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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 17:12

Des amis ont bien voulu m’alerter sur un article récemment publié par la Semaine Africaine. Une attaque à laquelle il convenait, me disaient-ils, de répliquer.

 

http://www.lasemaineafricaine.com/index.php?option=com_content&view=article&id=191:affaire-serge-berrebietat-congolais-en-france--la-plainte-lberrebi-et-associesr-contre-le-congo-une-cinglante-gifle-judiciaire-contre-lhomme-daffaires-francais&catid=4:national&Itemid=3

 

A l’heure où la Libye, pays frère de la République du Congo, est à feu et à sang et que le Guide Suprême libyen n’hésite pas à bombarder ses propres populations, cette réponse et ces sujets pourraient sembler dérisoires…

 

La Semaine Africaine est un vieil hebdomadaire, qui appartient à la Conférence Episcopale du Congo, et est dotée d’une autonomie de gestion. Du temps de la République Populaire du Congo, c’était le seul journal local qui apportait un peu d’air frais et d’informations contradictoires à la propagande marxiste-léniniste. Des amis comme Arsène Samba et le Père Christian de la Bretèche m’en avaient rapproché.

 

La Semaine Africaine connut aussi ses heures de gloire, en 1991, juste avant la Conférence Nationale et il ne fait aucun doute qu’elle avait contribué largement à sa naissance.

 

Aujourd’hui le ton y est autre et sa lecture nous fait penser que nous feuilletons les Dépêches de Brazzaville « Bis ». Il m’aurait plu que cet article fût écrit par Monsieur Jean Paul Pigasse en personne mais, malheureusement, je n’ai eu droit qu’à son ersatz sans les honneurs des colonnes du prestigieux quotidien.

 

Cependant, il ne me faut pas faire la fine bouche. Le talentueux Jean René Nyama se verra, sans aucun doute décerner, pour « l’ensemble de son œuvre », un OSCAR de la Presse par Monsieur Etienne Mougeotte lors de la cérémonie qui se déroulera les jours prochains à Brazzaville. Le ridicule tue, à Brazzaville, bien moins qu’ailleurs. Ce patron du Figaro, jadis un grand journal, en acceptant de se prêter à ce jeu, déshonore non seulement son quotidien mais également toute la presse française. A l’heure où les peuples se soulèvent en Afrique, pour l’instant du Nord, et au Moyen Orient, c’est bien plus indigne  que d’accepter de prendre place dans un avion privé…

 

Un journaliste, ce que je ne suis malheureusement pas, doit être instruit du sujet qu’il traite et avoir une instruction générale suffisante. Sur ce dernier point, je ne me permettrais pas d’émettre un avis étant moi-même qu’un humble autodidacte. Cependant, je ne peux que relever, sans aucun commentaire désobligeant de ma part, que Monsieur Nyama s’interroge sur mes actions qui ne seraient que « des extorquassions de fonds » (sic). Il est vrai que certaines des procédures des créanciers anglo-saxons pouvaient être assimilées à de l’extorsion de fonds !

 

Le journaliste de la Semaine Africaine, en plus de cet article qui vise mon discrédit, ne pourrait-il pas enquêter pourquoi ces Fonds vautours ont été payés 939 millions de dollars et pas +/- 400 millions de dollars ? Ne pourrait-il pas aussi faire un réel travail d’investigation sur les fausses dettes décriées par le ministre Pacifique Issoïbeka et comme un réel opposant au régime, Monsieur Patrick Eric Mampouya, l’a fait sur son blog ? Enfin pour terminer, Monsieur Nyama ne pourrait-il pas faire une véritable enquête sur la destination des 125 millions de barils, environ, perçus par la SNPC au titre du « profit oil » en 2007, 2008, 2009, 2010 ? Ces barils représenteraient environ 10 milliards de dollars soit environ 5000 milliards de francs CFA. Les trésors de Ben AliBaba, autocrate tunisien récemment déchu, pourraient paraitre bien ridicules par rapport à ce que vous pourriez trouver …. ! Si Monsieur Nyama voulait vraiment aller dans cette voie, je me ferais un plaisir de lui indiquer nombre d’informations liées aux vols et aux détournements commis, autour du négoce pétrolier, dans son pays.

 

Quant à la cinglante gifle judiciaire que j’aurais reçue par la récente décision du JEX, à laquelle nous avons fait Appel, elle est toute relative et pas définitive. Mes Avocats n’étaient pas prêts pour cette audience et leurs confrères du Cabinet Cleary Gottlieb en avaient, très dignement, refusé le report…

 

De plus, je suis un créancier « originel ». Je n’ai pas acheté à vil prix ma créance et donc on ne peut me qualifier de Fonds Vautour. C'est de la diffamation. Je suis un investisseur spolié ! Raison pour laquelle j’ai averti l’Agence de notation FITCH, et que j’en ferai de même avec MOODYS et Standard & Poors.

 

Poursuivrais-je le "pauvre Congo" pour des milliards d’euros ? Pour des centaines de millions d’euros , comme les vrais Fonds Vautours l’ont fait ? Que non, ce n’est que pour une petite douzaine de millions d’euros que la République du Congo, condamnée par des décisions de justice définitives, depuis un vingtaine d’années résiste abusivement à mon règlement. J’ai d’ailleurs honte d’avouer que mon entêtement se résume à ce petit montant surtout quand je lis, çà et là, qu’un neveu de votre président loue une suite à l’année dans un palace parisien pour la moitié de ce que je réclame !  Ce même neveu, je l’avais rencontré le 10 novembre 2009 vers 15h45, alors qu’il était en compagnie de Claudia Sassou NGuesso chez Jimmy Choo, sur la Croisette à Cannes. Cette dernière était entourée de dizaines de paires de chaussures et de bottes qu’elle avait essayées et mises de côté. Ces chaussures comptent parmi les plus chères au monde. Elles vont facilement d’un peu moins de 2000 à 8 ou 10.000 euros pour les bottes.

 

 

IMG_1109.JPG

Magasin Jimmy Choo à Cannes

 

Le Congo est vraiment un pays pauvre et c’est un modèle de gestion et de transparence. Vingt années de procédures m’ont peut-être ruiné mais je ne cesserai ni mes actions en justice, ni mon lobbying.

 

Concernant ce dernier point, après mon lobbying de Moscou qui pour l’instant a bloqué l’effacement d’une dette évaluée entre 1,5 et 2 milliards de dollars, je revendique celui franco-français qui fit en sorte que Maître Aimé-Emmanuel Yoka, Ministre de la Justice, ne fut pas reçu par la personnalité qui avait convenu de le faire. Elle laissa ce soin à un de ses Conseillers, il y a une quinzaine de jours à Paris. Quant au voyage annulé à Monaco ce dernier week-end par votre président, je ne saurais trop vous dire quelle est ma part de responsabilité. J’étais au courant depuis longtemps de cette invitation pour l’inauguration de la Grande Loge de Monaco et je l’avais fait savoir à Brazzaville. Ma nature modeste, comme ma créance, ne me porte pas à me vanter de résultats lorsque je ne suis pas sûr d’y être pour quelque chose !

 

Que Monsieur Nyama continue d'écrire son mépris pour les justes revendications d’investisseurs spoliés par le pouvoir qu'il défend ! Il ne fera que décourager davantage de nouveaux partenaires à faire confiance au Congo… Si, toutefois, le système qu'il sert avec tant de conviction devait durer !

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Published by berrebiserge
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