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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 18:45

 

GOLDMAN-SACHS, LA BANQUE QUI DIRIGE LE MONDE.    

Le 27 mars 2009, le Président Barack OBAMA convoque à la Maison Blanche les principaux banquiers américains. Il les accueille ainsi :"Le peuple vous attend dehors avec des fourches. L'heure est grave !"

Dans un documentaire diffusé le 4 septembre 2012 sur la chaîne de télévision ARTE, intitulé "Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde", Simon JOHNSON, Ex-économiste en chef du Fonds Monétaire International revient sur cet évènement:

 

 

SIMON-JOHNSON-ex-chef-Economiste-au-FMI.jpg

 

Quote 29'44"

"En se rendant à cette réunion les banquiers étaient assez inquiets. Ils pensaient à juste titre qu'ils seraient tenus responsables de l'énorme catastrophe économique qu'ils avaient provoquée aux Etats Unis et dans le monde entier.

-- Ils n'ont pas été tenus responsables ?

-- J'ai été assez surpris par la façon d'agir de l'administration OBAMA. Moi, en tant qu'ancien économiste en chef du Fonds Monétaire International, j'ai travaillé sur les crises financières, pendant 20 ans, partout dans le monde et la seule chose que vous ne faites pas c'est de maintenir tous les responsables en place..! Le FMI ne propose jamais de plan de sauvetage sans sanction ! Ce ne serait pas acceptable ! Mais c'est ce qu'ont fait les Etats-Unis !

--Comment l'expliquez vous ?

-- La pensée dominante c'est que Wall Street est utile et connaît son boulot. Donc les banques sont utiles, les grosses banques encore plus et les méga-banques comme Goldman Sachs sont les meilleures. En réalité, c'est complètement faux !"

Unquote 30'54"    

Merci Monsieur JOHNSON, on ne saurait être plus clair ! (Simon JOHNSON a quitté le FMI en 2008.)

 

LE FMI A DES REGLES !

Un plan de sauvetage ne saurait être moins exigeant qu'un effacement de dette d'un pays à l'égard du FMI et des pays membres du Club de Paris.

Contrairement au Gouvernement des Etats-Unis qui avait pris une décision politique dans le sauvetage de ses banques, le Fonds Monétaire International, lui, a des règles strictes. En particulier : "Le FMI ne propose jamais de plan de sauvetage sans sanction ! Ce ne serait pas acceptable !"

Concernant la République du Congo, aucune tête de responsable, quelle qu'elle soit, n'a été demandée et encore moins obtenue. Pourtant ce pays était tellement gangrené par la corruption, saigné par les détournements massifs et par les fraudes en tous genres que le ministre des finances Monsieur Pacifique Issoïbeka n'a pu s'empêcher de faire des aveux au Sénat congolais devant les caméras de télévision (Extrait de la lettre adressée à Monsieur Ramon Fernandez, Président du Club de Paris 05 octobre 2010) : 

"Relativement peu de temps avant que le Congo n’atteigne le Point d’Achèvement, le ministre des finances, Monsieur Pacifique Issoïbeka, déclara face aux sénateurs et en direct à la Télévision congolaise que « 60 % des marchés de l’Etat étaient bidon ! »  (http://mampouya.over-blog.com/article-28243118.html). 

Cette déclaration fit beaucoup de bruit à Brazzaville. Cela n’empêcha pas Madame Antoinette SAYEH du FMI de se féliciter des progrès accomplis par la République du Congo en matière de gouvernance (pièce jointe) et de conclure ainsi sa réponse à la lettre qui avait été envoyée à Monsieur Strauss Kahn : 

 "In the same vein, it encourages all creditors to participate in HIPC debt relief for Congo. Finally, we would note that a number of triggers (pre-conditions), including in the governance ares, are being fulfilled in order for Congo to reach the HIPC completion point." "


QUI FAUT-IL CROIRE ?

Qui faut-il croire : Monsieur Issoïbeka, le Ministre Congolais des Finances qui avoue que 60% des marchés de l'Etat sont "bidon"?

Ou Madame Antoinette Sayeh la Chef du Département Afrique au FMI qui se flatte que "les pré-conditions ont été remplies, y compris la bonne gouvernance" alors qu'elle avait reconnu, dans la même correspondance citée plus haut, que "les rapports du FMI étaient basés sur la collecte des éléments fournis par l'administration congolaise" ?

Lesquels éléments, comme je l'affirme dans ce blog, dans les correspondances adressées au Club de Paris, et dans la plainte que j'ai déposée auprès du Parquet de Paris, étaient falsifiés pour la plupart ! Pour mémoire le co-auteur des rapports falsifiés n'est autre que Monsieur Reza Moghadam, le Chef du Département Europe au FMI.

Une seule concession, pour la forme, avait été obtenue par le Fonds Monétaire International : la fermeture de COTRADE ASIA LIMITED, juste avant le Point d'Achèvement. Cette structure domiciliée à Hong Kong était une société miroir appartenant à Denis Christel Sassou Nguesso. Elle lui permettait d'opérer des transactions, pour son propre compte, qui auraient dû être négociées par la COTRADE, la filiale de la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC). Dénoncée par un des Fonds Vautour et de plus des comptes bancaires avaient été bloqués, le FMI ne pouvait faire autrement que "d'exiger" (peut-on exiger lorsque l'on négocie avec un Etat voyou ?) la fermeture de COTRADE ASIA LIMITED.

GAZETTE DE HONG KONG KIKI0001

 

Donc grande et belle victoire du Fonds Monétaire Internationale !

En réalité ce n'était qu'une petite parenthèse, quelques mois plus tard, à peine les flots de champagne avaient cessé de couler et les flonflons de la fête de l'escroquerie congolaise du siècle s'étaient tus à Brazzaville, que le fils du Président Sassou NGuesso se voyait confier tout le négoce pétrolier de la SNPC, qu'il gère dans l'opacité la plus totale ! Parfois dix cargaisons par mois ce qui correspond aisément à 800 millions ou un milliard de dollars mensuels...!

La règle décrite par Monsieur Simon Johnson n'a pas été appliquée au Congo, une seule question doit être posée :


POURQUOI ?

 

 


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Published by Serge Berrebi
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