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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:00

 

Chapitre I :DC 10 d'AIR AFRIQUE, DETOURNEMENT DESTINATION FINALE BEYROUTH,  AVEC 64 FRANCAIS A BORD……

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Simple passager à bord de cet appareil, j’avais empêché ce détournement.

 

C'est seulement bien plus tard que j'ai fini par comprendre que ce fut, très certainement, l’origine de mes problèmes avec Monsieur Denis Sassou Nguesso.

 

Chaque jour, depuis 23 ans j'en paye le prix  pour n'avoir pas permis que 64 Français soient livrés à Beyrouth au plus fort de la crise des otages. Marcel Carton, Marcel Fontaine, Jean Paul Kaufmann, Jean Louis Normandin, Roger Auque étaient aux mains du Hezbollah depuis plus de deux années et rien ne parvenait à les libérer.

 

Mon départ du Congo, de Brazzaville, était prévu le 22 juillet par un vol UTA, mais "l'administration" congolaise avait tout fait pour que je ne le prenne pas. A l'époque bien entendu le téléphone mobile n'existait pas. Les communications téléphoniques entre la capitale économique, Pointe Noire, et la ville de Brazzaville distante de 500 kilomètres, où je me trouvais, étaient très difficiles. Pourtant curieusement plusieurs personnes m'alertaient d'une convocation urgente et importante à Pointe Noire. Très contrarié, je m'y rendais. A Pointe Noire, le fonctionnaire qui m'accueillait, un corrompu notoire, affichait alors une mine satisfaite. Le prétexte était futile et ne nécessitait pas l'urgence de ce déplacement et l'annulation de mon voyage.

 

 Il m'a fallu du temps également pour comprendre que ceux qui étaient avertis du projet de détournement avaient intérêt que je croupisse à Beyrouth parmi les otages. Par convoitise des nouveaux investissements que je venais alors de réaliser. Très sûrement encore. 

 

Le vol était parti de Brazzaville le 23 juillet 1987 au soir. .

 

1)BRAZZAVILLE CAPITALE AFRICAINE (voire mondiale) DE L’INSECURITE AERIENNE

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Publié en juin 2008, un article, d’un excellent site d’opposition congolais, recense les éléments attentats, détournement et accident, non élucidé, liés au transport aérien au départ de Brazzaville. Il est vrai que le Congo de Denis Sassou Nguesso détient un record. Le titre de ce document résume assez bien le ressentiment de la pauvre et valeureuse population congolaise….

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Impunité Total

Suggérer par mail

 

Écrit par Langangui

02-06-2008

Des records, la République du Congo en détient, des quantités mais tous ou presque sont, hélas, peu glorieux et sont principalement liés à la criminalité financière et à la maltraitance de sa population.
Depuis les bientôt trente années d’un pouvoir à peine interrompu, « l’homme des masses » s’est amusé à mener la petite République Populaire dans une descente aux enfers qu’il n’a nulle envie de stopper ou même de ralentir. Le monde entier, ni myope ni aveugle, a été bien indulgent avec lui  et son entourage. Des enfants gâtés  à qui on a tout permis, tout pardonné. Et si à un moment donné, la communauté internationale pouvait se poser des questions, enquêter, trouver un ou des coupables, comme par magie, le pouvoir de Brazzaville s’en sortait blanchi sans jamais avoir été inquiété ! Tour de force plusieurs fois répété dont le mérite revient indiscutablement à ses protecteurs.
Brazzaville détient donc aussi le record de l’insécurité de l’aviation civile liée au terrorisme (attentats et détournements). De mars 1984 au 19 septembre 1989, quatre faits majeurs se sont produits au départ de Brazzaville sans qu’aucune complicité ou responsabilité locales n’aient jamais été révélées.


Premier Attentat,celui contre un DC 8 d’UTA à N’Djamena le 10 mars 1984 : un avion d’UTA, le DC-8 F-BOLL opérait un vol de Brazzaville à Paris avec une escale à N’Djamena qui devait durer une heure. Peu après l’arrivée de l’avion sur l’aire de stationnement une petite bombe a explosé dans une soute à bagages. L’évacuation de l’appareil fut exécutée et une vingtaine de minutes plus tard une seconde explosion dans la soute centrale détruisit l’appareil. Bilan : vingt-cinq blessés (l’un d’eux mourra quelques mois plus tard). Aucune complicité ne fut découverte à Brazzaville. A-t-on cherché ?


Second Attentat(?), celui contre l’appareil de Michel Baroin le 05 février 1987 qui quittait Brazzaville dans un Jet privé avec avoir négocié un important permis forestier dans le Nord Congo. Extrait d’un article du Figaro du 14 Avril 2001.
Pour se persuader de l'intérêt porté par les frères - toutes obédiences confondues - à la terre de mission africaine, il faut se reporter à la date du 5 février 1987, jour de l'accident d'avion au cours duquel Michel Baroin, PDG de la Fnac et de la GMF (Garantie mutuelle des fonctionnaires), trouva la mort peu après son décollage de Brazzaville, au Congo, où il venait de rencontrer le président congolais Denis Sassou NGuesso. L'avion qui transportait Michel Baroin s'est écrasé sur le mont Cameroun dans des conditions qui n'ont jamais réellement été élucidées. En qualité de PDG d'une mutuelle de fonctionnaires français, aussi importante soit-elle, l'accident n'aurait guère suscité de commentaires. Mais Michel Baroin, qui présente la particularité d'avoir occupé un poste de commissaire des Renseignements généraux, est surtout grand maître du Grand Orient de France et, plus que la défense des intérêts des fonctionnaires, c'est bien cette dernière qualité qui motive ses fréquents déplacements en Afrique, où il est traité comme un chef d'Etat. Quatorze ans après sa disparition, l'hypothèse fut émise que Michel Baroin envisageait de se présenter à la présidence de la République.
Bilan : 7 victimes  avec l’équipage. Aucune complicité ne fut découverte à Brazzaville. A-t-on jamais cherché ?


Troisième Attentat: détournement d’un DC 10 d’Air Afrique le 24 juillet 1987 du vol RK55 au départ de Brazzaville pour Paris avec escales Bangui et Rome.
Extrait de http://www.pionnair-ge.com/spip1/spip.php?article149

« Le détournement le plus terrible vécu sur le sol genevois

Douglas DC-10 d’Air Afrique à Cointroin

 DC10-Air-Afrique-GE-1987.jpg

Le vendredi 24 juillet 1987, un pirate de l’air détourne le vol Air Afrique prévu vers Brazzaville -Bangui-Rome—Paris. Au départ de Rome, le DC-10 et ses 163 passagers sont détournés vers Genève. Sur la piste de Cointrin, dans l’appareil mis à l’écart, le terroriste isole un groupe de 64 passagers français. Les opérations, les négociations, l’angoisse des passagers va durer 4 longues heures. Le Libanais Hussein Ali Mohamed Hariri, 21 ans, prétend être un membre du Hezbollah. Il réclame l’élargissement de prisonniers libanais et palestiniens en France, en Israël et des frères Hamade tenus captifs en RFA et veut rejoindre Beyrouth. Il blesse sérieusement une stewardess qui tente de le désarmer. Les négociations traînant à son gré, il abat un passager français, XavierBeaulieu, sur un seuil de porte de l’avion et le jette sur la piste. C’est alors que l’un des passagers actionne le mécanisme de verrouillage d’une porte arrière et courageusement un Stewart réussit à ceinturer le forcené. Dans la confusion Hariri est désarmé. La police genevoise pénètre dans la carlingue et arrête le pirate….
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Le 8 septembre 2002, lors d’une sortie conditionnelle Hariri s’évade à nouveau. On le retrouve et capture au Maroc d’où il est extradé vers la Suisse au début 2003 et revient comme l’un des rares passagers au monde que l’on ne souhaite jamais revoir sur le tarmac de Cointrin. On le libère peu après car il a purgé sa peine de 20 ans. »
Bilan : un mort, un jeune français de 23 ans qui travaillait dans une société du Port de Pointe Noire. Bien qu’Hussein Ali Mohamed Hariri ait séjourné plusieurs semaines dans cette dernière aucune complicité n’a été établie. Ni à Pointe-Noire, ni à Brazzaville. Mais  a-t-on jamais cherché ?
 

Quatrième Attentat: celui du DC 10 d’UTA du 19 septembre 1989, vol UT 772. L’explosion s’est produite en plein vol au dessus du Ténéré après une escale à Ndjamena. Une bombe était placée dans la soute à bagages avant. Il n'y a eu aucun survivant. Quarante huit congolais étaient au nombre des victimes. Une longue enquête a permis  d'identifier six ressortissants libyens, hauts fonctionnaires des services secrets et de la diplomatie libyenne. Le 9 janvier 2004, le collectif "Les familles du DC10 UTA en colère !"créé par Guillaume Denoix de Saint Marc, a signé avec les représentants libyens de la Fondation Kadhafi un accord concernant un dédommagement de 1 million de dollars pour chacune des familles des 170 victimes. Par décision du 15 janvier 2008, un juge fédéral américain a condamné le Gouvernement libyen et six de ses hauts responsables à payer, aux seules victimes américaines,  environ 6 milliards de dollars de dommages et intérêts pour l'attentat commis le 19 septembre 1989 contre le DC 10 de la compagnie aérienne française UTA .
Bilan : 170 passagers et les 15 membres d'équipages. Là encore, malgré toutes les rumeurs sur les informations dont auraient pu bénéficier certaines personnalités congolaises pour ne pas prendre ce vol, aucune complicité locale n’a été révélée par l’enquête. Encore une fois, a-t-on jamais cherché ?

Pourtant avant que  Brazzaville ne soit choisie comme base de départ pour ces actions criminelles, il a  fallu forcément offrir des garanties sérieuses  de bon achèvement à ceux qui les préparaient. Qui pouvaient  être le ou les garants ?
Trois avions détruits, un avion détourné, des centaines de victimes et pas même un lampiste arrêté pour faire bonne figure, l’arrogance est à ce point et il ne faudra pas s’étonner qu’un Denguet soit libéré de sa prison parisienne en pleine nuit, ou qu’un Jean-Marie Bockel soit « déplacé » à un poste qui  dérange moins….

 

Après ces attentatsà répétition des années 80 qui sont allés crescendo, orchestrés par on ne sait encore quelle (s) main (s) de Maître (s) jusqu'au " final " en apothéose de l'explosion d'un DC10 en plein vol (après l'échec du détournement de la RK 55), le Congo, pauvre Congo, a connu dans les années 90 les guerres civiles, elles aussi à répétition, qui ont sublimé cette même folie de la destruction. Les années 2000, plus tranquillement, ne sont que sous le signe d'une criminalité financière débridée qui laisse toute une population exsangue et tout aussi détruites."

Depuis près de trente années d’attentats, de guerres, de détournements, la communauté internationale, les grandes puissances, les institutions internationales, sauf quelques ONGs, n’ont jamais, curieusement, très curieusement cessé d’apporter leurs soutiens à Brazzaville. L’impunité total (e) c’est bien ce qui caractérise ce pouvoir sous nos latitudes. Mais jusqu’où et jusqu’à quand ?

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2)VOL RK 55 DU 24 JUILLET 1987 DETOURNEMENT SUR GENEVE

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Dix minutes après l’escale de Rome, vers 6h30 du matin, le pirate de l’air avait sorti son arme et une ceinture d’explosifs à l’avant de l’appareil et avait repoussé, avec l’aide de l’équipage d’Air Afrique, tous les passagers vers la dernière cabine à l'arrière. Quelques minutes s'écoulèrent, durant lesquelles le pilote avait convaincu le terroriste de la nécessité de faire un approvisionnement en carburant pour se rendre à Beyrouth, puis une voix sortie des haut-parleurs annonça que le vol était détourné sur Genève pour un arrêt technique. En fait pour effectuer le plein de kérosène, dernière escale avant le Liban.

 

L'équipage commercial passa parmi les passagers pour récupérer les passeports et donner l'information communiquée par le pirate : "les nationaux africains repartiraient immédiatement de Beyrouth pour Paris." Les autres resteraient au Liban...

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Il avait fallu encore une heure de vol durant laquelle je mourrais de trouille que l'avion n'explose. Je pensais aux miens. Enfin, lorsque les roues du train d'atterrissage embrassèrent pour moi la piste de l'Aéroport de Genève Cointroin, je me fis le serment de tout faire pour que ce détournement échoue. Alors commença une longue attente, deux ou trois heures environ. Les passagers étaient prostrés. Avec un ami, Jean Claude Boucher, le Représentant du Pnud à Brazzaville, et deux autres personnes nous envisagions des solutions pour nous en sortir ; sans la coopération de l’équipage que nous connaissions bien pourtant. Un appel fut lancé par les haut-parleurs auquel personne ne fit attention. Une personne s’était levée, sans se faire remarquer, sans bruit, sans rien dire, sans que nous tous ne comprenions ce qui se passait alors.

 

Cette personne s'était rendue à l’avant de l’appareil. Un bruit sourd nous provint comme un claquement lointain. Xavier Beaulieu, 23 ans venait d’être abattu par le pirate, Hariri, qui se disait membre du Hezbollah.

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L'équipage, qui circulait librement dans l'appareil d'une cabine à l'autre, nous rapporta les faits : la balle tirée dans la nuque et le corps jeté au pied de la passerelle. 

 

L'angoisse monta d'un cran.

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Le plein de l’appareil alors pouvait commencer . Cela prit une bonne heure et cela provoqua beaucoup de va et vient autour de l’appareil, mais rien ne fut tenté pour nous délivrer. La longue attente reprit alors. Deux heures s’écoulèrent encore. L’équipage attendait l’autorisation de décoller. Suivant le petit jeu institutionnalisé, par les pirates et les policiers, encore un otage abattu et le feu vert pour le départ allait être accordé...  Avec Jean Claude Boucher, son ami Iranien Firouz (Expert de la Banque Mondiale et ancien Secrétaire d’Etat du Shah d’Iran), et un Français de Bangui nous étions les seuls à ne pas nous y résigner.

 

 Un nouvel appel retentit alors. J’étais tout près du rideau de séparation de la cabine arrière, dans laquelle nous étions, et de la cabine centrale du DC10. Un jeune Français s’est alors levé et allait se rendre vers l’avant de l'appareil. Je l’ai intercepté et je lui ai ordonné de repartir à sa place. Je me suis mis à l’avant de la cabine et j’ai rapidement expliqué aux autres passagers qu’avec la mort d’un second otage, les autorités suisses allaient donner le feu vert du départ pour Beyrouth. J’ai aussi indiqué que nous allions ouvrir les quatre portes situées dans la cabine mais qu’il faudrait emprunter les deux situées côté droit. J’ai demandé vivement si tout le monde était d’accord ? Aucune réaction...., aussitôt j’ai donné l’ordre d’ouverture des portes. J’en ai ouvert une moi-même, côté gauche. Un seul toboggan s’était déroulé. Je m’étais mis en embuscade derrière le rideau pour intercepter le pirate. Je craignais un bain de sang et que l’on m’en tienne pour responsable. Une, deux minutes s’écoulèrent pendant lesquelles des passagers morts de trouille se sont jetés sur le tarmac du haut de l’appareil. Firouz préférait mourir à Genève plutôt que se retrouver dans les mains du Hezbollah. Il fit 6 mois d’hôpital, comme d’autres, les talons cassés. Finalement, j’aidais quelques passagers à quitter l’appareil, dont un homme avec sa petite fille dans les bras, et j’étais le dernier à sortir de l’avion.

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Des clignotants et les alarmes d’ouverture de porte dans le cockpit se déclenchèrent et le pirate s’en est tout de suite rendu compte. Il se rua alors vers l’arrière. Fort heureusement, il a dû passer au milieu d’un groupe de stewards qui l’ont intercepté contrairement, heureusement, à leur engagement premier de ne pas intervenir. Il tira une balle dans le ventre du Chef de Cabine, le “vieux” Elouma, blessé miraculeusement sans gravité.

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Soixante-quatre Français devaient être livrés au Hezbollah à Beyrouth. Très certainement avec une complicité congolaise.  

 

 

En grande partie, grâce à moi, ce ne fut pas le cas.

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Cela m'a coûté, j'insiste, vingt années de ruine financière et de problèmes avec Sassou Nguesso, sous les regards amusés, et parfois même complices, de ceux qui auraient dû tout faire pour que je sois épargné et remercié.... 

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Récompense, : Zéro !

 

L’effet inverse même et surtout.... !  (Je me souviens d'un contrôle fiscal qui dura 6 années, durant lequel l'Administration voulait mettre ma maison en vente forcée au enchères, mais qui se termina, tout de même par une taxation  Zéro)

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" Un gêneur, un empêcheur de tourner en rond qui vient faire des misères à notre bon ami Sassou Nguesso…." Le monde à l’envers ! Comme ce fonctionnaire des Affaires étrangères qui voulait à tout prix que la disparition du DC10 d’UTA soit “accidentelle” et rien de plus  ! (A voir dans un prochain article)

  

3)BLACKOUT MYSTERIEUX

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Trouver des informations sur cet évènement, qui aurait pu devenir particulièrement tragique, est bien difficile. Côté français, il n’y en a pratiquement pas. Je me souviens du seul petit article de Paris Match qui présentait cette libération comme le résultat d’une action menée par quelques gars du Sud-Ouest, des joueurs de rugby, des gaillards qui se sont amusés de cette affaire (Paris Match n°1991).

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A Genève, ce jour-là, après être sorti de l’appareil, j’ai été interrogé par la Police Suisse et tous les passagers sont restés isolés du monde extérieur, suisse et français. Alors que les policiers suisses m'emmenaient, un ami Congolais, Fidel N., cria : "C'est lui qui nous a sauvés !"

 

 Plus tard, la jeune maman de la petite fille, que j'avais aidée à descendre avec son papa, vint vers moi en me tendant la main et me dit : "Heureusement qu'il y a encore des hommes comme vous!" Cela valait toutes les Légions d'Honneur, enfin "si j'étais chanteur..." !

 

 Ce n’était que tard dans la soirée, vers 21 heures que nous débarquions à Roissy, au Pavillon d’Honneur, à l’abri des regards indiscrets et des journalistes. Circulez, il n’y a rien à voir…..

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Pourquoi, ce détournement ce jour-là ? Jacques Chirac, Premier Ministre était à Brazzaville ce même jour.

 

 

Simple coïncidence ou provocation de la part des organisateurs de l’opération ?

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Si ce n’était qu’une coïncidence, pourquoi alors tant d’efforts officiels, côté français, pour dissimuler ce détournement ? Y avait-il, déjà, des traces, des preuves d’une implication congolaise ?Très sûrement, car plus tard, de retour à Brazzaville, j’en obtenais la confirmation. Hariri avait séjourné plusieurs semaines à Pointe Noire, chez des parents à lui, et n’était pas un inconnu pour les Services de la Police congolaise et leurs chefs. Toujours les mêmes.

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4) Désinformation : le JOURNAL TELEVISE du soir.... 

 

Le récit du journaliste, Bernard Rapp, ne colle pas à  la réalité, c'est le moins que l'on puisse dire...

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 http://www.ina.fr/video/CAB02066492/ja2-20h-emission-du-24-juillet-1987.fr.html?onglet=commentaire

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Titre-JT.PNG  Journal de 20 heures du 24 juillet 1987.

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Le titre est là, pour dire que l’évènement était tragique. Pas grand-chose à part cela !

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Capture parcours RK55  L’appareil était parti de Brazzaville et avait été détourné après l’escale de Rome.

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Capture-Bernard-Rapp-titre.PNG Xavier Beaulieu a été tué vers 9h30 – 10 h.

 

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 Pas un mot sur lui. Pas une photo. (Jamais)

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Ne pas remuer le couteau dans la plaie. Ne pas parler des 64 Français qui devaient être otages à Beyrouth aux mains du Hezbollah.

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Capture-Geneve-12h30.PNG 12h30 : Un seul toboggan avait été déroulé mais les passagers s’échappaient également par les autres issues.

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 Capture-intervention-police-helvetique.PNG Pendant ce temps la Police Suisse capturait le terroriste.

  (En réalité, la Police lui a sauvé la vie car l'équipage, après qu'il ait tiré sur le Chef de Cabine Elouma, s'apprêtait à le lyncher.)

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 Capture-Passager-hesitant.PNG Seul passager à être présenté aux caméras et aux journalistes. Les autres, nous autres étions au secret !

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Ce "passager" (?) dont je n’ai aucun souvenir d’une quelconque participation, est très hésitant. Il manque d’assurance et on ne le sent pas très volontaire, capable d'avoir décidé de quoi que ce soit. Heureusement qu’un “journaliste"?!?” est là pour lui souffler les réponses….

 

Affirmatif : il n'a ouvert aucune porte ! Ni donné l'ordre de leur ouverture ! 

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Capture-Chirac-Brazza.PNG Abracadabrantesque ! Du grand Jacques Chirac.

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Pas un mot sur le fait que l’action ait démarré de Brazzaville et qu’elle pouvait concerner le pouvoir criminel et ami de ce pays.

 

De nouvelles mesures pour renforcer la sécurité !

Bras d’honneur des “amis congolais” deux ans plus tard un DC10 explosera au départ de la même capitale congolaise !

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Et enfin, chapeau ! Remercier Houphouët Boigny alors que seules les autorités suisses décidaient des opérations sur l’aéroport de Genève, c’est vraiment très fort ! (Mitterrand avait, lui, remercié les autorités suisses.... )

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Capture-Chirac-Bzv.PNG Le tour est joué, on ne nous embêtera plus avec cette histoire ! (Robert Pandraud, l'alter ego de Charles Pasqua, était aux manettes à Genève, mais les passagers libérés, pestiférés, ne l’avaient pas rencontré…)

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commentaires

NGOLO 01/04/2014 20:02

Cet homme qui prétend avoir sauvé les gens est un affabulateur. Alors que dire des stewards comme Kokolo et les autres qui nous ont dit de se rendre au fond de l'avion et préparé la sortie ?

NGOLO 01/04/2014 19:57

Les deux autres pirates étaient descendus à Rome. En fait ils sont entrés dans l'avion avec un gros poste radio dans lequel était caché une arme...

NGOLO 01/04/2014 19:55

Les pirates qui étaient trois au début sont rentrés à Ndjamena.Toute personne affirmant le contraire est un menteur. Le Congo n'est en rien responsable de ce détournement. j'étais dans cet avion et
je peux prouver la vérité...

Tchibota 22/08/2015 09:11

La désinformation est une marque de fabrique du pouvoir de Sassou Nguesso :
Le vol RK 55 partait de Brazzaville et avait pour escales Bangui et Rome.
Donc aucun terroriste ne pouvait monter ou descendre à Djamena