

 

 

LE REGLEMENT DE LA « DETTE CONTENTIEUSE »

 

Dans la lettre adressée à Monsieur Dominique Strauss-Kahn, Directeur Général du Fonds Monétaire International (FMI) le 10 novembre dernier et dont vous avez reçu copie, nous signalions avec mon Avocat, une énormité inacceptable d’un rapport selon lequel  les « Fonds Vautours » auraient perçu « +/- » 800 millions de dollars après une décote de 65%. Le montant initialement dû à ces créanciers auraient été alors de 2,4 milliards de dollars.

 

 Sur votre site internet (http://www.clubdeparis.org/sections/themes-strategiques/2009-8217-action-du-club/switchLanguage/fr ) , nous pouvons encore lire ce-jour :

L'action du Club de Paris contre les créanciers procéduriers

Le montant total des plaintes des créanciers procéduriers (dans 54 procédures distinctes contre 12 PPTEs) s’élève à environ 1,5 milliard de dollars, dont 1,2 milliard de dollars ont déjà été reconnus par les tribunaux à fin 2007. Il est probable que ce montant augmente, un certain nombre de pays éligibles à l’initiative PPTE n’ayant pas encore atteint le point d’achèvement disposant de stocks de dettes commerciales importants –en particulier, le Liberia, la Côte d’Ivoire, la République Centrafricaine et le Soudan.

Ce document n’est pas daté mais doit se situer vraisemblablement, du fait de son contenu, fin  2008-début 2009. Cependant, le montant que vous citez est parfaitement identifié à la fin 2007.

 

 Question : Comment le Club de Paris a-t-il pu accepter pareille affirmation mensongère, contenue dans le Rapport du FMI, alors qu’il avait identifié l’ensemble des demandes des créanciers procéduriers, contre 12 PPTEs, pour un montant presque deux fois moindre ???

 

Le FMI ne s’est pas laisser convaincre par les affirmations de mon Avocat. De sa tour d’ivoire, dont il finira bien un jour prochain par descendre, le FMI nous a froidement affirmé qu’il avait été tenu compte de ces « inconsistances et improbabilités » (voir message du 20 septembre dernier).

 

Finalement, le point d’achèvement a été atteint par la République du Congo. L’élément sur lequel nous avions voulu attirer l’attention des dirigeants du FMI a finalement été accepté définitivement comme suit : (HIPC Completion Point Document et MDRI du 06 Janvier 2010)

 

75. Congo settled a long-standing dispute at the end of 2008 with litigating creditors

holding claims validated by the courts, through payments (including legal fees and

court-imposed penalties) totaling US$ 939 million (about 9 percent of GDP). 12 At this

point, there are three outstanding litigating creditors with claims calculated by the authorities

totaling US$ 393 million. The settlement at end-2008 was on terms significantly less

favorable than those of HIPC, with a discount factor calculated at 37 percent down from an

estimated 79 percent reported incorrectly by the authorities earlier. The lower discount factor

was attributed to the inclusion of some debts covered by the London Club agreement as part

of claims held by litigating creditors. After correcting the error, the outstanding debt was

revised downward, but the total settlement to those creditors remained the same. The error on

the discount factor and reconciled data was reported immediately to the staffs and the Paris

Club, and the authorities have identified a number of actions to prevent such mistakes in

future. These actions include restructuring of the debt unit by separating tasks for

entry/recoding and verification of data, training in risk management to improve the security

and control of the data, conducting regular audits of information/data to ensure accuracy, and

creating a legal affairs unit.

 

 

Cet extrait est une compilation de faux grossiers  ! Et d’affirmations gratuites comme celle de l’inclusion d’un règlement de certaines dettes du Club de Londres !

 

Ce qui me permet de le soutenir, c’est le Rapport d’Audit de KPMG (en pièce jointe et encore à cette adresse : http://www.mefb-cg.org/petroles/pdf/Auditsomaire_SNPC2002_2005.pdf )  page 13. En voici un extrait :

 

 

1.B.2. Les enjeux liés aux procédures judiciaires

 

􀂾Les procédures judiciaires à l’encontre du Congo et de la SNPC

 

Plusieurs créanciers privés ont obtenu des jugements à l’encontre de la République du Congo, et de

la SNPC en tant qu'émanation de l'Etat Congolais, aux Etats-Unis, en France et en Angleterre :

 

􀀹A titre d’exemple, et selon une note des avocats de la SNPC, les créanciers ont initié des

procédures aux Etats-Unis visant à la reconnaissance de jugements étrangers contre la

République du Congo, pour un montant global d’environ 350 M US$ au 31/10/2006. Les

principaux créanciers sont :

 

􀂃Kensington International Ltd : créance d’environ 100 M US$ (plus intérêts post jugement,

fondés sur les obligations de paiement relatives à un prêt initial de 13.5 M US$ datant de

1984),

 

􀂃Walker International Hold & AF-Cap Inc. : environ 75 M US$, fondés sur un prêt initial de

6.5 M US$ de 1984 et sur une créance datant de 1988 pour la construction d’une ligne

électrique,

 

􀂃FG Hemisphere Associates: environ 150 M US$, qui correspondent à un prêt d’origine de

36 M US$ datant de 1982.

 

(Les autres créanciers réglés compris dans ce montant, sont : AIG représenté par Dan Jorgensen, pour une créance Itochu, et Gulf Resources représentés par Stuart Newberger de Cromwell & Moring. Ces derniers ont obtenu 6 milliards de dollars contre la Lybie pour les 7 passagers américains disparus le 19 septembre 1989 dans l’attentat du DC10 d’UTA).

 

Les Avocats de la SNPC, Cleary Gottlieb, Steen et Hamilton dont la fortune parisienne s’est construite sur ces contentieux, sont les mieux placés pour arrêter le montant dû effectivement : 350 MILLIONS DE DOLLARS, rapportés  indiscutablement par KPMG.

 

Ce montant est sans appel et dément catégoriquement les affirmations confuses, fausses et  mensongères du personnel du Fonds Monétaire International !

 

La différence entre ce montant (ou presque puisque certains comme Hemisphere et Walker auraient touché moins et d’autres plus) et celui pris en compte définitivement par le FMI aurait été détournée par le pouvoir congolais. Un peu plus de 500 millions de dollars avec la bénédiction des Institutions Internationales ! POURQUOI ?

 

La clause de confidentialité ne résistera pas longtemps aux enquêtes judiciaires. Le contribuable américain, par exemple, et par les temps qui courent, n’aime pas tellement être abusé par des financiers et des banquiers…

 

Egalement, des intermédiaires français, dans le milieu pétrolier,  ont été utilisés pour blanchir certaines commissions…. Elément fâcheux,  qui apportera une dimension délicate lorsque leurs noms apparaitront.

 

Ces seuls faits suffiraient à déclencher une enquête dans chacun des pays qui ont été amenés à effacer leurs créances sur la République du Congo. D’autres faits, tout autant avérés, suivent, certains plus importants et encore plus révoltants, ci-dessous.

 

 

LA COMPARABILITE DE TRAITEMENT

 

 1) Exigence de la transparence

 

http://www.clubdeparis.org/sections/composition/principes/comparabilite-traitement

Que signifie la comparabilité de traitement ?

Les Procès-Verbaux agréés du Club de Paris contiennent une clause de « comparabilité de traitement » qui vise à assurer un traitement équilibré de la dette d’un pays débiteur par tous ses créanciers extérieurs. En application de cette clause, le pays débiteur s’engage à solliciter de la part de ses créanciers non multilatéraux, notamment des pays créanciers non membres du Club de Paris et des créanciers privés (principalement des banques, créanciers obligataires et fournisseurs), un traitement à des conditions comparables à celles accordées dans le Procès Verbal agréé.

 

Les créanciers du Club de Paris n’attendent pas du pays débiteur que les accords conclus avec ses autres créanciers soient en tous points conformes aux termes de l’accord du Club de Paris. En effet, compte tenu de la diversité des autres créanciers possibles, les créanciers du Club de Paris demandent que le débiteur sollicite des termes « comparables » à ceux de l’accord obtenu auprès du Club de Paris. Ils exigent également du débiteur qu’il leur fasse part des résultats de ses négociations avec les autres créanciers.

 

 

 La dernière phrase de cet extrait est particulièrement importante. Elle met en lumière la lacune grave et la tolérance extrême du Club de Paris, alors qu’il avait été informé par mes soins (voir supra) du problème du traitement des créanciers vautours sans pour cela qu’il ne gèle l’effacement de la dette congolaise. Pourquoi cette empressement à faire cadeau des milliards d’euros d’argent public à une dictature sanglante et corruptrice sans avoir exigé au préalable, ce qu’il était tenu de faire :  connaître précisément les montants accordés aux Fonds Vautours ?

 

Ce qui suit n’est qu’un habillage grossier pour tenter de se donner bonne figure. Jeune Afrique pourtant proche de la dictature congolaise n’a pas pu faire autrement que d’intituler son article : « Dette mystère » !

 

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2567p010.xml0/fmi-dette-exterieure-fonds-vautours-dettedette-mystere.html

Dette mystère

21/03/2010 à 15h:20 Par Jeune Afrique

Gilbert Ondongo, le ministre congolais des Finances, a obtenu, le 18 mars, un effacement partiel de la dette bilatérale de son pays auprès du Club de Paris : 981 millions de dollars, sur 2,5 milliards. Le Club de Paris a promis de faire un nouveau geste, plus important (1,4 milliard de dollars), dès que le Congo sera parvenu à un règlement définitif de son litige avec ses créanciers privés, les « fonds vautours ». Un arrangement conclu avec ces derniers en décembre 2008 devait se traduire par le remboursement de 939 millions de dollars. Après des erreurs de l’administration congolaise sur la classification des créances privées, un nouvel arrangement a été conclu, mais il demeure « confidentiel ». Le FMI et le Club de Paris demandent la levée du secret et la restructuration de l’unité chargée de gérer la dette

 

 

2) Classification des créanciers

 

A l’opposé du laxisme et de la tolérance affichés dans le règlement des Fonds Vautours, un certain soutien apparait dans la résistance abusive déclarée par la dictature congolaise pour s’opposer au règlement d’un créancier : Berrebi & Associés.

 

Contrairement, encore, à ses affirmations, le Club de Paris était informé du statut définitif du créancier Berrebi & Associés depuis le 23 juillet 2007. En effet, la DGTPE, dont dépend le Club de Paris avait demandé au Greffe de la Cour d’Appel d’Aix en Provence, copie de l’Arrêt condamnant la République du Congo. . (Pièce jointe Arrêt Cour d’Appel d’Aix en Provence copie DGTPE 23 juillet 2007 – Copie certifiée conforme apostillée et entre les mains des Avocats, hors de France, de Serge Berrebi)

 

Aucun paiement n’avait été effectué, aucun Pourvoi en Cassation demandé, la décision était bien définitive. Le Club de Paris était donc parfaitement au courant du statut de « ce créancier ». En ne soulevant pas de remarque en acceptant les rapports du FMI avec un faux concernant  « ce créancier » le Club de Paris a indiscutablement favorisé la dictature congolaise.

 

 

3) Créance Russe sur la République du Congo

 

D’après un article publié le 1er octobre dernier dans les Dépêches de Brazzaville, la Fédération de Russie n’a pas signé l’annulation de sa dette :

 

Depuis son accession aux points d’achèvement

de l’initiative pays pauvres

très endettés, le Congo attend toujours

de la Russie la signature d’un accord

bilatéral consacrant l’annulation ou l’allègement

de sa dette conformément

au procès verbal agréé du club de Paris

de décembre 2008.

 

Les Russes, pour la plupart des « ex » du KGB connaissent très bien leurs « camarades » congolais. Il ne faut pas oublier que le pouvoir de Sassou Nguesso est le même que celui de l’ex-République Populaire du Congo, pays satellite de Moscou et dont les cadres, pour l’essentiel, avaient été formés à l’Université Patrice Lumumba à Moscou ou dans l’ex-RDA.

 

Qu’adviendrait-il si la Fédération de Russie refusait finalement d’effacer la dette congolaise ? Au nom de l’égalité de traitement, le Club de Paris demanderait-il aux autres pays membres de revenir sur leur annulation ? Ou bien Moscou aurait-il droit à un traitement privilégié contrairement à « la comparabilité »  à laquelle le Club de Paris semble tant attaché…. ?

 

 

 

PAYS FAUSSEMENT PAUVRE

 

 

1) ENI

 

Durant, quasiment, toute la dernière décennie, la production pétrolière officiellement a culminé à 250.000 barils/jour malgré la mise en production de nouveaux gisements. TOTAL et ENI ne communiquant nullement sur leurs chiffres de production (sur ordre du pouvoir congolais). Un nouveau venu, MAUREL & PROM, en décrochant le jackpot de Mboundi s’est mis à déclarer chacune des augmentations de sa production qui s’éleva rapidement de 2000 barils/jour à 76.000 barils/jour, davantage que la production déclarée du gisement de Nkossa. En 2007, ENI paya 1,434 milliard de dollars pour acheter la participation de MAUREL & PROM dans ce gisement et presque deux fois plus pour acheter totalement BURREN ENERGY qui détenait près de 35% dans ce même gisement. En 2009, ENI ne déclarait plus que 35.000 barils/jour et jamais rien sur ses autres puits…

 

Le profit exceptionnel réalisé par MAUREL & PROM  dans la vente des droits sur le permis MBoundi aurait dû être taxé à 38% et rapporter près de 500 millions de dollars à la République du Congo. Rien n’a été payé…. La République du Congo est-elle un paradis fiscal à qui l’on a effacé sa dette ? Il faut noter que ce gisement bénéficie d’un profit oil exceptionnellement bas en faveur du Congo : 25% pour la SNPC, 75% pour ENI !

 

Le FMI avait été informé de cet élément en temps et en heure sans qu’il ne veuille en tenir  compte…..

 

 

2) TOTAL

 

Moins de 15 jours après la déclaration d’annulation de sa dette par le Club de Paris, le directeur Afrique de Total, Monsieur Jacques Marroaud de Grottes a déclaré, non sans ironie et humour de mauvais goût pour les contribuables, français, italiens, américains qui allaient supporter le fardeau de l’effacement de la dette congolaise, qu’il avait « plusieurs centaines de barils à développer, à peu près 300 millions » au sortir d’un entretien avec le président congolais.

 

300 millions de barils sur une dizaine d’années à une moyenne raisonnablement basse de 100 dollars représentent, pour la République du Congo, 15 milliards de dollars de revenus…. pour un seul gisement !

 

Cette affirmation ne peut venir qu’après des années de recherches et de confirmations géologiques. Le pétrolier était sans aucun doute de mèche avec Sassou Nguesso pour ne faire cette déclaration qu’après l’accord du Club de Paris…. «  Complicité d’escroquerie » certains pourraient affirmer !

 

 

 

Congo/ Total: projet de 300 M de barils

AFP
31/03/2010 | Mise à jour : 13:37 Réagir

Le groupe pétrolier français Total prépare au Congo un projet d’exploitation devant lui permettre d'extraire jusqu’à 300 millions de barils de puits non-utilisés, a affirmé mercredi le directeur Afrique de Total Jacques Marroaud de Grottes à la radio publique. "On espère pouvoir développer et prendre les décisions de développement dans les 12 ou 18 mois qui viennent. Ce projet est important pour prendre le relais de la production (...)

 

On a plusieurs petites centaines de barils à développer, à peu près 300 millions", a déclaré M. de Grottes au sortir d’un entretien (mardi)   avec le président congolais Denis Sassou Nguesso.

Selon le responsable de Total, le projet sera développé à partir des puits situés au nord du champ de Moho-Bilondo, le plus important gisement en offshore, au large de Pointe-Noire et inauguré par le groupe en mai 2008. Moho-Bilondo a permis d’augmenter de 35%, la production nationale congolaise, estimée à 256.000 barils par jour. Ce site devra produire à terme 90.000 b/j, selon les estimations officielles. Total réalise actuellement "une production de plus de 80.000 b/j grâce à l’exploitation du champ Moho Bilondo", a affirmé de Grottes.

Par ailleurs, M. De Grottes a affirmé que "L’affaire Erika (ndlr, condamnation 375.000 euros d'amende) et les problèmes auxquels la société est confrontée au Nigeria n’influent pas sur les activités de Total en République du Congo, où nos affaires marchent bien". Total est le premier opérateur du secteur au Congo avec 60% de la production selon des chiffres officiels de 2008. Le Congo dispute au Gabon la quatrième place de producteur de l’or noir au sud du Sahara, derrière l’Angola, le Nigeria et la Guinée équatoriale. Malgré cette position, deux tiers des 3,6 millions de Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté, et dépensent moins d'un euro par jour.

 

3) SNPC

 

Extraits d’un document officiel et indiscutable : RAPPORT DU CONCILIATEUR INDEPENDANT SUR LES RECETTES PETROLIERES 2007- 2008- 2009 (pièce jointe)

 

PAGE 29

 

2.1.5. RECONCILIATION PROFIT OIL ET EXCESS OIL : PETROLIERS AVEC LA DGH, AU TITRE DES EXERCICES 2007, 2008 et 2009

 

                                                               2009

 En BBLS         DGH               PETROLIERS   Ecart                Ecart en %

PROFIT OIL      29 761 065        25 127 370       4 633 695         15,57%

EXCESS OIL    0                      297 978            -297 978          -100,00%

                                              

                                               2008

En BBLS          DGH                 PETROLIERS Ecart                 Ecart en %

PROFIT OIL      31 647 555        27 132 078       4 515 477        14,27%

EXCESS OIL      1 850 159          1 123 401          726 758        39,28%

 

                                               2007

En BBLS          DGH                 PETROLIERS Ecart                 Ecart en %

PROFIT OIL      27 104 864        28 001 410           -896 546        -3,31%

EXCESS OIL      3 194 616         1 173 833        2 020 783        63,26%

 

La DGH ne communique aucun détail quant aux sociétés pétrolières concernées.

 

 

ANNEXE 6.11 page 71

……

1.1. La SNPC dispose d’un patrimoine propre et d’une autonomie financière

 

…….

La Cour d’appel de Paris, dans une décision rendue le 23 mai 2002 à propos de la Société congolaise

de transport maritime (SOCOTRAM), a précisé que la participation de l’Etat ne portait pas atteinte à

l’indépendance juridique de la société, et qu’il y avait toujours lieu de distinguer la propriété du

capital d’une personne morale, partiellement ou totalement publique (souligné par nous), ce qui est le cas de la SNPC, et la propriété juridique des biens dont elle dispose en en son nom propre (CA Paris,23 mai 2002 : Juris-Data n° 2002-180481 ; DMF 2002, p. 711, obs. E. Dibas-Franck).Note en fin de dossier  1)

 

On ne peut donc qu’en déduire que la SNPC, EPIC doté d’une véritable personnalité morale et de

biens propres, conserve également l’intégralité de son indépendance juridique et ce, même si l’Etat en est l’actionnaire unique et exerce un contrôle étroit sur la SNPC. La SNPC n’est chargée de collecter aucun impôt, et n’est donc en aucun cas tenue de reverser le Profit Oil perçu à la République, à l’instar de toute autre société d’Etat, autonome

……

 

Il en résulte que la SNPC est bien une véritable personne morale, dotée d’une d’un patrimoine propre et d’une autonomie financière et de gestion par rapport à l’Etat.

A cet égard, le Commissaire aux comptes de la SNPC a attesté que les revenus des associations

constituaient son chiffre d’affaires et n’étaient pas collectées pour le compte de l’Etat congolais en

vue d’un reversement au Trésor. L’Etat congolais ne pourrait percevoir les sommes de la SNPC qu’au

titre des dividendes distribués par elle sur décision de l’Assemblée générale des associés comme cela a été prévu dans les statuts.

 

 

Du tableau de la page 29 qui reconnait  qu’au total 93 558 259 de barils de pétrole au titre du Profit oil et de l’Excess Oil ont été payés à la SNPC. A un cours moyen de 80 dollars le baril, ces 3 dernières années, ce sont, environ, 7,5 Milliards de dollars qui sont contrôlés par la SNPC sans que l’on en sache plus sur leur destination.

 

Les rapports du FMI n’ont rien dit à ce sujet. Curieux !!!

 

Sassou Nguesso et sa bande de délinquants en col blanc auraient planqué sur les comptes d’une société qui appartient à l’Etat congolais des sommes colossales, plusieurs Milliards de dollars et c’est au Contribuable des pays membres du Club de Paris de payer ses dettes !!!!

 

A part ces informations fort intéressantes sur le statut de la SNPC quant au profit oil encaissé et sur les quantités de barils découlant de ce même profit oil, j’éviterai

soigneusement de donner mon appréciation sur ce Rapport du Conciliateur « Indépendant » des recettes pétrolières……

 

 

4) COTRADE

 

La Cotrade était une société de trading appartenant à la SNPC. Elle était dirigée par le fils du président Sassou Nguesso, Denis Christel Sassou Nguesso. Au mois de novembre 2009 le FMI avait exigé sa fermeture, sans que personne n’en connaisse la raison…

 

Bien entendu, dans la vertueuse et pauvre République du Congo dont les efforts de transparence et de bonne gouvernance ont été unanimement reconnus par les responsables du FMI, qui lui ont accordé le Point d’Achèvement (voir CONCLUSION), la fraude n’existe pas !

 

Pourtant les très rigoureux dirigeants congolais qui ont bien mérité l’effacement de leurs dettes par le Club de Paris, avaient créé une société « miroir » à Hong Kong : la COTRADE ASIA LIMITED.  Bien pratique pour leurs opérations frauduleuses, elle fonctionnait « hors la vue du notaire ». Cela a pourtant fini par se savoir par les Fonds Vautours qui opérèrent également des saisies sur les comptes personnels du fils du Chef de l’Etat congolais à Hong Kong. Le personnel du FMI alors informé exigea, trop c’est trop et « off the record » la liquidation de toutes les COTRADE , la Congolaise et surtout celle de Hong Kong (voir la Gazette de Hong Kong en pièce jointe). Ce qui fut fait le 12 novembre 2009.

 

Cette structure contredisait absolument l’éloge en page 25 du Rapport du 06 janvier 2010 (extrait  ci-dessous) préalable à un effacement de dette scandaleux. Si ce n’est pas un conflit d’intérêts, c’est au moins de la haute délinquance pétrolière et financière…. !

 

46. Staffs consider that this trigger has been met since 2006, when the government

issued a decree on the prevention and resolution of conflicts of interest involving

members of the Board and senior managers of SNPC (Decree No. 2006-32).

Subsequently, all board members and managers have presented declarations to the National

Auditing Office (Cour des Comptes) confirming that they do not have any share or interest in

any company that has relations with SNPC. The National Auditing Office has acknowledged

the receipt of these declarations, and in an extension of its core functions assessed the

potential for conflict of interest of all SNPC board members and senior managers. The Office

reports for 2007, 2008 and 2009 have confirmed that there are no cases of conflict of interest.

 

Une honte !

 

 

 

 

5) RAPIDE RECAPITULATIF

 

Détournement lors du paiement des Fonds Vautours : +/- …..500.000.000 $

Exonération plus-value réalisée dans vente Mboundi : +/- …..500.000.000 $

300 millions de bbls à récupérer TOTAL Moho-Bilondo :  +/-15.000.000.000 $

93 558 259 bbls profit oil aux bons soins de la SNPC    : +/-     7.500.000.000 $           

                                                                                        Total : …………… +/-   23.500.000.000 $

 

+/-  8,5 milliards de dollars disponibles immédiatement

+/- 15 milliards de dollars à moyen terme.

 

La République du Congo est tout sauf pauvre !

 

Il est aisé de comprendre pourquoi le président congolais, délesté de ses dettes, et fort de ses cagnottes pétrolières rangées dans sa structure opaque qu’est la SNPC, est venu narguer ses généreux donateurs ainsi que ses homologues Chefs d’Etats africains réellement pauvres, au Sommet Afrique France de Nice, dans un Boeing 747 VIP digne du Roi d’Arabie Saoudite…….

 

 

 

PROXIMITES SUSPECTES ET « CERVEAU (X) » DE CET EFFACEMENT

 

 

1) PROXIMITES

 

Des proches de Sassou Nguesso sont également proches de décideurs du FMI.

 

Il en a bien fallu sinon comment expliquer tous les « disfonctionnements » que je me suis permis de porter à votre très haute attention…

 

Comment peut-on expliquer qu’une lettre adressée à Monsieur Dominique Strauss Khan le 10 novembre 2009 vers 15h30 soit suivie, dès le 13 novembre 2009 à 04h00,  d’un éditorial qui sonne le glas de l’accès PPTE ?

 

Il n’y a pas eu, à la suite de cette lettre, un communiqué officiel du FMI, une dépêche d’une quelconque agence de presse officielle. Par quel canal privilégié l’information a-t-elle été obtenue ? Ce n’est pas de l’information journalistique, ce serait plutôt du délit d’initié !!!

 

Editorial-FMI

Vendredi 13 Novembre 2009 à 04:00:00

db32391

(Congo-Brazza)

Et si ...

 

 

Oui, et si finalement le Congo n'accédait pas à la fin de cette année au «point d'achèvement» de l'initiative pays pauvres très endettés que le Fonds monétaire international et la Banque mondiale font miroiter depuis des années comme un joyau devant ses yeux ? La Terre s'arrêterait-elle de tourner, le soleil de se lever, la nuit de tomber ? Notre pays, qui depuis dix ans a fait tant de sacrifices, franchi tant d'obstacles pour se reconstruire, retomberait-il dans le gouffre d'où il a su sortir seul ?

Évidemment non. Moralement, peut-être, ce nouveau retard serait-il ressenti comme une humiliation par ceux qui ont la lourde tâche de négocier avec les puissantes institutions de Breton Woods ; mais sur le plan pratique, en termes de finances donc, la situation ne changerait pas notablement. Pour plusieurs raisons que l'on peut ainsi résumer :

- Premièrement parce qu'une bonne partie de la dette extérieure du Congo a déjà été annulée soit de façon bilatérale grâce à des accords de pays à pays, soit de façon multilatérale dans le cadre des organisations du type Club de Paris et Club de Londres.

- Deuxièmement parce que, dans le même temps, le Congo a considérablement accru ses ressources propres, mettant en valeur ses richesses naturelles et profitant pleinement de la hausse du cours des matières premières, notamment énergétiques, qui faisait flamber les marchés mondiaux.

- Troisièmement parce que, convaincus de la volonté du gouvernement congolais de mener à bien son programme de développement, les investisseurs publics et privés se pressent à notre porte, persuadés à juste titre que le Congo sera dans les années à venir l'un des pays africains les plus actifs, les plus dynamiques.

- Quatrièmement parce que la stabilité de notre pays est assurée pour une longue période de temps grâce à la reconduction, le 12 juillet dernier, de son président, grâce aussi à la normalisation de la vie politique que l'on voit se dessiner avec chaque jour un peu plus de netteté.

Si l'accession au point d'achèvement est retardée, il faudra certes s'interroger sur les raisons pour lesquelles les institutions internationales exigent du Congo ce qu'elles n'imposent pas à tel ou tel de ses voisins immédiats ; mais cela ne freinera en rien l'adaptation de son économie aux exigences du monde moderne. Tout au plus, faudra-t-il soigner les blessures d'amour-propre qui résulteront de cette déception.

Les Dépêches de Brazzaville

 

 

 

L’éditorialiste est en réalité Monsieur Jean Paul Pigasse qui a manifesté ces derniers temps un penchant marqué pour la discrétion. On se demande bien pourquoi ? Au détour de son propos, on apprend tout de même que le pays n’est pas pauvre et n’a réellement pas besoin de l’argent des contribuables français, italiens, américains etc…

 

Paraphrasons Madame Thatcher : « I want my money back !”

 

2) CERVEAU(X)

 

Un de mes Conseils, alors que je lui faisais l’historique de l’effacement de la dette congolaise était stupéfait  : « Comment les Congolais ont-ils pu échafauder pareil plan, pareil scénario ? »

 

Ma réponse fut la suivante : « Il semblerait que ce soit un ou d’anciens  cadres du Trésor, spécialisés et expérimentés dans le rééchelonnement de dettes des Etats qui ont été aux commandes. Ils connaissaient les failles du système (l’usage du FMI de prendre les éléments que les Etats leur donnent sans chercher à les vérifier ; le Club de Paris de prendre pour de l’argent comptant ce que le FMI lui remet ; et tous les pays membres du Club de s’aligner sur la décision prise par ce dernier). Après il a fallu orchestrer la pauvreté et donner l’impression de transparence. Tout cela avait été contrarié par l’action des Fonds Vautours et la mienne. L’Afrique connaissait les mercenaires armés, prêts à tout pour de l’argent,  voici le temps des mercenaires en col blanc spécialisés dans la criminalité financière et l’abus à l’aide au développement ou assimilée…  ! Avec quelques bonnes relations, corrompues ou pas, le tour est joué ! Vous pouvez être assurés (comme la rumeur le dit à Brazzaville) que c’est en cargaisons de pétrole que s’est chiffrée leur rémunération ! »

 

 

 

CONCLUSION

 

Inutile de jeter des noms, des sociétés, des responsables.... 

 

Relativement peu de temps avant que le Congo n’atteigne le Point d’Achèvement, le ministre des finances, Monsieur Pacifique Issoïbeka, déclara face aux sénateurs et en direct à la Télévision congolaise que « 60 % des marchés de l’Etat étaient bidon ! »  (http://mampouya.over-blog.com/article-28243118.html).

 

Cette déclaration fit beaucoup de bruit à Brazzaville. Cela n’empêcha pas Madame Antoinette SAYEH du FMI de se féliciter des progrès accomplis par la République du Congo en matière de gouvernance (pièce jointe) et de conclure ainsi sa réponse à la lettre qui avait été envoyée à Monsieur Strauss Kahn :

 

"In the same vein, it encourages all creditors to participate in HIPC debt relief for Congo. Finally, we would note that a number of triggers (pre-conditions), including in the governace area, are being fulfilled in order for Congo to reach the HIPC completion point.

 

Sincerely yours".

 

 

 

NB La COTRADE ASIA LIMITED venait à peine d’être fermée, il y avait vraiment de quoi se féliciter… !

 

 

Un proverbe français  dit « qu’il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir et de pire sourd que celui qui ne veut point entendre ! » 

 

Compte tenu des montants en jeu et de la période de crise que tous les pays donateurs connaissent, la République du Congo et ses complices ne pourront se soustraire à une enquête approfondie. Dans un pays ou dans un autre… Les fraudes et les failles qui seront mises à jour ne seront pas sans conséquence pour le système de fonctionnement actuel. On ne pourra pas d’un revers de manche balayer, comme dans l’affaire Segura, tout soupçon : les faits sont avérés et d’un montant qui dépasse l’entendement  de tout  Contribuable…

 

 

 

 

 

 

 

 

1) La SOCOTRAM est une société qui collecte depuis 1998 une taxe maritime sur tout ce qui entre et sort du Congo par voie de mer. Elle est gérée dans l’opacité la plus totale par un neveu du président congolais et appartient majoritairement à une société domiciliée à Vaduz au Liechtenstein. Depuis sa création c’est bien plus de 150 millions d’euros qui ont été collectés, sans investissement productif ou utile au Congo. L’arrêt à l’époque du Président Anquetil avait surpris plus d’un, mais à l’époque Walker n’avait pas jugé bon de perdre son temps en demandant un pourvoi en Cassation… La décision que je détiens sur la SNPC est définitive et sans ambigüité quant à son statut d’émanation (pièce jointe).

 

 

A lire toujours http://sergeberrebi.over-blog.com/

 De nouveaux articles seront bientôt mis en ligne…

 

 

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 21:21

« Pigasse, c’est l’Homme Fort ! » Cela m’avait été affirmé péremptoirement d’un ton admiratif  et respectueux par un jeune cadre attaché à la Présidence du Congo et originaire d’Ollombo vers la fin de l’année 2009. Un raccourci qui veut dire que Jean-Paul Pigasse a l'accès permanent et direct à Sassou NGuesso, qu'il en a l'oreille, que ses conseils sont décisifs et que c'est un homme qu'il vaut mieux ne pas importuner.....    L'homme fort ! En Afrique, cela veut dire beaucoup !

 

A cette époque, j’avais, tout de même, fini par comprendre que Jean-Paul Pigasse n’était pas un simple journaliste, aux ordres de Sassou NGuesso, qu’un grand nombre de Congolais injuriaient sur internet, ni encore et seulement un patron de presse, grassement subventionné (chaque numéro trimestriel de la Revue Géopolitique, qu’il contrôle maintenant, recevrait un peu plus de 200.000 euros payés par la Société Nationale des Pétroles du Congo). Certains affirmeraient qu’il est aussi le nègre (ghost writer) de Sassou NGuesso pour un ou plusieurs ouvrages que je serais bien incapable de citer. Il n’y aurait là, à proprement dit, rien de remarquable, de condamnable ou d’extraordinaire. Il n'aurait été alors qu'un professionnel de l’écriture qui tente de gagner sa vie au mieux. Cela relativise simplement la portée de ses éditoriaux qu’il signe d’un pudique « Les Dépêches de Brazzaville » pour mieux épouser une pseudo identité congolaise dans leur rédaction. La presse n'est que son côté officiel et apparent.

 

Jean Paul Pigasse a pour patron Denis Sassou NGuesso, deux fois putschiste et chef de guerres civiles (il a été le premier impunément, avant Kadhafi et Gbagbo/Ouattara, à bombarder sa capitale à l’arme lourde), au moins depuis celle déclenchée le 05 juin 1997 (http://sergeberrebi.over-blog.com/article-chapitre-vi-la-fumisterie-du-declenchement-de-la-guerre-du-5-juin-1997-58408551.html ) . Il sait parfaitement à qui il a affaire et il a totalement intégré le système.

 

Le quotidien « Les dépêches de Brazzaville » est un journal de quelques pages qui est partagé, pour moitié,  avec des sujets qui traitent de la République Démocratique du Congo voisine (est-ce pour anticiper une prochaine OPA de Brazzaville sur Kinshasa ?). Son tirage quotidien est de 15 000 exemplaires, dont 3 500 sont réservés à la Présidence de la République (de Brazzaville). Un peu plus de 10 000 exemplaires sont vendus chaque jour entre Brazzaville, Pointe Noire etc.,  1000 ou à peu près sont invendus.

 

Avec un prix de vente de 100 FCFA (15 centimes d’euros) tout autre professionnel de l’édition que Jean Paul Pigasse aurait fait faillite depuis longtemps. Sur cette feuille de choux, Monsieur Pigasse s’est construit un empire. Il dispose de luxueux bureaux, 38 rue Vaneau dans le prestigieux 7èmearrondissement de Paris ainsi que des bureaux à Washington. Cette dernière adresse n’a qu’une justification possible : le lobbyisme ! On n'imagine pas un seul instant, malgré son grand talent, que ce soit pour concurrencer le Washington Post !

 

Cet homme qui force l’admiration et le respect, à Brazzaville, a toujours évité d’aborder les sujets qui fâchent véritablement. Sont tabous : le Président, sa famille, quelques courtisans, le pétrole, la transparence et deux ou trois bricoles. Pour le reste, il peut à sa guise rester aveugle et sourd ou, s’il le souhaite,  tirer à boulets rouges sur du menu fretin ou, sans jamais les nommer précisément, les  « véritables » responsables du gâchis congolais. Concernant le pétrole, il faut toutefois noter une exception, de taille, à la règle dans l'éditorial "De bon ton" du 15 avril 2011.

 

Tout cela n’est en fait qu’une façade. Monsieur Pigasse est un homme d’influence. Son passé, son parcours, ses proches, ou presque, se seraient situés à Gauche. Ses mérites, à part Sassou NGuesso, ont été reconnus et récompensés curieusement d’une Légion d’Honneur par Jacques Chirac sur son dernier contingent avant qu’il ne quittât l’Elysée. Bien malin qui pourrait dire pourquoi ? 

 

(Cette dernière réaction est teintée, à peine, de jalousie : pour être intervenu d'une manière décisive afin  d'empêcher un détournement, d'un avion parti de Brazzaville en 1987, j'étais "fiché" comme "barbouze" jusqu'à l'année dernière..... La nation reconnaissante !            http://sergeberrebi.over-blog.com/article-premier-dc10-rk-55-50063462.html )

 

En France, la Gauche, la Droite se déchirent ; lorsqu’il s’agit du Congo, elles se décorent…..

 

Il y a quelques mois un article avait été publié sur Mwinda, site congolais d’opposition. (http://www.mwinda.org/index.php?option=com_content&view=article&id=556:-rancurs-et-etroitesse-desprit-&catid=101:article ) Quelques lignes, les premières , ont mis hors de lui le président congolais. Jean Paul Pigasse m’en aurait attribué la paternité. Voici ce court extrait : « Rancœurs et étroitesse d’esprit. Le dernier éditorial de Jean Paul Pigasse est-il un ultimatum poli et déguisé qu’il adresse à l’homme qu’il a contribué à rendre puissant et qu’il a considérablement enrichi - grâce à ses réseaux qui ont permis l’effacement de la dette congolaise - ou tout simplement un constat d’échec ? Sûrement les deux ! Pigasse a été un des principaux leviers de l'accession du Congo au programme PPTE. Le Congo s'en est sorti désendetté et quelques-uns en ont fait leur grande fortune…. »

 

J.-P. Pigasse est régulièrement informé, par mes soins, d’actions, d’interventions, d’initiatives qui sont en relation avec le Congo ou avec son président. D’un point de vue journalistique, ils auraient constitué d’excellents scoops…. Il n’en a jamais parlé. Parfois, il y a une certaine force, presque de la violence, dans ces échanges à sens unique. Cela ne nous a pas empêché de nous rencontrer en début d’année 2010. Comme son ami l’ambassadeur Henri Lopès, ils avaient compris qu’il valait mieux se débarrasser de moi en réglant mon affaire. Notre entretien fut courtois, cordial. Le Congo avait obtenu l’accès au programme PPTE dans lequel j’interférais, il était clair qu’il fallait en finir avec les broutilles que constituait mon dossier. Il fit le voyage de Brazzaville et se rendit compte que le blocage était total me concernant. Sassou NGuesso n’autoriserait pas mon règlement. Pour quelle raison ? Voici quelques pistes sérieuses : http://sergeberrebi.over-blog.com/article-premier-dc10-rk-55-50063462.html (bis) et http://sergeberrebi.over-blog.com/article-le-dc-10-d-uta-ne-devait-pas-exploser-51136730.html

 

En une douzaine d’années d’existence, les Dépêches de Brazzaville, ne m’ont fait « l’honneur » de leurs colonnes qu’à deux seules reprises.

 

La première fois, c’était le 05 décembre 2001( http://www.brazzaville-adiac.com/index.php?action=depeche&dep_id=311&oldaction=liste&regpay_id=0&them_id=0&cat_id=0&ss_cat_id=0&LISTE_FROM=0&select_month=0&select_year=0) .  J.-P. Pigasse rapportait l’audience qui s’était tenue la veille à la 17èmeChambre Correctionnelle du TGI de Paris relative à la plainte déposée par Norbert Dabira et Gabriel Oba-Apounou contre François Xavier Verschave. J’avais accepté de témoigner en faveur de ce dernier. Dabira était un ami, Oba-Apounou « mon » ex –ministre du développement rural, j’y allais pour y révéler des faits précis que j’avais rapportés à la Police Française et au Juge Bruguière. J’avais consenti à le faire, auprès de Verschave et de son Avocat, Maître Comte, à condition que des journalistes soient présents. Ce qu’ils m’avaient assuré. Lorsque je fus appelé à me présenter dans la salle d’audience, Jean-Paul Pigasse trônait seul dans le box réservé à la presse. Voici ce que le brillant reporter d’alors, le grand homme de presse a rapporté de mon témoignage : « Cinq heures d’un ennui mortel, marquées par les dépositions interminables de trois témoins –Serge Berrebi, Albert Kolélas, Benjamin Toungamani – cités par la défense, dont on se demandait avec angoisse ce qu’ils voulaient dire tant leurs propos étaient décousus et hors sujet. » Plus loin dans l’article : « On retiendra aussi le talent et la fougue avec lesquels les avocats du général Dabira et de Gabriel Oba-Apounou, M° Jacques Vergès et Luc Brossollet, ont attaqué François-Xavier Verschave – « Saint Verschave » dira méchamment le premier - , le harcelant ainsi que ses témoins de questions précises….. »  

 

Ce qui suit est strictement sous le contrôle du rapport du  greffier qui était présent à l’audience et des notes que j’avais prises immédiatement. Je défie Jean Paul Pigasse de dire que les affirmations qui suivent, contraires à son article,  sont mensongères : « Lorsque j’en eus terminé de mon témoignage, le Président, le Juge Hervé Stephan, me posa une seule question. Je répondis par le nom de Pierre Oba. Puis il donna la parole aux Avocats, d’abord Maître Comte, puis ce fut Maître Brossolet qui déclara qu’il n’avait pas de question à me poser « mais qu’après un témoignage de cette qualité, il ne pouvait qu’encourager le témoin à écrire des romans de science-fiction ! » Personne alors n’a ri dans la salle ! Puis le Président se tourna vers Maître Vergès. Celui-ci, replié sur son pupitre, sans lever la tête, dans un mouvement de refus du bras, répondit au Président : « Je ne suis pas l’Avocat du Juge Bruguière ! »

 

(Curieusement Verschave fut condamné, malgré cela, pour diffamation mais je ne fus pas, alors, poursuivi moi-même pour diffamation ou faux témoignage  !)

 

Me concernant Jean Paul Pigasse doit être sourd ou malentendant. Quant à sa bonne foi, laissons  cette appréciation aux lecteurs…..

 

La seconde fois, c’était le 23 février dernier ( http://www.brazzaville-adiac.com/index.php?action=depeche&dep_id=46842&oldaction=liste&regpay_id=0&them_id=0&cat_id=0&ss_cat_id=0&LISTE_FROM=0&select_month=0&select_year=0). Jean Paul Pigasse se dissimule encore derrière son pseudo favori « Les Dépêches de Brazzaville » et me lance quelques piques destinées à satisfaire le président congolais et sa cour. Le propre d’un dictateur c’est de ne reconnaître aucune autre loi que la sienne qu’il établit selon son humeur et sa préférence. J.-P. Pigasse me tend là une perche pour en faire la démonstration.

 

« Tout en contestant sa réalité » et plus loin "les agissements de Berrebi & Associés"’ constituent de basses équivoques pour plaire à son employeur. Elles sous-entendent que je suis un malfaiteur, un escroc. Je ne me lancerai pas dans un long plaidoyer pour me justifier, j’invite simplement « les Dépêches de Brazzaville » à lire l’Arrêt de la Cour d’Appel d’Aix en Provence du 08 novembre 2000, ci-dessous. Les avocats du Congo sont toujours les mêmes,  Sassou NGuesso ne les a pas reniés. Cleary, Gottlieb Steen Hamilton n’ont à aucun moment, d’une manière ou d’une autre, contesté « la réalité » de ma créance. La seule  contestation portait alors sur l’incidence de la dévaluation du FCFA.

 

Pacifique Issoïbeka, ministre des Finances du Congo avait avoué publiquement que 60% des marchés de l’Etat étaient « bidon ». Le journal de J.-P. Pigasse, curieusement, ne l’a  jamais rapporté. Sans oublier l’immense fausse dette créée de toute pièce en 1992, par son employeur,  des centaines de millions d'euros aujourd'hui, pour « emmerder Lissouba ». M’offrira-t-on quelques colonnes dans les « Dépêches de Brazzaville » pour parler de la dette gagée, sur le pétrole congolais, domiciliée en Suisse  qui a été payée on ne sait combien de fois ? Des centaines de millions de dollars encore…

 

Quant au titre donné à l’article, je comprends qu’il est difficile de faire du sensationnel au Congo Brazzaville tant ce pays est étouffé par la médiocrité. Un pays producteur de pétrole qui est incapable de soigner sa population. Un pays producteur de bois incapable de fabriquer des bancs et des tables pour ses écoliers. Un pays qui ne manque pas d’esprits brillants mais qui est obligé de subir le lavage de cerveau d'une presse officielle dirigée par un Rédacteur en Chef importé.

 

Je laisse, Jean Paul Pigasse, à ses médisances. La République du Congo reste ma débitrice et ne pourra s'acquitter de sa dette en me diffamant. Les décisions de justice, dont je bénéficie, s’appliqueront tôt ou tard....

 

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ARRET COUR D APPEL AIX EN PROVENCE 08NOV20000006

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 16:33

                                                                                                                             17 Avril 2011 

 

 

LETTRE OUVERTE

A  Messieurs :

 

Clément MIERASSA, Mathias DZON,    Pascal TSATY MABIALA,  Guy Romain KINFOUSSIA,  Christophe NGOKAKA,    Bonaventure MBAYA.   Eugène DIKAMONA,     Paul Marie MPOUELE, Raymond GAMBOU.

Et aux Responsables des Associations et Partis politiques suivants :

 

-        Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) ;

-        Le Congrès du Peuple (CP) ;

-        La Convention Nationale pour la Démocratie et le Développement (CNDD) ;

-        La Convergence Citoyenne (CC) ;

-        Le Mouvement MIKALE ;

-        Le Mouvement des Verts du Congo (MVC) ;

-        Le Mouvement pour l’Intégration Sociale (MIS) ;

-        Le Parti pour l’Alternance Démocratique (PAD) ;

-        Le Parti Social-Démocrate Congolais (PSDC) ;

-        Le Parti pour le Renouveau démocratique (PSRD) ;

-        Le Rassemblement pour le Bien-être Congolais (RCB) ;

-        le Rassemblement pour le Congo (RAPCO) ;

-        Le Rassemblement pour la Démocratie et la République (RDR) ;

-        Le Rassemblement des jeunes Patriotes (RJP) ;

-        L’Union pour la Démocratie et la République (UDR-MWINDA) ;

-        L’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS) ;

-        L’Union Patriotique pour le Renouveau National (UPRN).

 

Messieurs,

 

C’est avec le plus grand intérêt  et une véritable satisfaction que j’ai pu prendre connaissance du Communiqué final de la 3ème Convention Nationale du FPOC qui s’est tenue le 09 et10 avril 2011 à Brazzaville.

 

Ce n’est qu’un ancien opérateur économique, étranger, spolié par le pouvoir dictatorial de Monsieur Sassou NGuesso qui se permet de s’adresser à votre honorable Assemblée de démocrates que j’espère sincères. La résistance abusive à laquelle je suis confronté n’est rien par rapport à l’arbitraire que vous subissez au quotidien et que je tente de dénoncer sur mon blog (http://sergeberrebi.over-blog.com/articles-blog.html) .

 

Les traumatismes subis par la population congolaise durant les guerres civiles à répétition depuis 1997 incitent à la prudence et à la modération. Brazzaville a été bombardée à l’arme lourde avant les villes libyennes et avant les villes ivoiriennes. Les horreurs que l’on découvre aujourd’hui étaient votre ordinaire durant de long mois sans que la communauté internationale, les ONG et les médias ne réagissent…

 

Ces faits indiscutables permettent de comprendre cette modération dans l’expression de vos conclusions. Pour avoir été un proche du regretté Bruno Ossebi, j’en connais tous les dangers que « nous » encourons tous.

 

Il me faut cependant porter à votre attention l’exploit, ô combien, téméraire, accompli par un observateur privilégié, résidant une bonne partie de son temps à Brazzaville. Cet homme de presse, pourtant subventionné par le pouvoir de Monsieur Sassou NGuesso, est allé aussi loin, si ce n’est plus loin, que je vais lorsque je dénonce l’opacité des transactions pétrolières. http://sergeberrebi.over-blog.com/article-retour-au-troc-et-a-la-compensation-71063080.html 

 

Je vous encourage vivement à reprendre mot à mot chacune de ses interrogations et de les faire totalement vôtres ! Certes il a été facile pour moi, vivant maintenant malheureusement loin de Brazzaville, de dénoncer le fait que le fils du président congolais, Monsieur Denis Christel Sassou NGuesso, gère des sommes colossales sans devoir en rendre compte à quiconque. C’’est près d’un milliard de dollars par mois, soit environ 500 milliards de FCFA, qu’il se charge de commercialiser en toute opacité.     http://sergeberrebi.over-blog.com/article-cotrade-asia-ltd-ou-la-transparence-du-necoge-petrolier-a-la-congolaise-68014447.html .

 

Depuis des mois, les monarchies du Golfe Persique, au vent de la révolte qui souffle en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, ont débloqué des milliards de dollars afin de soulager les souffrances de leurs populations. Insensible, totalement insensible à vos misères, le petit clan de sangsues qui vous dirige s’est contenté d’augmenter l’impact de leurs prélèvements grâce à l’augmentation du prix du pétrole et à l’augmentation de la production. Je dois vous rappeler que la hausse des prix du brut,  grâce aux contrats de partage production, augmente les quantités qui reviennent au titre du profit-oil à la République du Congo, via la SNPC et que cette dernière se les approprie !

 

Le Rédacteur en Chef des Dépêches de Brazzaville vous invite à vous poser un certain nombre de questions. Posez-les vous et posez les également de la manière la plus vive qui soit. Votre pays n’est pas dépouillé, comme le sous-entend l’article en question, par des compagnies pétrolières, dont la taxation ne dépend que de vous, mais par un petit groupe de quelques personnes qui s’accapare la quasi-totalité des revenus  du pétrole congolais.

 

Monsieur Pigasse, car c’est de lui qu’il s’agit, est un observateur averti et privilégié. Son éditorial est sûrement davantage un cri du cœur qu’une interrogation niaise face aux exorbitants montants détournés. Le Rédacteur en Chef des Dépêches de Brazzaville a suffisamment et longuement  milité pour l’effacement de la dette congolaise, en espérant qu’elle mettrait un terme à la pauvreté, pour s’estimer trahi et roulé dans la farine par le vrai « boulanger » de l’Afrique Centrale.

 

En espérant, que cette contribution de « deux non-congolais », l’un,  bête noire du régime, et l’autre, jusqu’à maintenant son plus fervent propagandiste, servira votre juste combat.

Veuillez agréer, Messieurs, l’expression de mes respectueuses et très fraternelles salutations.

 

                                                                                                                             Serge Berrebi

Editorial

Vendredi 15 avril 2011

De bon ton                                                                           

                                                                  

ll n’est certainement pas de bon ton, dans le milieu feutré de l’industrie pétrolière où l’importance des enjeux incite à la plus extrême discrétion, de poser des questions aussi délicates qu’essentielles. Par exemple: où vont les recettes supplémentaires, a priori énormes, procurées par la flambée actuelle des prix de vente des hydrocarbures ? Les frais de prospection, de production, de transport et de commercialisation étant depuis longtemps amortis, du moins pour l’essentiel des gisements, comment se trouve partagé le surplus de recettes procuré par la hausse continue des prix de l’or noir ? La nation congolaise, à qui appartiennent ces ressources naturelles et qui les a simplement mises en location, est-elle la première bénéficiaire de l’augmentation quotidienne des recettes qu’elles procurent ?

 

Le nombre d’opérateurs étant limité chez nous, au Congo, il ne devrait pas être très difficile d’obtenir des réponses claires à des questions aussi directes. Mais sauf à ne pas suivre l’actualité avec une attention suffisante ce qui, vous en conviendrez, serait un comble pour les observateurs que nous sommes, nous n’avons pas entendu dans les dernières semaines des voix s’élever du sein de l’administration congolaise ou des quelques entreprises concernées le moindre début de réponse à ces interrogations. Et c’est pourquoi nous les posons de façon très directe à travers ces colonnes avant que l’opinion congolaise se charge de le faire par d’autres voix.

 

Le problème est simple : si l’on admet, avec tous les grands patrons mondiaux du pétrole et du gaz, que le prix des hydrocarbures ne peut que s’accroître au fil du temps, quelle part de ce surcoût rentrera dans les caisses de l’État congolais ? 5%, 25%, 50%, 75 % , plus même ? En bonne logique et sauf si des accords particuliers ont été passés ici ou là, l’essentiel des recettes supplémentaires procurées par l’or noir devrait revenir à la nation congolaise ; ce qui aurait pour résultat de donner un formidable coup de fouet au développement du pays et de lui permettre de résoudre les problèmes sanitaires, sociaux, de formation, d’équipement auxquels il est présentement confronté. En dix ans, c’est un trajet deux ou trois fois plus long que le chemin d’avenir qui pourrait ainsi être parcouru !

 

Il n’est peut-être pas de bon ton de s’interroger publiquement sur un tel sujet. Mais c’est assurément faire preuve de bon sens que le faire dans les colonnes d’un simple journal car tôt ou tard, et plutôt tôt que tard, les Congolais s’empareront de la question. Et ce jour-là il faudra bien répondre.

 

Les Dépêches de Brazzaville

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 21:07

 

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Gauche "Beluga"(*), Droite "françafricaine" : Sassou est un ami rare.... ! 

 Kings-of-the-world.jpg

 .

 Amitié sincère et désintéressée

  .

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Paris ne s’est pas fait en un jour.

 .

Les réseaux construits par Sassou Nguesso non plus.

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Depuis son parrain, André Tarallo, avec lequel il aimait s’afficher en photo sur d’immenses panneaux publicitaires à Brazzaville, Sassou a compris qu’il fallait de la discrétion pour conserver ses bonnes et utiles relations.

 

L'opacité de la gestion du pétrole congolais a permis d'entretenir grassement les réseaux de Sassou NGuesso. L' objectif premier a toujours été de faire oublier l'image d'un chef d'Etat deux fois putschiste et chef de guerres civiles. Le second de péréniser un pouvoir impopulaire.  Denis Sassou NGuesso a été le premier a bombarder allègrement, à l'arme lourde, ses populations civiles. 40.000, 50.000 victimes, nul ne sait le nombre exact. Les réseaux ont permis de dissimuler, autant que possible, en temps réel, les crimes odieux qui se déroulaient au Congo. Par la suite d'en effacer les traces et de lisser son image en celle d'un président démocratiquement élu à78%. Quand aux dettes de ce pays, massacré par la dictature, les vols, les détournements, la corruption, elles ont été effacées par le Club de Paris sur de faux rapports du FMI...!

 

Pour tenter de comprendre ce que sont  le Congo et l'Afrique d'aujourd'hui voici quelques pistes : 

 

 (*) Gauche "Beluga" : copyright non déposé. A utiliser pour la différencier de la très modeste "gauche caviar". Le Beluga comme tout le monde le sait,  est une qualité de caviar très recherchée et bien entendu hors de portée du commun des mortels....

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  1) Roland Dumas, rabatteur pour Paribas Genève ? 

rolanddumas.jpg Roland Dumas.

 

1987 Août ou Septembre. Je suis installé à l’avant d’un avion de Swissair, en première classe, qui, de Paris, m’emmène encore une fois à Genève (peu après le détournement de la vol Air Afrique 55). Assis à côté de Jacques de La Rosière, alors Directeur Général du FMI, je me retourne : derrière nous se trouve Roland Dumas, redevenu Avocat.

 

Pour mémoire, ses fonctions gouvernementales ont été, jusqu'alors, les suivantes :

 

Porte-parole du Gouvernement : Juin-Décembre 1984

Ministre des Affaires européennes: 1983-1984.

Ministre des Affaires étrangères : décembre 1984 - 20 mars 1986 

 

Il sera de nouveau Ministre des Affaires étrangères (12 mai 1988 - 29 mars 1993).

 

 

Beaucoup de monde dans cet avion, il y a une manifestation importante de la Croix Rouge et des tas de Chefs d’Etat y ont été conviés. Sassou Nguesso aussi. Dès mon arrivée à Genève, je passe par l’Hôtel Intercontinental où logeait sa délégation, puis je me rends chez Paribas (pas encore BNP), 2 place de Hollande. Je résidais alors au Congo et toutes mes opérations de crédit étaient assurées par cette banque. Le savoir-faire bancaire de cette banque était unanimement reconnu. Un des directeurs, X. Xxxx, me reçoit et nous démarrons une conversation amicale (1). Mon voyage me revient à l’esprit et je lui raconte la présence de Roland Dumas à bord de l’appareil. Aussitôt, il me lâcha : “Oui, je sais, il doit nous amener Sassou Nguesso comme client à la banque…” . Nous n'avions pas parlé du président africain, de celui-là ni d'aucun autre. Spontanément, il s'était laissé à cette confidence, rare, pour un banquier suisse. A l'époque elle n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd !

 

Les banques rémunéraient à hauteur de 2% les "rabateurs de grosses fortunes". A cette époque, la Suisse n’était pas trop regardante.

Roland Dumas était, alors, redevenu Avocat. Il avait été celui de Mitterrand. L'anecdote célébrissime disait, qu'avant qu'il ne devienne président, ce dernier avait, pour Avocats, Robert Badinter pour le "droit" et Roland Dumas pour le "tordu". Le lecteur appréciera dans quelle catégorie cataloguer la démarche, en faveur de la Banque Paribas à Genève, d'un ex-Ministre (et d'un futur Ministre) des Affaires étrangères de la France.

  

Je n'ai jamais su si cette intervention a été décisive, c'est-à-dire si effectivement Sassou Nguesso avait accepté d'ouvrir un compte et d'y placer ses économies, sûrement énormes, chez Paribas. Ce que je suis en mesure d'affirmer :

 

 1) de tout temps Paribas, et maintenant BNP Paribas 2, Place de Hollande à Genève, a été et est l'établissement bancaire quasiment incontournable pour toute transaction pétrolière. (50% à 70% des transactions pétrolières négociées chaque jour dans le monde y sont traitées.)

 

 2) BNP Paribas a toujours été proche de Sassou NGuesso a tel point que la banque a été poursuivie à New York dans une procédure criminelle (RICO) pour ses proximités congolaises... (procédure abandonnée après paiement par le Congo d'un pseudo montant de 939 millions de dollars -on ne plaisante pas!) . Elle fait l'objet actuellement d'une plainte qui a été déposée par un collectif congolais représenté par Maître Brice Nzamba. Plainte que je compte rejoindre également...

 

 3) au début des années 2000, le compte dont disposait Sassou NGuesso à Monaco chez BNP Paribas avait quitté le Rocher pour trouver des cieux plus cléments en Asie.

 

 

On ne peut reprocher à un Avocat de défendre même le pire des  criminels. 

 

Mais, pour un ancien ministre de la France, aider ou tenter d'aider un président putschiste africain à planquer l'argent détourné ou le fruit d'une corruption...cela est tout à fait différent !  Quelques mois plus tard, il retrouvait sa place de  ministre. Aurait-il été alors l'obligé de Sassou NGuesso ? Cela aurait impliqué, normalement automatiquement, un "conflit d'intérêt" ?  Mais qui s'en serait soucié...

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Le Ministre des Affaires étrangères de la France a-t-il eu à donner des ordres pour la réunion du 23 septembre 1989 avec le Juge Bruguière ? (Voir http://sergeberrebi.over-blog.com/article-le-dc-10-d-uta-ne-devait-pas-exploser-51136730.html ). Pour toute réponse lire aussi l'article ci-dessous........

 

 

1)" Un des directeurs, X. Xxxx, me reçoit...."  Le secret bancaire, en Suisse, est très strictement protégé. Il convient de ne pas dévoiler son identité...

 

  

Maryvonne Raveneau, la femme que Kaddafi n'achètera pas

01/03/2004 à 00h:00 Par Christophe Boisbouvier
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La veuve du commandant de bord ne veut pas de l'argent du Guide. Motif : le mot « attentat » ne figure pas dans l'accord d'indemnisation. (ndlr : Sassou NGuesso, obligeant également ses ministres à en faire de même, ne parle jamais que de"l'accident du DC10 d'UTA)

Un mot… Il manque un seul mot dans l'accord franco-libyen du 9 janvier dernier sur l'indemnisation des familles des victimes de l'attentat contre le DC-10 d'UTA. Le mot
« attentat » justement. C'est le mot clé, mais il est interdit ! Prix de cet énorme mensonge : 170 millions de dollars (135,3 millions d'euros). En substance, la Libye a dit aux familles : « Si l'attentat n'est pas mentionné, vous aurez 170 millions de dollars. »
Presque toutes ont accepté le marché. Mais une femme a dit non. Elle s'appelle Maryvonne Raveneau. C'est la veuve du commandant de bord du DC-10.
Maryvonne Raveneau, c'est une silhouette élancée et une montagne de volonté. Pas du tout la veuve éplorée portant un masque de douleur. Non. Elégante, souriante, elle dégage de la sérénité. La voix est ferme et le regard bleu acier. Jusqu'en 1989, la vie lui avait ouvert les bras. Une enfance à la Martinique, un mariage d'amour avec Georges, descendant d'une famille békée comme elle, la naissance de deux fils, puis le départ pour Paris. Georges Raveneau était pilote de ligne, promis à une belle carrière. Le 19 septembre 1989, tout s'est arrêté.
Ce jour-là, une mallette piégée est introduite dans le vol UTA 772 Brazzaville-Paris. Georges Raveneau est aux commandes. Qui a posé la bombe ? Après une enquête de plusieurs années, le juge français Jean-Louis Bruguière affirmera que ce sont sans aucun doute les services secrets libyens. Pour quel motif ? Punir la France d'avoir aidé les Tchadiens à chasser l'armée libyenne de leur territoire. Trente minutes après l'escale de N'Djamena, la bombe explose en plein vol. Cent soixante-dix morts. Le même jour, à 20 heures, Maryvonne Raveneau regarde le Journal télévisé. Patrick Poivre d'Arvor annonce qu'un avion d'UTA a disparu entre N'Djamena et Paris. Elle ne comprend pas tout de suite. Elle va chercher la feuille de route de son mari... En un instant, sa vie bascule.
La douleur, la souffrance... Au début, Maryvonne Raveneau est hébétée, sans réaction. De toute façon, elle est persuadée que son pays, la France, la défendra. Et que justice sera rendue. Mais le jour où le ministre français des Affaires étrangères Roland Dumas déclare qu'« il faut tourner la page », elle commence à douter.Le 10 mars 1999, six Libyens sont condamnés par une cour d'assises française. Par contumace. « Pas facile de voir un box vide », se souvient-elle. Et quand la Libye verse une indemnité de 35 millions de dollars aux plaignants, elle comprend. Paris et Tripoli se sont réconciliés au prix d'une contumace. Les coupables peuvent dormir tranquilles.
C'est alors que vient la colère. Jusque-là, elle était femme au foyer, trop timide pour se mettre en avant. Maintenant, elle va se battre. Elle sera « la veuve du commandant Raveneau ». Le 25 octobre 1999, elle se lâche. Elle écrit à Jacques Chirac : « Monsieur le Président, vous souvenez-vous de ce jeune pilote martiniquais, Georges Raveneau ? Militant RPR, il vous avait piloté le 12 mars 1981 lors d'une de vos visites dans les départements d'outre-mer. Il croyait en vous. [...] 19 septembre 1989, cette date vous évoque-t-elle le moindre souvenir ? À lire vos propos, à entendre Kaddafi parler de "son ami Chirac" et d'une "affaire révolue", j'en doute fort. Dix ans après cet assassinat, je ressens votre attitude comme une trahison, une lâcheté de votre part. [...] Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, mes salutations attristées parce que hélas ! non respectueuses. » La lettre n'aura jamais de réponse... 
 
Article repris sur :

   http://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/le-dc-10-duta-ne-devait-pas-exploser/

 

 

2)   Franc – Maçonnerie, "les dictateurs qui l'ont piégée"

img002.jpg Sassou Nguesso, pomme de discorde chez les francs-maçons.

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Une couverture qui ne fait pas dans la dentelle...

 

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils en ont mis du temps à s'en rendre compte…..

 

 

Extraits : "Les occidentaux ont imposé leurs croyances et visons du monde, annihilant les cultures africaines. Il en va de même pour la maçonnerie importée selon le modèle européen qui a ignoré le poids des traditions encore fortes comme l'animisme, le vaudouisme. .....

 

...... Il  appartient aux directions d'obédiences françaises et européennes de condamner des institutions dites "obédiences maçonniques" dirigées par des dictateurs africains. Ce principe de reconnaissance qui a prévalu par le passé, doit aujourd'hui être remis en question." 

 

Cela est écrit avec beaucoup de tact et de sous-entendus particulièrement dans le premier passage. Je me garderai bien de mettre les points sur les "i" car cela n'est vraiment pas joli-joli...

 

Le combat chez eux n'est pas terminé, mais ils en viendront à bout. C'est tellement énorme ce qui s'y passe actuellement !

 

Félicitations à mon ancien voisin d'Antibes et néanmoins pas ami, François Stifani, Grand Maître de la GNLF. Des amis communs, des points communs, les enfants se connaissent et il ne bougerait pas un petit doigt pour vous, bien au contraire..... Pour son ami Sassou, pardon, pour son Frère Sassou Nguesso. 

 

(Cet article avait été rédigé en mai 2010. Depuis nous avons connu l'épisode monégasque du 19 février 2011. Sassou Nguesso, ayant eu vent de mes proximités sur le Rocher, avait préféré ne pas assister à l'intronisation de la nouvelle Grande Loge de Monaco)

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 3)  Albin Chalandon, très vieille histoire 

 

 

1608.jpg 

 Albin Chalandon

 

 

Très vieille histoire mais cependant caractéristique du recrutement, de la construction et du  mode de fonctionnement du lobby  pro-Sassou Nguesso.  Ce système prévaut en France mais également aux Etats-Unis où le Congrès, vigilant, s'est étonné des sommes énormes dépensées "officiellement" par le Congo pour ses lobbyistes. http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/08/25/AR2010082505238.html

 

Lorsqu’il quitta ses fonctions de PDG d’Elf, Albin Chalandon devint Conseiller-consultant aux hydrocarbures de Sassou Nguesso. C’était courant 1983. Albin Chalandon prenait l’avion, une fois par mois pour Brazzaville. Vol UTA 305, départ à minuit de Roissy, le jeudi, arrivée à Maya Maya à 6h30. Il se rendait à l’hôtel Méridien où la suite présidentielle, toute moquettée de bleu, lui était réservée. Durant cette période, je résidais à l’année dans cet hôtel, face à cette suite. Albin Chalandon ne quittait cet appartement que pour un déjeuner ou pour un café, avec le Président congolais, dans l’après-midi. Puis, départ de Brazzaville par le vol UTA 306 pour Paris, le même jour à minuit.

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A l’époque, certaines sources rapportaient que ses honoraires étaient de 500.000 FF l’équivalent de 75.000 euros. Il y a presque 30 ans c'était une somme colossale... A ce niveau de qualité de la consultance, et dans ce domaine précis, cela était possible mais excessivement bien payé. Ce montant pouvait être perçu à la Paierie du Congo, 57 bis rue Scheffer Paris 16ème, auprès du Payeur, Monsieur Mokoko, un excellent homme. Ceux qui le souhaitaient, pouvaient être payés en espèces et, bien entendu, chacun ne manquait pas de déclarer, au Trésor Public, les sommes perçues.

 

Il faut se rappeler peu de temps après sa prise de fonction au ministère de la Justice, en tant que Garde des Sceaux, il y eut l’affaire Chaumet et l’enquête révéla que Monsieur Chalandon avait placé, chez le Joaillier, pour "environ 6 millions de francs, en espèces, fruits d’une vente de bijoux de son épouse d’alors, une princesse Napoléon". Chaumet faisait du Madoff avant l'heure, mais à 20% d'intérêts par an....

 

Information alors publiée par le Canard Enchainé." Honni soi qui mal y pense" le dernier paragraphe n'a strictement rien à voir avec le précédent !

 

En 2010, je fus poursuivi par l'Etat du Congo et l'Ambassade afin que ma dernière saisie sur le compte de cette dernière, chez BNP Paribas, soit annulée. Finalement la procédure a été radiée. Les opérations de "relations publiques" seraient tellement plus aisées lorsque la Paierie du Congo pourra reprendre ses bonnes vieilles habitudes....

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En 1986 démarra la première cohabitation et Albin Chalandon devint Garde des Sceaux. Il était à ce poste lors du détournement du vol RK 55 et de la mort du pauvre Xavier Beaulieu. Hariri n'a jamais fait l'objet d'une procédure d'extradition pour le meurtre du jeune Français. Il n'y a jamais eu d'enquête officielle, ni d'instruction déclenchées sur ce détournement. Je peux l'affirmer d'autant plus que jamais, encore une fois, la Police Française ne m'a jamais appelé ni convoqué pour que j'apporte mon témoignage.  Il y a-t-il eu ce que l'on appelle maintenant, pudiquement, un  " conflit d'intérêt" ?

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4)  Jacques Attali, Conseiller de Denis Sassou Nguesso 

 

 

imagesCAV8O89C.jpgJacques Attali

 

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Le 8 mai 1998, j’accompagnai Jacques Attali à Brazzaville après lui avoir acheté son billet d'avion. Dans la matinée de notre arrivée nous avions été reçus par Sassou Nguesso pour qu’il devienne son Conseiller. L’audience s’était parfaitement déroulée et les détails furent réglés entre Sassou et Attali, seuls.

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 Il rentra à Paris le soir même. Je croyais à cette époque ce monde plein de bonnes intentions et qu’Attali pouvait contribuer à relever le Congo, que j’aimais, des ruines de la guerre civile. Doué d'une intelligence très moyenne, je n'avais compris que tardivement les véritables responsabilités de chacun, en particulier, dans le déclenchement de la guerre civile... ( http://sergeberrebi.over-blog.com/article-chapitre-vi-la-fumisterie-du-declenchement-de-la-guerre-du-5-juin-1997-58408551.html )

 

Lors de ces heures passées à MPila avec l'ancien conseiller de Mitterrand nous eûmes droit à un spectacle, pour ma part, complètement hallucinant : nous étions conviés à un déjeuner qui devait être servi, dans le jardin de la résidence présidentielle, sous une tonnelle, à une trentaine de mètres du Salon dans lequel nous nous trouvions. Sassou NGuesso nous laissa, Jacques Attali, Ingrid Van Galen et moi-même, avancer bien entendu à pied. Je fus complètement effaré de voir arriver alors le général congolais dans une berline Mercedes blindée entourée d'une quinzaine de jeunes miliciens cobras armés jusqu'aux dents pour sa protection rapprochée... Mise en scène douteuse ou crainte d'un "snipper" ? Toujours est-il que le déjeuner se déroula sans la présence de ces jeunes sûrement affamés ! Allassane Ouattara, alors Directeur Adjoint du FMI, nous avait rejoints.

 

Pour avoir introduit Jacques Attali et Ingrid Van Galen auprès de Sassou Nguesso, je n’ai perçu strictement aucune rémunération et juste après cette intervention (un tout petit peu plus tard avec Van Galen) tout contact a été coupé avec l’ancien Sherpa de Mitterrand. Pour être valable, un "gentlemen agreement" doit s’établir entre de véritables gentlemen.

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A ce moment, mon nom sortit de l’ombre dans laquelle je me trouvais et, peu de temps après, je reçus des menaces de mort et je ne remis plus les pieds à Brazzaville (heureusement bien avant le déclenchement des massacres, par les Cobras de Sassou Nguesso, des populations des quartiers sud de Brazzaville). Etait-ce à ce moment-là, que les amis de Sassou Nguesso, des membres de Services français, lui auraient soufflé mon rôle dans l’affaire du DC10 d’UTA (voir plus haut J.- L. Bruguière “forte odeur de billets verts”)? Je le crois !

 

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Liberation-Attali-Cher-Conseiller-de-Sassou-Page-2.jpg

Libération du 11 février 1999

 

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. 5) Dominique de Villepin "Maintenant, je le tiens !" 

Dominique de Villepin Dominique de Villepin

 

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08 décembre 1997 Brazzaville. Jean Francois Probst est en compagnie du Général Sassou Nguesso, vainqueur de la sanglante guerre civile déclenchée le 05 juin 1997 et terminée le 15 octobre 1997. Il recueille des informations qu'il consignera dans son livre "Chirac, mon ami de trente ans."

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 Extrait pages 157 à159


"La guerre s'est terminée début décembre 1997, et je me suis rendu au Congo une semaine plus tard. Je suis parti de Pointe Noire le 6 décembre 1997. Denis Sassou-NGuesso m'a accueilli au palais M'Pila et j'y suis resté du 7 au 10 décembre. Le lendemain de mon arrivée, j'ai passé toute la matinée avec lui, j'ai déjeuné à sa table et nous avons passé un long moment à converser. Dans l'après-midi, il est allé dans une pièce à côté. Il est réapparu avec un cahier à spirale entre les mains. "Jean-François, il faut que je te montre quelque chose." Ce cahier avait été saisi dans le coffre de Claudine Munari, la directrice de cabinet du président Lissouba. Dans l'atmosphère de coup d'Etat, le bureau du président Lissouba et les appartements attenants avaient été un peu mis sens dessus dessous. La foule était entrée dans le palais présidentiel et avait tout cassé : lavabos, bidets, ordinateurs, téléviseurs. Très vite la milicie, les cobras de Denis Sassou -Nguesso, était arrivée pour mettre la main sur ce qu'il restait des meubles et surtout des papiers de Pascal Lissouba. Le coffre de Claudine Munari avait été récupéré par Isidore M'Vouba, directeur de cabinet du nouveau président autoproclamé.
Dans ce précieux cahier, Claudine Munari avait fait la liste des sommes remises à Dominique de Villepin à Paris, au Plazza Athénée, ou au Bristol. Précisant les lieux, les jours et les heures. Il s'agissait de la participation du président Lissouba aux bonnes oeuvres et au combat politique de Chirac entre 1992 et 1995. Avant la présidentielle de 1995, Dominique de Villepin était directeur du cabinet d'Alain Juppé au ministères des Affaires étrangères, il était ensuite devenu secrétaire général de l'Elysée. La conclusion de Denis Sassou-NGuesso était sans appel : "Villepin, il faut qu'il arrête de m'ennuyer, m'a-t-il dit, avec un sourire de serpent énigmatique. Maintenant, je le tiens."
Plus tard, j'ai retrouvé des témoins de ces rencontres secrètes entre Dominique de Villepin et Claudine Munari au Plazza Athénée. Denis Sassou-Nguesso est venu à Paris le 19 décembre 1997. Il est descendu au Crillon avec sa délégation pour voir Chirac. Il m'a confié que Dominique de Villepin lui semblait mal à l'aise. Sassou avait un doute. Il se demandait si Chirac, redevenu son grand ami, avait bien touché l'argent de Pascal Lissouba, parce que le président français lui avait très naturellement certifié n'avoir rien reçu de son ennemi...
Mon grand ami Edgard Kpatindé, franco-béninois, actuel conseiller spécial du président Yayi Boni, gaulliste et soldat de Chirac, peut confirmer toutes ces étonnantes aventures."

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Excellent livre de Jean-François Probst publié chez Denoël

Le journal Libération reprend, dans un "Portrait" de sa dernière page du 17/05/2007, une  version "quasiment désamorcée" auto-censurée :

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 «Galouzeau a ramené Sarko dans le giron, un comble !» Il lui réserve sa petite anecdote vipérine. En son palais présidentiel de Brazzaville, le président congolais Denis Sassou Nguesso exhibe un petit cahier à spirale. «Jean-François, il faut que je vous montre quelque chose» : le listing des espèces censées avoir été remises à Villepin dans des hôtels parisiens. Sassou : «Maintenant, il faut qu'il arrête de m'ennuyer.»

 

Les quatres mots fatidiques ("Maintenant, je le tiens") ont disparu.....

 

 

 

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De Villepin AE 2004Lettre à de Villepin 26 jan 2004 pièces jointes

 Lettre déposée à la conciergerie du Quai d'Orsay, rue de l'Université, le 27 janvier 2004

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 Très curieuse situation :

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Le 26 janvier 2004, j'appelle le greffe du JEX à Paris pour connaître le délibéré de deux affaires. L'une contre Banque Populaire et l'autre contre la SNPC. Je crois comprendre, avec mes Avocats, que nous avions été déboutés. J'en suis retourné et je suis vite hors de moi. Je rédige cette lettre sous le coup de la colère (perceptible à la lecture) et la dépose le lendemain à Paris. Quelques jours plus tard les décisions parviennent à mes Avocats, bizarrement nous avions eu gain de cause contre la SNPC (Société Nationale des Pétroles du Congo).

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Avais-je mal compris, lors de mon appel téléphonique ? Ou bien, mon coup de gueule avait-il porté auprès de Monsieur de Villepin ????? Dans la seconde hypothèse, Merci Monsieur de Villepin !

 

 

 

 

6)  Sassou Nguesso et la Plâce Vendôme

 

Lettre ouverte du Conseil de la Magistrature à Mme Alliot-Marie et à M. Kouchner.

http://www.bakchich.info/Lettre-ouverte-a-Mme-Allio-Marie,09956.html 

 

Extrait : "De passage dans la capitale française, J-F N’Dengue, chef de la police congolaise, est arrêté sur commission rogatoire. M. N’Dengue était en mai 1999 en charge de la sécurité au port fluvial du Beach de Brazzaville lorsque plusieurs centaines de réfugiés congolais de retour dans leur pays furent enlevés par des éléments de la garde présidentielle et exécutés dans l’enceinte même du palais présidentiel, comme l’a confirmé l’enquête française. Mis en examen le 2 avril 2004 par le juge d’instruction, J-F N’Dengue est placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention, tant au regard des risques évidents de fuite et de concertation qu’en raison de la gravité des faits. Dans la soirée, le procureur de Meaux ainsi que le conseil de J-F. N’Dengue font appel de la décision du JLD par un « référé-liberté ». Avec une diligence extraordinaire, le parquet général réussira à faire juger cet appel à deux heures du matin, dans la nuit du 2 au 3 avril 2004"

 

FIDH n°400 

 http://www.fidh.org/IMG/pdf/GAJRepCongoBeach400fr2007.pdf

 

Le 3 avril (vers 2 heures du matin).

La présidente de la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris, réveillée en pleine nuit, annule la décision du JLD par une ordonnance lapidaire : “Considérant qu’il convient de joindre les appels ;

Considérant que l’avocat de la personne mise en examen n’a pas demandé à présenter d’observations orales ; Considérant que les conditions permettant de décerner un mandat de dépôt n’apparaissent pas remplies ; INFIRMONS l’ordonnance de placement en détention provisoire, Ordonnons la mise en liberté de Jean-François Ndengué […] ". M.Ndengue est alors libéré sur le champ, en pleine nuit, et s’envole vers le Congo.

 

 

Un vol spécial ramène, tôt le même matin, NDengue vers Brazzaville. Sassou Nguesso aurait été très actif téléphoniquement durant la nuit. Les insultes et les menaces auraient fusé dans tous les sens ! 

 

Cette libération est unique dans les annales judiciaires.

 

Etait-elle liée au cahier à spirale découvert à Brazzaville à la fin de la guerre civile ?

 

Honni soit qui mal y pense ! 

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7)  Bernard Kouchner, la grippe aviaire et Denis Sassou Nguesso

 

 Kouchner Bernard Bernard Kouchner

 

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Mars 2006. J'apprends que Sassou Nguesso s'apprête à confier à M. Bernard Kouchner une juteuse étude pour l'accrocher à son réseau. J'obtiens une adresse où le joindre et lui expédie une respectueuse et amicale mise en garde, alors que je ne le connais pas du tout.

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Il me répond ainsi :

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 Reponse BK à SB 21mars 2006

 

 

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Tout le monde connait la suite et personne ne peut prétendre que l'étude réalisée ait notablement contribué à l'amélioration du système de santé. (Il y a eu une récente épidémie de polio au Congo Brazzaville. Elle fera l'objet d'un prochain chapitre. Sassou NGuesso laisse le soin de la vaccination à des ONG et à des Institutions comme la Croix Rouge et le Croissant Rouge. Pas question que les vaccins soient achetés avec les deniers de l'Etat. Résultat : Plus de 250 morts et trois fois ce  nombre sont paralysés à vie... L'Angola qui avait sur son sol le foyer de départ de l'épidémie, averti en même temps que le Congo de Sassou NGuesso par l'OMS n'a connu que quelques décès... !!!!)

Le 24 mars 2006, je répondais à M. Bernard Kouchner (extrait) :

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"Pour ce qui est de la grippe aviaire, et de sa prévention, le président congolais, est un précurseur. De 1987 à 1989, j’opérais, à Pointe Noire un complexe avicole intégré qui avait été vendu, géré puis abandonné par J.B. Doumeng. J’y avais investi à l’époque l’équivalent de 4 millions d’euros. Le dictateur en herbe, en quelques minutes, me fit tout abandonner, et tout perdre. Je travaillais avec l’ISA du Groupe MERIEUX et les millions de poulets, que nous élevions, étaient bien mieux vaccinés, malheureusement, que ne l’ont jamais été les enfants congolais."

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Naïf (couillon "serait plus approprié"), j'ajoutais   : "Le respect et l'admiration, que je vous porte, m'ont poussé à vous prévenir de toute manipulation, j'espère que vous voudrez bien en tenir compte."

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Bernard Kouchner doit encore en rire !

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   Reponse-de-SB-a-BK-24mars06.jpg

 

 

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 Le système "Sassou Nguesso" s'est retrouvé, alors, avec un 3ème ministre des Affaires étrangères avec lequel il pouvait s'enorguellir d'entretenir des "relations privilégiées".

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 DUMAS, DE VILLEPIN, KOUCHNER

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 VIVE LA FRANCE ! Et Sassou Nguesso.......

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 . 8) Jacques Chirac, no comment

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Jacques-Chirac.jpg Jacques Chirac

 

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No comment (bis)............  Avant dernière photo, en bas, prise lors de l'adoption de la taxe sur les billets d'avion que nous payons tous, vous et moi. Sauf Sassou NGuesso, il voyage en avion privé, comme toute sa famille (enfants, gendres, neveux). Il n'y a pas si longtemps il louait même un Boeing 747 VIP( la France venait de lui effacer 2,6 milliards d'euros de dettes).

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 UNE AMITIE SINCERE ET, SANS LE MOINDRE DOUTE, DESINTERESSEE

 

 

 .9) Frédéric Salat Baroux 

 

 

Sassou fut sûrement, ou de peu s'en faut, le Chef d'Etat le plus fréquemment reçu à l'Elysée (sous Jacques Chirac).

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Après la nomination de Dominique de Villepinà Matignon, c'est Frédéric Salat-Baroux qui le remplaça au poste de Secrétaire Général de l'Elysée. ( Frédéric Salat-Baroux est devenu depuis peu le Gendre de Jacques Chirac)

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Alors là, Sassou était chez lui à l'Elysée.......

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Feu le Professeur Jacques Salat (Jacquot pour les intimes) était le père de Frédéric Salat Baroux et le médecin personnel du Président Sassou Nguesso.La propre mère de ce dernier décéda dans son service à l'hôpital Bichat, à Paris, au tout début des années 80.

 

Nous étions tous deux, le Professeur et moi-même, originaires de la même communauté d'une petite ville de Tunisie, Sousse. Son père, Hababou Salat et mon grand-père, Albert Nataf, travaillaient tous deux dans l'huile d'olive. Le premier était courtier, le second producteur-négociant. Les frères du Professeur, disparus eux aussi, étaient mes amis intimes et je conserve un souvenir ému pour André un personnage hors du commun. Si nous pouvions remonter un peu dans nos généalogies nous trouverions, sans aucun doute, des liens de parenté. 

 

Dans les années 80, Sassou NGuesso confia, à Jacques Salat, la réhabilitation de l'Hopital Général à Brazzaville, payée par la France alors socialiste. Vaste chantier réalisé par Campenon-Bernard dont le Chef de projet était Monsieur Vercueil. Ce dernier se trimbalait constamment avec un cahier sur lequel était consigné une longue liste de personnalités françaises et congolaises à arroser. Un véritable Bottin mondain ! Un très célèbre acteur y figurait... Ces dernières années, la propre mère (disparue l'an passé) du Secrétaire Général de l'Elysée s'était vue confier des chantiers importants comme la modernisation de l'aéroport de Pointe Noire. Certains affirmaient qu'elle avait été payée d'avance...

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Sassou Nguesso sait être un homme généreux, lorsqu'il le veut. Mais, il ne faut pas le dire à sa population, 70% des congolais "vivent" sous le seuil de pauvreté .......

 

 

 . 10) Patrick Maugein, Marine XI, Smith and Barney N.Y.

 

Canard Enchainé 16 sept 2006 Petrole en vente clandestine 

 

Canard Enchainé : article du 16 septembre 2006 (ci-dessus) ..................780 millions d'euros, une fois et demi le bouclier fiscal !  Sans que personne ne trouve rien à redire ! Silence de la Gauche Beluga. Pas même une association de contribuables pour dire :"Mais que faites-vous donc de notre pognon !"

 

"Le 9 juillet 2005, au lendemain du sommet du G8 qui se tenait en Grande Bretagne, Chirac gommait unilatéralement ... 780 millions d'euros de dettes de la République du Congo. Noble attitude d'un président français (quasi tiersmondiste) se battant pour alléger les finances d'un pays surendetté dont les deux tiers de la population vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Or, quelques jours plus tard, le président Sassou suspendait la délivrance d'un permis à la société canadienne Energem pour l'exploitation du gisement "Marine XI" et l'attribuait à Soco International. Une société dont le pédégé n'est autre que Patrick Maugein, un milliardaire corrézien, grand pote de Chirac. Un hasard, sans doute..." (extrait du Canard. Article de Nicolas Beau)

 

 

Extraits, encore, de l’excellent « Chirac, un ami de trente ans » de Jean-François Probst :

« C’est un très proche de Chirac : Patrick Maugein. Un Corrézien, trader de pétrole, il voit souvent Chirac à l’Hôtel de Ville, tu ne le connais pas ? » J’avais répondu non. Je ne l’avais jamais rencotré. Le Corrézien, un petit homme sec, nous avait parlé d’opéra pendant tout le dîner. J’avais appris que Roland Dumas (ndlr : encore lui… !) qu’il fréquentait également, venait souvent à l’opéra de Madrid. Puis il m’avait pris à part. « Je sais que vous êtes très impliqué au RPR, m’avait-il dit. Moi je fais des choses invisibles. Je suis beaucoup au Gabon et au Congo pour Chirac. » Philippe Faure m’avait confié que Patrick Maugein prétendait amener beaucoup d’argent à Chirac…….Par la suite, très longtemps après, j’ai compris qu’il était très proche de Denis Sassou-Nguesso, d’Omar Bongo…. Il avait servi d’intermédiaire entre l’ancien PDG d’Elf, Loïk Le Floch-Prigent, son bras droit Alfred Sirven et Chirac. »

 

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 UN MYSTERIEUX CORREZIEN

à lire aussi : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/enquete-sur-un-encombrant-correzien_461700.html

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Après mon départ forcé du Congo Brazzaville en Août 1989, j'occupais une maison que j'avais acquise, quelques années plus tôt, au Cap d'Antibes. A trois propriétés de la mienne dans la même rue, une splendide et immense villa contemporaine, la Villa Yumph, changeait de propriétaire en 1992. De magnifiques statues de Niki de Saint Phalle et des moutons de Lalanne ornaient le parc qui dominait la baie de la Garoupe. Durant les années que j'habitais ma maison avant d'être forcé à la vendre (merci Sassou, Société Générale etc....), je n'ai, à part une ou deux fois, jamais vu personne d'autre que les gardiens qui l'occupaient. Ce n'est qu'en lisant le livre de Jean Montaldo 'Chirac et les 40 voleurs' que j'apprenais que Patrick Maugein en était le propriétaire.

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Un ami français de Miami m'accueillait quelques fois pour des vacances. Il pilotait  un petit avion et parmi ses amis pilotes amateurs il comptait M. X un gestionnaire de Smith et Barney à New York. C'était une filiale réputée de Citibank. Mon ami de Miami, vers septembre 2006 m'indiquait que M. X. était très embêté par le fait que le plus gros client de la banque, dont il s'occupait personnellement, serait bientôt remercié du fait d'une trop grande proximité avec Jacques Chirac.  Il me laissa entendre que c'était un compte à plusieurs centaines de millions de dollars.Je n'y prêtais pas d'attention.

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 En janvier 2007, le même ami de Miami, dans une conversation téléphonique, revient sur M. X en me disant qu'il n'avait pas eu à rencontrer son client pour lui annoncer qu'il ne pouvait plus le garder à la banque. Ce dernier venait de mourir d'une maladie extrêmement grave et subite. Immédiatement je compris qu'il s'agissait de Patrick Maugein et envoyai en Floride, en pièce jointe par E-mail, la copie de deux pages,extraites du livre de Jean François Probst "Chirac, mon ami de trente ans". Mon ami transféra immédiatement l'E-mail à M. X, à New-York. Aussitôt, il fut appelé par ce dernier, hors de lui, qui le traîta de tous les noms. Tout ceci se déroula en moins de dix minutes. Je ne crois pas qu'ils volèrent (en avion) de nouveau ensemble....

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Chez Total, j'ai un ami ancien cadre d'Elf et d'Elf Congo. Je le rencontre après la publication de l'article du Canard Enchainé, çi-dessus. Je lui dis que je ne connaissais pas Maugein. Il me répond instantanément et étonné de ma question : "Mais Maugein, c'est l'homme de Chirac chez Total !"

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Après la mort de Patrick Maugein, des bruits circulaient sur le fait que son magot ne lui appartenait pas en totalité. Certaines personnes, dont la Juge Eva Joly avait, activement et en vain, cherché les comptes bancaires, en revendiquaient une partie.

 

Pied de nez à ses acolytes vivants et bien portants, il aurait quitté ce bas-monde sans laisser d'instruction à sa veuve.....! On ne peut que le comprendre sur ce dernier point !

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 Fort heureusement, pour Monsieur Sassou NGuesso, la liste de ses bons amis ne se limite pas à ces quelques personnalités....

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           A suivre....!

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 17:59

 

L'Initiative de transparence dans les industries extractives (ITIE)

  

 

L’ITIE c'est une ONG dont la structure de gouvernance est codifiée dans les statuts de l'Association ITIE et dont le siège social est à Oslo (Norvège). Elle est régie par la loi norvégienne des associations à but non lucratif qui comprend le Secrétariat International de l'ITIE.

 

C'est une coalition de gouvernements, d’entreprises et d’organisations de la société civile qui a la volonté de faire profiter des ressources naturelles au plus grand nombre en incitant les entreprises productrices à publier ce qu’elles paient et les gouvernements ce qu’ils reçoivent.

 

Faire partie de l'ITIE est une marque incontestable de bonne gouvernance et surtout de transparence dans la gestion de ses ressources. On se retrouve au côté de la Norvège qui investit pour ses futures générations. La République du Congo a déjà été auréolée de couronnes de lauriers tressées par le Fonds Monétaire International pour l’amélioration de sa gouvernance. Le mérite en revenait, surtout, à ceux qui avaient fourni des éléments falsifiés et à celui qui les a acceptés : le FMI (1). Le Point d’Achèvement a été finalement atteint et le bénéfice du Programme PPTE, l’effacement de dettes, accordé au Congo.

  

Une année vient de s’écouler et si l’on ne voit pas encore de signes de « Réduction de la Pauvreté », bien au contraire, les signes de « l’Augmentation de la Richesse » de certains ne manquent pas.

 

Il n’y a toujours pas d’eau et d’électricité dans les quartiers et dans les villes qui en sont depuis longtemps privés. Les conditions sanitaires ne se sont pas améliorées et les épidémies se sont multipliées dont une, particulièrement virulente, de poliomyélite. L’Angola qui en avait été le foyer, début 2010, alerté en même temps que le Congo par l’OMS, n’a compté que quelques victimes. Le Congo Brazzaville, si bon élève du FMI et de la Banque Mondiale, à peine bénéficiaire de milliards d'euros d'effacements de dettes, a préféré investir dans les célébrations du 50èmeanniversaire de l’Indépendance et autres locations de Boeing 747 VIP privé plutôt que de vacciner sa population. Résultat : plus de 250 morts et plus du double de paralysés à vie..

 

Si l'objectif de la réduction de la pauvreté n'est pas prêt d'être atteint ce n'est qu'une question de priorités. Le problème se pose ainsi : faut-il acquérir des villas et des appartements de luxe ou bien faut-il s'occuper de ceux qui n'ont rien ? Bien entendu, il n'est surtout pas question de payer ses dettes !

 

 

 

Troc et compensation

 

Nous venons de voir que bon nombre de Congolais sont obligés de retourner à la bougie pour s'éclairer. Les "traders" congolais de la SNPC font également un grand bond en arrière : ils retournent au "troc et à la compensation". Opacité des transactions oblige....

 

Toujours soucieux de sa bonne image, la République du Congo a demandé à rejoindre l’ITIE le 22 février 2008. Pourtant, elle s’apprête à utiliser les mêmes méthodes que celles employées avec le FMI pour atteindre le Point d’Achèvement à la fin 2009. En fait, c'est l'exercice du troc et de la compensation. Normalement, le négoce pétrolier s'effectue dans la quasi totalité des cas avec des crédits documentaires. Les conditions du paiement sont parfaitement déterminées, le vendeur est assuré de percevoir son paiement et l'acheteur de recevoir la marchandise qu'il a effectivement commandée et dont il a garanti le règlement au travers de sa banque (banque domiciliatrice). La cargaison, dans les documentations, appartient à la SNPC jusqu'à sa livraison et son paiement intégral. Dans le grand bond.... en arrière, qui a été effectué par les talentueux négociateurs de la SNPC, la cargaison est libellée au nom du Trader ou du bénéficiaire. On ne sait ni où, ni quand, ni comment, ni combien la SNPC sera payée ?????? N'est-ce-pas de la transparence ????

 

L'argent des contribuables des pays membres du Club de Paris est allé enrichir, encore plus, un petit groupe de personnes qui, chaque mois, font ce que bon leur semble avec, actuellement, près d'un milliard de dollars de recettes pétrolières.

 

C’est ce dont en a été informé l’ITIE dans la correspondance ci-dessous :

   

 

(1) Les correspondances échangées avec le FMI, ainsi que la lettre adressée au Président du Club de Paris, Monsieur Ramon Fernandez, seront publiées dans le prochain article normalement intitulé : " Réseaux, conflits d'intérêts et/ou corruption ?"

 

 

 

 

 

                                                                                                                     Cannes le 02 Avril 2011

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                Secrétariat International de l’ITIE

                                                                                     Ruselokkveien26                                                                                                                                                                0251 Oslo

                                                                                                                             Norvège

 

Par e-mail : secretariat@eiti.org                                                                            

A l’attention de Monsieur Tim Bittiger

Objet : ITIE République du Congo

 

Monsieur,

Par un Arrêt définitif de la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence (France), du 08 novembre 2000, je suis un créancier de la République du Congo. Depuis cette date, il m’a été impossible de faire appliquer cette décision de Justice. La raison est que toutes les transactions financières et pétrolières, de ce pays, sont toujours opérées dans l’opacité la plus totale. Je ne suis pas un Fonds vautour. Sous la pression du FMI qui devait accorder le Point d’Achèvement au programme PPTE de la République du Congo, les Fonds vautour, qui harcelaient cette dernière, ont été réglés dans des conditions totalement opaques et pour des montants, déclarés au FMI, absolument frauduleux.

Malgré le fait, qu’avec mes Avocats, nous ayons averti la Direction Générale du FMI, le Président de la Banque Mondiale, le Club de Paris (pièces jointes) le programme PPTE a donc été obtenu par le Congo sur des rapports falsifiés. Le principe en est simple : le FMI reçoit les informations communiquées par les autorités congolaises et c’est sur ces informations, la plupart du temps fausses, qu’ont été établis  les « Rapports du FMI » (pièce jointe, lettre de Madame A. Sayeh). Je me plais à dire qu’avec pareil procédé Al Capone n’aurait jamais été emprisonné et qu’il aurait poursuivi ses trafics, subventionné par le contribuable américain ou par celui d’un pays membre du Club de Paris…

Le FMI a obtenu du Congo qu’un « Consultant pétrolier » extérieur soit nommé auprès de la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC). Ces rapports vous seront sûrement transmis maintenant que le Congo a été accepté comme Candidat à l’ITIE le 22 février 2008.

Cependant, je dois vous signaler que ces rapports procèdent du même principe, pour leur établissement, que celui qui a été utilisé pour la confection de ceux du FMI pour le Programme PPTE. Le Consultant Pétrolier ne travaille pas directement avec les opérateurs pétroliers présents au Congo (TOTAL, ENI, MURPHY, PERENCO etc.) Le Consultant pétrolier ne travaille que sur les éléments qui lui sont communiqués par la SNPC. Les rapports produits seront très éloignés des quantités de pétrole réellement commercialisées par la SNPC au titre des royalties, du profit-oil ou de la participation aux gisements.

Pour terminer, les cargaisons ne bénéficient plus de domiciliations bancaires. Elles sont vendues sous forme de troc, ou de compensation afin de conforter l’opacité des transactions et des réels bénéficiaires qui, vous l’avez deviné, ne seront pas, in fine, la SNPC, le Trésor Public congolais et la population congolaise.

Au niveau actuel du baril de pétrole et suivant les nouvelles productions de Moho Bilondo, Murphy etc.. c’est environ 1 milliard de dollars mensuellement de pétrole qui est commercialisé par le fils du président du Congo, Monsieur Denis Christel Sassou NGuesso (http://sergeberrebi.over-blog.com/article-cotrade-asia-ltd-ou-la-transparence-du-necoge-petrolier-a-la-congolaise-68014447.html ). Je serai très étonné que vous ayez ou trouviez  la trace d’un tiers de ces recettes.

Pour parvenir à ces conclusions mes Avocats ont effectué des recherches approfondies dans de nombreuses places financières et pétrolières. Le verdict des professionnels, auxquels ils se sont adressés, était sans appel : l’actuel négoce pétrolier congolais ne correspond en rien au traitement normal et courant des transactions pétrolières.

Ces affirmations sont très facilement opposables et de ce fait condamnables : il suffirait de signaler un site d’un opérateur (TOTAL, ENI , MURPHY, PERENCO) qui publie les quantités exactes produites par puits, celles qui reviennent au Congo et un site de la SNPC qui communiquerait ses ventes, un ou deux mois après la clôture de chaque transaction. A défaut, il faudra se rendre à l’évidence que plus de la moitié, des recettes véritables, s’évapore chaque mois. Cela est d’autant plus criminel qu’une partie constitue la spoliation d’une population et que l’autre sert ou servira à des acquisitions d’armements et de matériels sophistiqués qui ne manqueront pas de se retourner, un jour, vers cette même population comme nous le voyons de plus en plus sur le continent africain.

Restant à votre entière disposition.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations les plus cordiales.

 

 

Serge Berrebi

 

 

 

 

P.j. :  lettre adressée à Monsieur Dominique Strauss Kahn, General Manager du FMI

          lettre adressée à Monsieur Ramon Fernandez, Président du Club de Paris

          lettre de Madame Antoinette Sayeh adressée à Me William Bourdon

 

 

 

 Lettre ITIE 02AVRil 20110001 

Lettre-ITIE-02AVRil-20110002.jpg

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 22:54

 

 

COTRADE ASIA LTD, SNPC et Magots cachés

 

Avant d'aborder ce sujet, ô combien riche, une petite parenthèse concernant la confirmation par un ex-ministre libyen de l'implication personnelle du dictateur Kadhafi dans l'attentat de Lockerbie. On ne peut qu'attendre avec impatience toute révélation qui concernerait l'attentat du DC 10 d'UTA. Pour mémoire   http://sergeberrebi.over-blog.com/article-le-dc-10-d-uta-ne-devait-pas-exploser-51136730.html .

 

Encore un peu de patience et nous saurons enfin tout de cette affaire......

 

Au centre de ce chapitre, qui relate quelques  faits qui s’étalent sur trois ou quatre années, se trouve le fils du président congolais, Denis Christel Sassou NGuesso.  Il est actuellement le responsable de « l’Aval » pétrolier (contraire de l’Amont et non pas contraction du verbe « avaler » comme on pourrait le penser) de la SNPC.  Alors que le tumulte s’est emparé de quelques pays d’Afrique du Nord, dont la Libye, l’inquiétude dans le clan dirigeant du Congo Brazzaville s’accroît. Pendant que les enfants de Kadhafi vocifèrent pour défendre leur butin familial, très discrètement Denis Christel Sassou NGuesso parcours le monde depuis une semaine dans un Jet Privé : Brazzavillle,Dubaï, New-York , Paris, Monaco ! (coût minimum 400.000 dollars). Mais quelle mission importante doit-il accomplir ????

 

Le pétrole congolais va rapporter ce mois-ci un milliard de dollars ! Mais qui en profitera ? Dans quels comptes ? Dans quels pays ? Même le ministre des finances fantoche, Monsieur Ondongo, qui a pris la place du non moins ministre fantoche, Issoïbeka, ne saurait vous le dire !

 

 

MODESTIE DES CHIFFRES ET DISCRETION

 

Pendant de très nombreuses années, la production pétrolière congolaise « stagnait » autour de 240.000 barils/jour. Tous les documents et rapports officiels tant des Opérateurs des gisements (TOTAL, ENI etc.) que de l’Etat congolais ou de ses émanations s’en tenaient à ce chiffre durant des années. Particulièrement les toutes dernières, celles où la pauvre République du Congo tendait la main pour obtenir le bénéfice du programme Pays Pauvre Très Endetté (PPTE) et voir ses dettes effacées. La découverte de MBoundi, par Maurel & Prom, avec ses 76.000 barils/jour, ne parvint pas à faire grimper le compteur de la production « officielle » congolaise… !

Cette ligne de conduite n’était que la stricte observation des recommandations de « l’intelligence criminelle, chèrement payée » qui s’est mise à la disposition de Monsieur Sassou NGuesso. Voilà pour « l’Amont ».

 

L’Aval, nous  le savons maintenant, c’est Denis-Christel dit  « Kiki » !

 

En 2007-2008,  les  Fonds Vautour poursuivaient encore le Congo. L’un deux(1),  particulièrement bien renseigné de l’intérieur, avait obtenu non seulement des informations sur Long Beach Limited, structure offshore exotique appartenant au fiston, mais également sur un de ses comptes bancaires personnels et d’une société très particulière….

 

COTRADE ASIA LTD --- HONG KONG

 

Sur le compte bancaire, le tour de force fut de bloquer 12 millions de dollars mais la véritable prouesse fut de mettre la main sur la COTRADE ASIA LIMITED, tout cela domicilié à Hong Kong. L’Afrique disait on « est un village », la planète pour la famille de Sassou NGuesso n’est rien qu’une petite rue dans laquelle on navigue de paradis fiscal en paradis fiscal…. (Nous le voyons aujourd'hui avec le voyage en Jet Privé du fiston...)

 

Sur ces points, le Fonds Vautour ne communiqua qu’avec le FMI. L’existence d’une COTRADE ASIA LIMITED, société miroir, non déclarée, d’une structure officielle de l’Etat Congolais ne pouvait être que criminelle. Le FMI, aveugle et sourd concernant la République du Congo, était dans l’impossibilité d’accorder le point d’achèvement avec dans les pattes le plus agressif et le mieux introduit à Washington des Fonds Vautours.

 

 Finalement les comptes ont été vite fait. La République du Congo et Sassou NGuesso avaient plus à gagner en payant que le contraire. Sassou NGuesso oublia sa rancune mais pilota personnellement, au téléphone, les négociations et les formalités de paiement en Mbochi, sa langue maternelle. Son négociateur à New York était Blaise Elenga, Administrateur délégué de la COTRADE. Nous le savons maintenant l’enveloppe globale des Fonds Vautour était de 350 millions, mais la déclaration du règlement a été faite à  hauteur de 939 millions de dollars. La différence aura permis de calmer quelques aigreurs. (Monsieur Nyama de la Semaine Africaine, montrez-nous que vous êtes un journaliste, trouvez qui a mis cette différence dans sa poche. 500 ou 600 millions de dollars cela représente combien d’hôpitaux, d’écoles, de routes ?)

 

L’épine des Fonds Vautour retirée du pied du FMI, le Point d’Achèvement pouvait être atteint. Il y eut certes le petit remous  causé par la lettre de William Bourdon à DSK mais Sassou NGuesso, a pu claironner que tous les problèmes avaient été réglés, y compris celui de ma créance.

 

Le FMI n’avait eu aucune exigence clairement affichée au terme de sa mission. Que des louanges et des félicitations ! Il n’était pas question de montrer les dents alors que le Point d’Achèvement allait être accordé. Cependant l’affaire de la COTRADE ASIA LIMITED, structure criminelle destinée à détourner des revenus devant aller normalement à la COTRADE SA (Brazzaville) filiale de la SNPC, était grave et de surcroit révélée officiellement à leur attention par un Fonds Vautour au bras long, très long, à Washington. La mort dans l’âme, le FMI consentit alors à montrer une canine et demanda la fermeture de la COTRADE. Sans précision aucune et au singulier (contrairement à ce que j’affirmais dans l’extrait ci-dessous). Cette instruction absolument diplomatique permettait tant au FMI qu’au clan de Sassou NGuesso de sauver la face. Le FMI n’apparaissait pas comme complice et le fiston de Sassou NGuesso comme un prédateur ! Certes Denis Christel fit la mauvaise tête officiellement mais nous saurons qu’il eut une sacrée consolation: le contrôle de "l'aval pétrolier" de la SNPC. C'est à dire, au prix actuel du pétrole, la mainmise sur environ 1 milliard de dollars par mois ! Son Oncle maternel, Monsieur Mapapa à Kinshasa, doit être aux anges..........

 

Sassou NGuesso se plaignit quelque temps auprès de ses proches qu’il avait été escroqué dans cette affaire de règlement des Fonds Vautour. Dans le clan Sassou NGuesso l’argent public est considéré comme de l'argent personnel et cela leur déchire le cœur quand il y a un règlement quelconque qui ne concerne pas leur bon plaisir (mariages, Boeing 747 VIP, suites à 11 000 euros la nuité à l'année) !

 

 

Extrait de la lettre adressée le 05 octobre 2010 à Monsieur Ramon Fernandez, Président du Club de Paris.

 

4) COTRADE

 

 

La Cotrade était une société de trading appartenant à la SNPC. Elle était dirigée par le fils du président Sassou Nguesso, Denis Christel Sassou Nguesso. Au mois de novembre 2009 le FMI avait exigé sa fermeture, sans que personne n’en connaisse la raison…

 

Bien entendu, dans la vertueuse et pauvre République du Congo dont les efforts de transparence et de bonne gouvernance ont été unanimement reconnus par les responsables du FMI, qui lui ont accordé le Point d’Achèvement (voir CONCLUSION), la fraude n’existe pas !

 

Pourtant les très rigoureux dirigeants congolais qui ont bien mérité l’effacement de leurs dettes par le Club de Paris, avaient créé une société « miroir » à Hong Kong : la COTRADE ASIA LIMITED.  Bien pratique pour leurs opérations frauduleuses, elle fonctionnait « hors la vue du notaire » (expression utilisée pour l'échange d'espèces lors d'une signature chez un Notaire. Kiki aurait fait des études de Notariat) . Cela a pourtant fini par se savoir par les Fonds Vautours qui opérèrent également des saisies sur les comptes personnels du fils du Chef de l’Etat congolais à Hong Kong. Le personnel du FMI alors informé exigea, trop c’est trop et « off the record » la liquidation de toutes les COTRADE , la Congolaise et surtout celle de Hong Kong (voir la Gazette de Hong Kong en pièce jointe). Ce qui fut fait le 12 novembre 2009.

GAZETTE-DE-HONG-KONG-KIKI0001.jpg

 

Cette structure contredisait absolument l’éloge en page 25 du Rapport du 06 janvier 2010 (extrait  ci-dessous) préalable à un effacement de dette scandaleux. Si ce n’est pas un conflit d’intérêts, c’est au moins de la haute délinquance pétrolière et financière…. !

 

46. Staffs consider that this trigger has been met since 2006, when the government

issued a decree on the prevention and resolution of conflicts of interest involving

members of the Board and senior managers of SNPC (Decree No. 2006-32).

Subsequently, all board members and managers have presented declarations to the National

Auditing Office (Cour des Comptes) confirming that they do not have any share or interest in

any company that has relations with SNPC. The National Auditing Office has acknowledged

the receipt of these declarations, and in an extension of its core functions assessed the

potential for conflict of interest of all SNPC board members and senior managers. The Office

reports for 2007, 2008 and 2009 have confirmed that there are no cases of conflict of interest.

 

Une honte !

 

(Fin de l’extrait)

 

UN MILLIARD DE DOLLARS PAR MOIS

 

Le Personnel du FMI savait très bien que cette attestation de la Cour des Comptes sur les déclarations sur l'honneur des membres du Conseil d'Administration et des dirigeants de la SNPC et de la Cotrade était un tissu de mensonges. A ce stade, le FMI (ce rapport date du 06 janvier 2010, la liquidation de la Cotrade Asia Ltd du 12 novembre 2009) n'était plus à un mensonge ni à un faux près ! 

 

Des sociétés écrans, des  faux rapports….. ! Voilà sur quoi reposait le « Point d’Achèvement » accordé au Congo par le FMI !

 

Hier une fausse Cotrade (Asia) était mise en place pour détourner des fonds. Aujourd'hui, les mêmes acteurs se retrouvent aux commandes de la SNPC. Quelle "fausse" SNPC a été créée, dans quel paradis fiscal ? A Dubaï, à Palm Tree Island, où des propriétés parmi les plus belles ont été achetées, pour une retraite dorée....?

 

A 120 dollars le baril de pétrole, les "profit-oil" doivent exploser ! En moins d'un mois le pétrole a augmenté de près de 30%. Pour les gestionnaires du pétrole congolais c’est au moins un milliard de dollars par mois qu'ils s'apprêtent à gérer en toute tranquillité et toute opacité, sans le moindre contrôle... Avec ou sans une Cotrade Asia LTD, avec ou sans une SNPC Asia LTD !

 

Pour conclure ce chapitre Cotrade, voici une petite anecdote très révélatrice : Il y a, à peu près, deux années, Monsieur André Tarallo s'était rendu auprès du président Sassou NGuesso à Brazzaville. Le second devait tout au premier, c'était André Tarallo, alors Directeur Afrique d'ELF qui avait « misé » (terme cher à Jean Paul Pigasse) sur le Colonel Sassou NGuesso, dès 1977. Dans les années 80, de grandes affiches publicitaires montraient, dans Brazzaville, les deux hommes côte à côte, le regard tourné vers le large où le pétrole était extrait…. Après ses ennuis judiciaires et ses problèmes de santé, l’ex-dirigeant d’ELF, demanda au président congolais de pouvoir commercialiser quelques cargaisons. La réponse de celui-ci fut la suivante : « Je ne peux rien faire, André, tu dois aller voir Kiki !!!!! »

 

André Tarallo, qui avait surmonté déjà les graves difficultés citées plus haut, eu beaucoup de chance de ne pas succomber, là, à une crise cardiaque ! A son âge, une contrariété de ce genre, en principe, ne pardonne pas !

 

Le pétrole au Congo, c’est à Denis Christel ! Circulez, il n’y a rien à voir !

 

Le FMI l’avait bien compris mais s’est bien gardé de nous le dire !

 

 

 

 

1) Kensington

 

DERNIERE MINUTE : Les marchands ambulants dont la Mairie de Brazzaville avait ordonné et commencé la destruction des stands n’ont plus rien à craindre. Le syndrome tunisien de Sidi Bouzid a encore frappé. Le pouvoir congolais s’est rappelé que Mohammed Bouazizi, qui a été à l’origine de ce qui se passe en Afrique du Nord et qui le sera également pour ce qui se passera en Afrique Centrale, n’était qu’un marchand ambulant ! D’où la crainte qu’une vocation congolaise de martyr ne naisse suite à une expulsion !

 

On se demande encore pourquoi Denis n’a pas payé son Tunisien !!!!!

 

 

Extrait dernière Lettre du Continent n°606 (en rapport avec le précédent article)

Lettre du Continent n° 606 Extrait0001 

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 17:12

Des amis ont bien voulu m’alerter sur un article récemment publié par la Semaine Africaine. Une attaque à laquelle il convenait, me disaient-ils, de répliquer.

 

http://www.lasemaineafricaine.com/index.php?option=com_content&view=article&id=191:affaire-serge-berrebietat-congolais-en-france--la-plainte-lberrebi-et-associesr-contre-le-congo-une-cinglante-gifle-judiciaire-contre-lhomme-daffaires-francais&catid=4:national&Itemid=3

 

A l’heure où la Libye, pays frère de la République du Congo, est à feu et à sang et que le Guide Suprême libyen n’hésite pas à bombarder ses propres populations, cette réponse et ces sujets pourraient sembler dérisoires…

 

La Semaine Africaine est un vieil hebdomadaire, qui appartient à la Conférence Episcopale du Congo, et est dotée d’une autonomie de gestion. Du temps de la République Populaire du Congo, c’était le seul journal local qui apportait un peu d’air frais et d’informations contradictoires à la propagande marxiste-léniniste. Des amis comme Arsène Samba et le Père Christian de la Bretèche m’en avaient rapproché.

 

La Semaine Africaine connut aussi ses heures de gloire, en 1991, juste avant la Conférence Nationale et il ne fait aucun doute qu’elle avait contribué largement à sa naissance.

 

Aujourd’hui le ton y est autre et sa lecture nous fait penser que nous feuilletons les Dépêches de Brazzaville « Bis ». Il m’aurait plu que cet article fût écrit par Monsieur Jean Paul Pigasse en personne mais, malheureusement, je n’ai eu droit qu’à son ersatz sans les honneurs des colonnes du prestigieux quotidien.

 

Cependant, il ne me faut pas faire la fine bouche. Le talentueux Jean René Nyama se verra, sans aucun doute décerner, pour « l’ensemble de son œuvre », un OSCAR de la Presse par Monsieur Etienne Mougeotte lors de la cérémonie qui se déroulera les jours prochains à Brazzaville. Le ridicule tue, à Brazzaville, bien moins qu’ailleurs. Ce patron du Figaro, jadis un grand journal, en acceptant de se prêter à ce jeu, déshonore non seulement son quotidien mais également toute la presse française. A l’heure où les peuples se soulèvent en Afrique, pour l’instant du Nord, et au Moyen Orient, c’est bien plus indigne  que d’accepter de prendre place dans un avion privé…

 

Un journaliste, ce que je ne suis malheureusement pas, doit être instruit du sujet qu’il traite et avoir une instruction générale suffisante. Sur ce dernier point, je ne me permettrais pas d’émettre un avis étant moi-même qu’un humble autodidacte. Cependant, je ne peux que relever, sans aucun commentaire désobligeant de ma part, que Monsieur Nyama s’interroge sur mes actions qui ne seraient que « des extorquassions de fonds » (sic). Il est vrai que certaines des procédures des créanciers anglo-saxons pouvaient être assimilées à de l’extorsion de fonds !

 

Le journaliste de la Semaine Africaine, en plus de cet article qui vise mon discrédit, ne pourrait-il pas enquêter pourquoi ces Fonds vautours ont été payés 939 millions de dollars et pas +/- 400 millions de dollars ? Ne pourrait-il pas aussi faire un réel travail d’investigation sur les fausses dettes décriées par le ministre Pacifique Issoïbeka et comme un réel opposant au régime, Monsieur Patrick Eric Mampouya, l’a fait sur son blog ? Enfin pour terminer, Monsieur Nyama ne pourrait-il pas faire une véritable enquête sur la destination des 125 millions de barils, environ, perçus par la SNPC au titre du « profit oil » en 2007, 2008, 2009, 2010 ? Ces barils représenteraient environ 10 milliards de dollars soit environ 5000 milliards de francs CFA. Les trésors de Ben AliBaba, autocrate tunisien récemment déchu, pourraient paraitre bien ridicules par rapport à ce que vous pourriez trouver …. ! Si Monsieur Nyama voulait vraiment aller dans cette voie, je me ferais un plaisir de lui indiquer nombre d’informations liées aux vols et aux détournements commis, autour du négoce pétrolier, dans son pays.

 

Quant à la cinglante gifle judiciaire que j’aurais reçue par la récente décision du JEX, à laquelle nous avons fait Appel, elle est toute relative et pas définitive. Mes Avocats n’étaient pas prêts pour cette audience et leurs confrères du Cabinet Cleary Gottlieb en avaient, très dignement, refusé le report…

 

De plus, je suis un créancier « originel ». Je n’ai pas acheté à vil prix ma créance et donc on ne peut me qualifier de Fonds Vautour. C'est de la diffamation. Je suis un investisseur spolié ! Raison pour laquelle j’ai averti l’Agence de notation FITCH, et que j’en ferai de même avec MOODYS et Standard & Poors.

 

Poursuivrais-je le "pauvre Congo" pour des milliards d’euros ? Pour des centaines de millions d’euros , comme les vrais Fonds Vautours l’ont fait ? Que non, ce n’est que pour une petite douzaine de millions d’euros que la République du Congo, condamnée par des décisions de justice définitives, depuis un vingtaine d’années résiste abusivement à mon règlement. J’ai d’ailleurs honte d’avouer que mon entêtement se résume à ce petit montant surtout quand je lis, çà et là, qu’un neveu de votre président loue une suite à l’année dans un palace parisien pour la moitié de ce que je réclame !  Ce même neveu, je l’avais rencontré le 10 novembre 2009 vers 15h45, alors qu’il était en compagnie de Claudia Sassou NGuesso chez Jimmy Choo, sur la Croisette à Cannes. Cette dernière était entourée de dizaines de paires de chaussures et de bottes qu’elle avait essayées et mises de côté. Ces chaussures comptent parmi les plus chères au monde. Elles vont facilement d’un peu moins de 2000 à 8 ou 10.000 euros pour les bottes.

 

 

IMG_1109.JPG

Magasin Jimmy Choo à Cannes

 

Le Congo est vraiment un pays pauvre et c’est un modèle de gestion et de transparence. Vingt années de procédures m’ont peut-être ruiné mais je ne cesserai ni mes actions en justice, ni mon lobbying.

 

Concernant ce dernier point, après mon lobbying de Moscou qui pour l’instant a bloqué l’effacement d’une dette évaluée entre 1,5 et 2 milliards de dollars, je revendique celui franco-français qui fit en sorte que Maître Aimé-Emmanuel Yoka, Ministre de la Justice, ne fut pas reçu par la personnalité qui avait convenu de le faire. Elle laissa ce soin à un de ses Conseillers, il y a une quinzaine de jours à Paris. Quant au voyage annulé à Monaco ce dernier week-end par votre président, je ne saurais trop vous dire quelle est ma part de responsabilité. J’étais au courant depuis longtemps de cette invitation pour l’inauguration de la Grande Loge de Monaco et je l’avais fait savoir à Brazzaville. Ma nature modeste, comme ma créance, ne me porte pas à me vanter de résultats lorsque je ne suis pas sûr d’y être pour quelque chose !

 

Que Monsieur Nyama continue d'écrire son mépris pour les justes revendications d’investisseurs spoliés par le pouvoir qu'il défend ! Il ne fera que décourager davantage de nouveaux partenaires à faire confiance au Congo… Si, toutefois, le système qu'il sert avec tant de conviction devait durer !

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 16:52

Mon expérience au Congo doit servir de leçon....

 

Une campagne intense est menée actuellement pour faire venir, à Brazzaville, investisseurs et entrepreneurs étrangers.

 

Les mêmes, il y a encore un an, qui avaient transformé un naturellement riche Etat d’Afrique Centrale en un Etat mendiant et en ruines, après de cruelles guerres civiles qu’ils avaient déclenchées (http://sergeberrebi.over-blog.com/article-chapitre-vi-la-fumisterie-du-declenchement-de-la-guerre-du-5-juin-1997-58408551.html), nous vantent, aujourd'hui, la richesse et la première croissance d’Afrique afin d’attirer de nouveaux partenaires.

 

Il n’y a pas le moindre doute à cela : les mêmes personnes qui m’ont spolié il y a une vingtaine d’années sont encore au pouvoir et l’Etat, qu’ils dirigent, est encore plus saigné qu’avant et plus qu’aucun autre Etat Africain pourrait l’être aujourd’hui.

 

La corruption, les malversations financières, les prises d’intérêts oligarchiques  ont fait descendre les Tunisiens et les Egyptiens dans la rue et ils ont eu finalement raison du pouvoir totalitaire qui leur était imposé. S’agissant de la République du Congo et de ses dérives financières la situation y est, sans comparaison possible, pire, bien pire qu'elle pouvait être en Tunisie et en Egypte du fait des abus qui ont été commis par Ben Ali et Moubarak.

 

L'argent qui a été détourné par le clan Ben Ali était en grande partie en Tunisie. Les caisses du Trésor Public et de la CCA à Brazzaville, dit-on, sont vides. Bien malin qui pourrait dire où se trouvent les milliards de dollars du pactole pétrolier congolais ? Pas dans les assiettes des Congolais, ni dans leurs hôpitaux, ni dans leurs écoles ! 

 

L’accès au programme PPTE et l’effacement de la dette du Congo Brazzaville n’a contribué en rien à l’abaissement de la pauvreté des malheureuses populations congolaises. Bien au contraire, les détournements ont été amplifiés et cela n'est pas un hasard si Denis Christel Sassou NGuesso a pris la tête de la commercialisation à la SNPC.

 

Le sort cruel qu’ont connu mes activités au Congo, ma spoliation dictatoriale, les difficultés que je rencontre à faire valoir mes décisions définitives de justice m’obligent à avertir les potentiels candidats à ce piège grossier dans lequel je suis malheureusement tombé.

 

C’est la raison pour laquelle j’ai alerté les agences de notations comme FICH Ratings (lire ci-dessous) en espérant qu’elles ne suivront pas le FMI dans les louanges adressés au Congo lorsque le Point d’Achèvement lui a été accordé. Les notations de FICH Ratings sont retenues essentiellement par des investisseurs privés, contrairement au FMI, dans le programme PPTE, qui intervenait principalement pour des créanciers publics...

 

La pire des notes c’est bien ce que mérite cette économie dont Monsieur Pacifique Issoïbeka, il y a peu, lorsqu’il était ministre des finances, disait que 60% des marchés de l’Etat étaient « bidon » !

                                                                                       

Et je crie haut et fort aux futurs investisseurs et entrepreneurs qui pourraient être tentés par cet Etat gangréné par la corruption et les prévarications : « N’y allez pas ! Ne faites surtout pas confiance à ces pseudos « responsables ! Le Congo Brazzaville est le pire Etat où investir (juste avant la Somalie bien entendu) ! »

 

 LETTRE ADRESSEE A FITCH RATINGS 

 

 

Objet :  Notation République du Congo Brazzaville

 

Monsieur,

 

Durant des années et jusqu’il y a quelques mois, une propagande effrénée s’épanchait sur le niveau d’endettement insupportable de la République du Congo (Brazzaville) afin qu’elle puisse accéder au programme PPTE (Pays Pauvre Très Endetté). Des lobbys puissants et des conflits d’intérêts criminels lui ont permis, sur la base de faux incroyables dans les Rapports du FMI, l’effacement de sa dette par le Club de Paris (voir récents articles sur mon blog : http://sergeberrebi.over-blog.com/articles-blog.html  , dépêche AFP ci-dessous et lettre adressée à Monsieur Ramon Fernandez, Président du Club de Paris le 05 octobre 2010.)

 

Aujourd’hui, ces mêmes relais s’emploient à nous vendre la première croissance du continent africain (+ de 10%), ses richesses, ses potentialités et l’intérêt pour les entrepreneurs et les financiers d’y investir. Après avoir grugé les contribuables des pays membres du Club de Paris, l’effacement de la dette congolaise s’étant appliqué sur leur dos, il s’agit maintenant de faire des appels de fonds aux investisseurs privés…

 

Il y a plus d’une vingtaine d’années, j’ai cru bon travailler et entreprendre dans ce pays aux potentiels énormes. Au début tout était parfait. Mais petit à petit les pressions criminelles se sont faites sentir jusqu’à ma spoliation en août 1989. Il m’a fallu une dizaine d’années pour obtenir des décisions définitives (Cour d’Appel d’Aix en Provence 08 novembre 2000) que depuis une autre dizaine d’années je suis dans l’impossibilité de faire appliquer.

 

De grandes compagnies pétrolières TOTAL, ENI, MURPHY, exploitent un pétrole dont on ne connait ni les quantités produites, ni les destinations dans la commercialisation, ni les domiciliations bancaires. Cette oligarchie népotique et bananière, qui est très sûrement à la recherche d’une bonne notation, n’a pas un compte bancaire « officiel » ouvert à l’extérieur dans lequel seraient crédités 100 euros ! L’insolvabilité est totale. Les caisses du Trésor Public, au Congo, seraient vides également. Tout, avant la bénédiction du FMI pour l’effacement de la dette ou après, s’opère dans l’opacité la plus absolue. L’or noir, d’après mes estimations 450.000 barils/jour, est entre les mains de quelques personnes dont le fils du président de ce pays. Il contribue à l’enrichissement d’un clan familial mais, en aucun cas, ne réduira la pauvreté de la population.

 

Comme moi-même, les éventuels investisseurs qui se laisseraient prendre à ce chant des sirènes ne parviendront jamais à récupérer leurs avoirs, leurs biens et faire valoir leurs droits et décisions de justice. Peu et mal connus, la réalité de la criminalité de la République du Congo et le très haut niveau de sa corruption sont masqués par des réseaux et un lobbyisme  intensif dénoncés il n’y a pas si longtemps par le Washington Post (http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/08/25/AR2010082505238.html).

 

 

J’espère que ces éléments seront utiles à vos notations et je reste à votre entière disposition pour en communiquer d’autres.

 

Vous en souhaitant bonne réception.

 

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations les plus cordiales.

 

Serge Berrebi

Cannes

Mob : 06 77 18 60 38

 

NB. 1) Je tente d’alerter également Monsieur Marc Ladreit de Lacharrière, Président de Fimalac, groupe auquel Fich Ratings appartient. J’étais un de ses élèves, en 1967-1968, au Lycée d’Arsonval à Saint Maur des Fossés.

       2) L’éditorialiste qui signe “Les Dépêches de Brazzaville” (pièces jointes “Code de conduite” et “Confiance”) selon toute vraisemblance serait Monsieur Jean Paul Pigasse.....

        3) Selon toute vraisemblance aussi, la dépêche AFP du 08 février, ci-dessous, comporterait une fausse information majeure : “Les créanciers du Club de Paris ont annulé, depuis l'accès du Congo au point d'achèvement de l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) en janvier 2010, la totalité de sa dette à leur égard soit 5 milliards d'euros, a affirmé l'ambassadeur de France au Congo mardi.”  La Russie aurait refusé de rejoindre le groupe des “Dindons” ! Ce que je puis encore vous assurer d’autant plus qu’il n’y a pas encore eu encore de communiqué officiel de la part de la Russie à ce sujet....!

 

 

Le club de Paris a annulé 5 milliards d'euros de dette

BRAZZAVILLE, 8 fév 2011 (AFP) - Les créanciers du Club de Paris ont annulé, depuis l'accès du Congo au point d'achèvement de l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) en janvier 2010, la totalité de sa dette à leur égard soit 5 milliards d'euros, a affirmé l'ambassadeur de France au Congo mardi.

A ce jour "la dette annulée de 5 milliards d'euros représente la totalité de la dette du Congo à vis-à-vis des créanciers du Club de Paris", a déclaré l'ambassadeur de France au Congo, Jean-François Valette lors d'une conférence de presse.

"Quelque 2,6 milliards d'euros de cette dette" ont été effacés par la France, le premier partenaire économique et financier du Congo, a ajouté M. Valette.

Selon le diplomate la dette effacée par le Club de Paris représente "une partie importante de toute la dette du Congo".

En 2004 la Banque mondiale estimait à 9 milliards de dollars la dette du Congo, un pays de 3.6 millions d'habitants, qui en faisait l'un des pays les plus endettés au monde par tête d'habitant.

"Le reste de la dette a suscité des négociations avec les créanciers non membres du Club de Paris", a précisé Jean-François Valette.

Les créanciers membres du Club de Paris (19 des pays les plus industrialisés) avaient décidé d'annuler la totalité de la dette du Congo en mars 2010.

Les autorités congolaises ont toujours assuré que les sommes épargnées serviront prioritairement à accompagner les efforts en matière de modernisation et d'industrialisation, et à la lutte contre la pauvreté dans le cadre de la  mise en œuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

 

 

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 17:43

Dans les mois qui précédèrent l'effacement de la dette de la République du Congo par le Club de Paris, le montant de la dette contentieuse, à régler et effectivement payée par Brazzaville, a été à "géométrie variable". C'est à dire qu'elle a été multipliée par 7, puis divisée par 2 pour être finalement payée 3 fois son montant initial,  sous les applaudissements et les félicitations du Fonds Monétaire International, satisfait de ce tour assez unique de prestidigitation. Tout cela sur le dos des contribuables des pays membres du Club de Paris, faut-il le rappeler ?

 

En résumé, cette dette contentieuse a fluctué ainsi :

 

350 millions de dollars relevés par KPMG sur infos Cleary Gottlieb Hamilton & Stein (sans décote)

360 millions de dollars par IDA / IMF Rapport 28 août 2007 (sans décote -"discount")

+/-800 millions de dollars IMF Country Report N° 09/217 July 2009 (après décote 65%)

+/- 2,4 milliards de dollars (sans décote) Estimation suivant IMF Country Report N°09/217 July 2009

939 millions de dollars (après décote 37%) HIPC Completion Point Document et MDRI 06 janvier 2010 (après décote)

1, 490 milliard de dollars(sans décote) Estimation suivant HIPC Completion Point Document et MDRI 06 janvier 2010

 

Cette valse hésitation de centaines de millions de dollars et de MILLIARDS DE DOLLARS - comme s'il s'agissait de "Reichsmark" cette monnaie de l'Allemagne de 1928 à 1946 qui ne valait pas le prix du papier sur lequel elle était imprimée - nous donne le vertige !

 

Comment peut-on passer de 350 millions à 2,4 milliards de dollars ? La prestidigitation, l'illusion ? Le Personnel du Fonds Monétaire International en charge du Congo aurait-il absorbé, à son insu, des substances hallucinogènes ? Les réunions se seraient-elles déroulées dans un Coffee Shop à Amsterdam ? Non ! C'est simplement le fait que le FMI prend en compte, sans discuter, les chiffres et les affirmations de la République du Congo. Mais ce qui est tout de même inacceptable c'est qu'il a été prévenu, officiellement et avant l'attribution du Point d'Achèvement, de l'énormité de la fraude réalisée par les autorités congolaises et conçue par une intelligence criminelle !

 

Je me plais à répéter qu'au temps de la prohibition aux Etats-Unis, Al Capone ne serait jamais allé en prison s'il avait été contrôlé par le FMI. Il aurait terminé ses jours impuni et subventionné par les contribuables américains !

 

L'expression fameuse, "passer par les fourches caudines du FMI", si elle a prévalue pour l'Argentine, l'Algérie et vaudra pour la Grèce et l'Irlande, a été une vaste fumisterie pour la République du Congo. Le traitement particulier qu'a obtenu le Congo de Monsieur Sassou NGuesso a été fêté dignement en faisant couler à flots le champagne Crystal en cascade sur des montagnes de flutes, en cristal aussi, de Lalique... Les fourches caudines qui firent pleurer les Argentins font encore hurler de rire les Congolais et leur président ! 

 

939 millions de dollars a été le chiffre finalement retenu par le FMI

 

La décote (discount) enregistrée est finalement de 37% alors qu'elle était déclarée d'abord à 65% et relevée à 79% dans le "HIPC Completion Point Document et MDRI 06 janvier 2010. Un aide-comptable stagiaire ne s'embrouillerait pas de la sorte dans les chiffres...

 

Les explications et les détails suivent. Tout cela est absolument scandaleux !!!! Voire criminel !

 

(Extrait de la lettre adressée à Monsieur Ramon Fernandez, Président du Club de Paris, le 05 octobre 2010)

 

 

LE REGLEMENT DE LA « DETTE CONTENTIEUSE »

 

 

Dans la lettre adressée à Monsieur Dominique Strauss-Kahn, Directeur Général du Fonds Monétaire International (FMI) le 10 novembre dernier et dont vous avez reçu copie, nous signalions avec mon Avocat, une énormité inacceptable d’un rapport selon lequel  les « Fonds Vautours » auraient perçu « +/- » 800 millions de dollars après une décote de 65%. Le montant initialement dû à ces créanciers auraient été alors de 2,4 milliards de dollars.

 

 Sur votre site internet (http://www.clubdeparis.org/sections/themes-strategiques/2009-8217-action-du-club/switchLanguage/fr ) , nous pouvons encore lire ce-jour :

 

"L'action du Club de Paris contre les créanciers procéduriers

Le montant total des plaintes des créanciers procéduriers (dans 54 procédures distinctes contre 12 PPTEs)(ndlr : 12 pays PPTE) s’élève à environ 1,5 milliard de dollars, dont 1,2 milliard de dollars ont déjà été reconnus par les tribunaux à fin 2007. Il est probable que ce montant augmente, un certain nombre de pays éligibles à l’initiative PPTE n’ayant pas encore atteint le point d’achèvement disposant de stocks de dettes commerciales importants –en particulier, le Liberia, la Côte d’Ivoire, la République Centrafricaine et le Soudan."

 

Ce document n’est pas daté mais doit se situer vraisemblablement, du fait de son contenu, fin  2008-début 2009. Cependant, le montant que vous citez est parfaitement identifié à la fin 2007.

 

 Question : Comment le Club de Paris a-t-il pu accepter pareille affirmation mensongère, contenue dans le Rapport du FMI, alors qu’il avait identifié l’ensemble des demandes des créanciers procéduriers, contre 12 PPTEs (Ndlr : 12 pays PPTE), pour un montant presque deux fois moindre ???

 

Le FMI ne s’est pas laissé convaincre par les affirmations de mon Avocat. De sa tour d’ivoire, dont il finira bien un jour prochain par descendre, le FMI nous a froidement affirmé qu’il avait été tenu compte de ces « inconsistances et improbabilités » (voir message du 20 septembre dernier).

 

Finalement, le point d’achèvement a été atteint par la République du Congo. L’élément sur lequel nous avions voulu attirer l’attention des dirigeants du FMI a finalement été accepté définitivement comme suit : (HIPC Completion Point Document et MDRI du 06 Janvier 2010)

 

75. Congo settled a long-standing dispute at the end of 2008 with litigating creditors

holding claims validated by the courts, through payments (including legal fees and

court-imposed penalties) totaling US$ 939 million (about 9 percent of GDP). 12 At this

point, there are three outstanding litigating creditors with claims calculated by the authorities

totaling US$ 393 million. The settlement at end-2008 was on terms significantly less

favorable than those of HIPC, with a discount factor calculated at 37 percent down from an

estimated 79 percent reported incorrectly by the authorities earlier. The lower discount factor

was attributed to the inclusion of some debts covered by the London Club agreement as part

of claims held by litigating creditors. After correcting the error, the outstanding debt was

revised downward, but the total settlement to those creditors remained the same. The error on

the discount factor and reconciled data was reported immediately to the staffs and the Paris

Club, and the authorities have identified a number of actions to prevent such mistakes in

future. These actions include restructuring of the debt unit by separating tasks for

entry/recoding and verification of data, training in risk management to improve the security

and control of the data, conducting regular audits of information/data to ensure accuracy, and

creating a legal affairs unit.

 

 

Cet extrait est une compilation de faux grossiers  ! Et d’affirmations gratuites comme celle de l’inclusion d’un règlement de certaines dettes du Club de Londres !  (1)

 

Ce qui me permet de le soutenir, c’est le Rapport d’Audit de KPMG (en pièce jointe et encore à cette adresse :                    http://www.mefb-cg.org/petroles/pdf/Auditsomaire_SNPC2002_2005.pdf )  page 33.

 

En voici un extrait :

 

 

1.B.2. Les enjeux liés aux procédures judiciaires

 

􀂾 Les procédures judiciaires à l’encontre du Congo et de la SNPC

 

Plusieurs créanciers privés ont obtenu des jugements à l’encontre de la République du Congo, et de

la SNPC en tant qu'émanation de l'Etat Congolais, aux Etats-Unis, en France et en Angleterre :

 

􀀹 A titre d’exemple, et selon une note des avocats de la SNPC, les créanciers ont initié des

procédures aux Etats-Unis visant à la reconnaissance de jugements étrangers contre la

République du Congo, pour un montant global d’environ 350 M US$ au 31/10/2006. Les

principaux créanciers sont :

 

􀂃 Kensington International Ltd : créance d’environ 100 M US$ (plus intérêts post jugement,

fondés sur les obligations de paiement relatives à un prêt initial de 13.5 M US$ datant de

1984),

 

􀂃 Walker International Hold & AF-Cap Inc. : environ 75 M US$, fondés sur un prêt initial de

6.5 M US$ de 1984 et sur une créance datant de 1988 pour la construction d’une ligne

électrique,

 

􀂃 FG Hemisphere Associates: environ 150 M US$, qui correspondent à un prêt d’origine de

36 M US$ datant de 1982.

 

(Les autres créanciers réglés compris dans ce montant, sont : AIG représenté par D. J., pour une créance Itochu, et Gulf Resources représentés par Stuart Newberger de Cromwell & Moring. Ces derniers ont obtenu 6 milliards de dollars contre la Lybie pour les 7 passagers américains disparus le 19 septembre 1989 dans l’attentat du DC10 d’UTA).

 

Les Avocats de la SNPC, Cleary Gottlieb, Steen et Hamilton sont les mieux placés pour arrêter le montant dû effectivement : 350 MILLIONS DE DOLLARS, rapportés  indiscutablement par KPMG.

 

Ce montant est sans appel et dément catégoriquement les affirmations confuses, fausses et  mensongères du personnel du Fonds Monétaire International !

 

La différence entre ce montant (ou presque puisque certains comme Hemisphere et Walker auraient touché moins et d’autres plus) et celui pris en compte définitivement par le FMI aurait été détournée par le pouvoir congolais. Un peu plus de 500 millions de dollars avec la bénédiction des Institutions Internationales ! POURQUOI ?

 

La clause de confidentialité ne résistera pas longtemps aux enquêtes judiciaires. Le contribuable américain, par exemple, et par les temps qui courent, n’aime pas tellement être abusé par des financiers et des banquiers…

 

Egalement, des intermédiaires français, dans le milieu pétrolier,  ont été utilisés pour blanchir certaines commissions…. Elément fâcheux,  qui apportera une dimension délicate lorsque leurs noms apparaitront.

 

Ces seuls faits suffiraient à déclencher une enquête dans chacun des pays qui ont été amenés à effacer leurs créances sur la République du Congo. D’autres faits, tout autant avérés, suivent, certains plus importants et encore plus révoltants.................. (Fin de l'extrait de la lettre Club de Paris)

 

 

(1) Une affirmation fausse vient au secours d’une précédente affirmation fausse. Quelles dettes appartenant au Club de Londres auraient été payées ? Avec quelle décote ? Les presque 600 millions de dollars qui auraient été déboursés par le Congo auraient alors servi au paiement total des Créanciers du Club de Londres.

Relativement peu de temps avant que le Congo n’atteigne le Point d’Achèvement, le ministre des finances, Monsieur Pacifique Issoïbeka, déclara face aux sénateurs et en direct à la Télévision congolaise que « 60 % des marchés de l’Etat étaient bidon ! »  (http://mampouya.over-blog.com/article-28243118.html).

 

Cette déclaration fit beaucoup de bruit à Brazzaville. Cela n’empêcha pas Madame Antoinette SAYEH du FMI de se féliciter des progrès accomplis par la République du Congo en matière de gouvernance (pièce jointe) et de conclure ainsi sa réponse à la lettre qui avait été envoyée à Monsieur Strauss Kahn :

 

  Blog extrait réponse Mme Sayeh0001

 

NB La Cotrade Asia Ltd venait à peine d'être fermée (12 nov 2009), il y avait de quoi se féliciter... ! La Cotrade Asia Ltd sera l'objet du prochain post.

 

 

 

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 14:52

La Russie est un pays membre du Club de Paris.

 

Nous l'avons vu dans l'article précédemment posté "La scandaleuse escroquerie de l'effacement de la dette congolaise" ( http://sergeberrebi.over-blog.com/article-la-scandaleuse-escroquerie-de-l-effacement-de-la-dette-congolaise-63271553.html ) le Club de Paris, bien qu'informé par différentes sources dont la mienne, entérinait automatiquement l'accord du FMI au travers de son "Point d'achèvement" et prononçait l'effacement effectif de la dette congolaise. Tous les pays membres s'exécutaient alors et annulaient la dette de Brazzaville.

 

Il en a été ainsi pour celle de la France, au total 2,4 milliards d'euros. Les Etats-Unis, pour 300 millions de dollars,  l'Italie, pour 400 millions de dollars, l'Espagne, pour 200 millions d'Euros,  la Suisse, pour 11 millions d'euros, la Belgique et l'Allemagne ont suivi également ce principe fondamental du Club de Paris de l'égalité de traitement.  Tous les pays membres du Club ont en fait de même sauf la Russie !

 

En effet, comme vous pourrez le lire dans la seconde lettre que j'ai adressée à Monsieur Ramon Fernandez, Président du Club de Paris, la Russie s'est maintenue à l'écart de cette décision.

 

La raison est que je suis parvenu à alerter certains Décideurs russes d'éléments scandaleux. Lorsqu'ils atteignent des milliards de dollars de fraude, ils peuvent être qualifiés de criminels. Mes arguments documentés ont été pris en compte et malgré toute l'insistance de la République du Congo et de son président, la Russie a refusé de rejoindre le Club de Paris dans l'effacement de cette dette évaluée entre 1,5 et 2 milliards de dollars.

 

Bel exemple que la Russie a donné et qui a toutes les chances de s'y tenir tant que ce pays faussement pauvre ne soumettra pas des réponses satisfaisantes sur sa gestion passée et actuelle de la ressource pétrolière. Qu'en est-il des milliards de dollars dans les comptes de la SNPC et quelle en est maintenant la véritable destination ? Question d'autant plus d'actualité que Monsieur Denis Christel Sassou NGuesso est devenu le responsable de l'Aval pétrolier à la SNPC ! 

 

Lettre du 05 Octobre 2010

 

Club de Paris lettre du 05 oct 20100001

Club de Paris lettre du 05 oct 20100002

 

Lettre du 14 janvier 2011

 

Club de Paris lettre 14 janv 20110001

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