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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 09:59
DIMANCHE, 04 DÉCEMBRE 2011 21:23 CORRESPONDANCE DE LONDRES

La dernière livraison de La Lettre du Continent vient de publier une petite information qui concerne encore le créancier (selon le jugement d’un tribunal français) dont Sassou Nguesso ne voudrait pas se défaire. L’empoignade dure depuis une vingtaine d’années. 

On pourrait se poser la question de savoir si dorénavant les honoraires d’avocat que le Congo se doit de débourser dans cette interminable affaire, ajoutés à d’éventuels intérêts légaux susceptibles d’être dus ne viendraient pas gonfler démesurément la note plutôt qu’un règlement de cette dette reconnue par la justice française. Car de toute manière, quoiqu’on en pense,  c’est la République du Congo qui devra payer un jour ou l’autre. Cela ne sortira pas de la poche de Sassou Nguesso même si ce dernier, et ses nombreux petits rejetons, sont convaincus que le Congo est leur propriété personnelle.

Le dernier épisode de ce long feuilleton à rebondissements est, d’après La Lettre du Continent, le suivant : « Serge Berrebi sur les traces de DSK. Après son différend avec l'avocat William Bourdon, l'homme d'affaires Serge Berrebi a fait appel à Me Thibault de Montbrial pour défendre sa plainte contre le Fonds monétaire international (FMI) et son ancien directeur, Dominique Strauss-Kahn. Cet avocat est connu pour être le correspondant, en France, de son confrère américain Kenneth Thompson, défenseur de Nafissatou Diallo. »

Cette affaire Berrebi contre Sassou/Congo est déjà intéressante sur un point important : Maître William Bourdon, l’avocat que tout le monde connaît dans le cadre de la plainte des Biens Mal Acquis, se serait récusé « parce qu’il est l’avocat de Matthieu Pigasse et des Inrockuptibles ».  Matthieu, patron de la Banque Lazard, est le neveu de Jean-Paul Pigasse, bien-aimé des Congolais. Ce dernier point est bizarre si l’on considère que Berrebi est loin d’être un ami du sieur Sassou.  Alors si l’avocat parisien invoque un conflit d’intérêt, c’est à n’y plus rien comprendre. Mais peut-être avons-nous raté une marche.

Bref Berrebi, nous l’avions appris, a déposé plainte contre Monsieur Dominique Strauss Kahn. Il reproche à ce dernier d’avoir permis l’effacement de la dette congolaise sur la base de faux rapports produits par son personnel. Tout cela dans le cadre du programme PPTE. En visant DSK, il incorpore un vaste réseau de complicités. Il n’oublie pas la compagnie TOTAL pour sa participation au « simulacre » de pauvreté. Pour ce véritable « trublion » la corruption, énorme à la hauteur de l’effacement de la dette, aurait sous-tendu cette méga fraude au détriment des contribuables des pays membres du Club de Paris.

Sur ce point, il prend appui sur les révélations du ministre des Finances congolais, Gilbert Ondongo, lequel aurait déclaré que le Congo disposait de 3 000 milliards de FCFA à la BEAC (soit 4,5 milliards d’euros) avant l’effacement de la dette.

Cette affaire BERREBI/REPUBLIQUE DU CONGO /DSK/FMI sortira-t-elle de la confidentialité dans laquelle « on » veut la maintenir ? Nice Matin a déjà rompu par deux fois l’omerta. L’intrusion dans le dossier de Maître Thibault de Montbrial, avocat français de Nafissatou Diallo parviendra-t-elle à changer la donne ? Il faudra être attentif au moindre mouvement de la moindre petite pièce sur l’échiquier.
Il est fort possible que la suite des évènements et des procédures offrira au président congolais Denis Sassou Nguesso une notoriété planétaire dont il se passerait bien. Si ce que Berrebi affirme est  vrai, et que les médias et la justice s’en emparent, nous pourrions être au début d’un scandale retentissant qui dépasserait ce qui s’est déroulé à New-York et à Lille dans des affaires de mœurs avérées ou non.

Correspondance de LondresDIMANCHE, 04 DÉCEMBRE 2011 21:23 CORRESPONDANCE DE LONDRES

La dernière livraison de La Lettre du Continent vient de publier une petite information qui concerne encore le créancier (selon le jugement d’un tribunal français) dont Sassou Nguesso ne voudrait pas se défaire. L’empoignade dure depuis une vingtaine d’années. 

On pourrait se poser la question de savoir si dorénavant les honoraires d’avocat que le Congo se doit de débourser dans cette interminable affaire, ajoutés à d’éventuels intérêts légaux susceptibles d’être dus ne viendraient pas gonfler démesurément la note plutôt qu’un règlement de cette dette reconnue par la justice française. Car de toute manière, quoiqu’on en pense,  c’est la République du Congo qui devra payer un jour ou l’autre. Cela ne sortira pas de la poche de Sassou Nguesso même si ce dernier, et ses nombreux petits rejetons, sont convaincus que le Congo est leur propriété personnelle.

Le dernier épisode de ce long feuilleton à rebondissements est, d’après La Lettre du Continent, le suivant : « Serge Berrebi sur les traces de DSK. Après son différend avec l'avocat William Bourdon, l'homme d'affaires Serge Berrebi a fait appel à Me Thibault de Montbrial pour défendre sa plainte contre le Fonds monétaire international (FMI) et son ancien directeur, Dominique Strauss-Kahn. Cet avocat est connu pour être le correspondant, en France, de son confrère américain Kenneth Thompson, défenseur de Nafissatou Diallo. »

Cette affaire Berrebi contre Sassou/Congo est déjà intéressante sur un point important : Maître William Bourdon, l’avocat que tout le monde connaît dans le cadre de la plainte des Biens Mal Acquis, se serait récusé « parce qu’il est l’avocat de Matthieu Pigasse et des Inrockuptibles ».  Matthieu, patron de la Banque Lazard, est le neveu de Jean-Paul Pigasse, bien-aimé des Congolais. Ce dernier point est bizarre si l’on considère que Berrebi est loin d’être un ami du sieur Sassou.  Alors si l’avocat parisien invoque un conflit d’intérêt, c’est à n’y plus rien comprendre. Mais peut-être avons-nous raté une marche.

Bref Berrebi, nous l’avions appris, a déposé plainte contre Monsieur Dominique Strauss Kahn. Il reproche à ce dernier d’avoir permis l’effacement de la dette congolaise sur la base de faux rapports produits par son personnel. Tout cela dans le cadre du programme PPTE. En visant DSK, il incorpore un vaste réseau de complicités. Il n’oublie pas la compagnie TOTAL pour sa participation au « simulacre » de pauvreté. Pour ce véritable « trublion » la corruption, énorme à la hauteur de l’effacement de la dette, aurait sous-tendu cette méga fraude au détriment des contribuables des pays membres du Club de Paris.

Sur ce point, il prend appui sur les révélations du ministre des Finances congolais, Gilbert Ondongo, lequel aurait déclaré que le Congo disposait de 3 000 milliards de FCFA à la BEAC (soit 4,5 milliards d’euros) avant l’effacement de la dette.

Cette affaire BERREBI/REPUBLIQUE DU CONGO /DSK/FMI sortira-t-elle de la confidentialité dans laquelle « on » veut la maintenir ? Nice Matin a déjà rompu par deux fois l’omerta. L’intrusion dans le dossier de Maître Thibault de Montbrial, avocat français de Nafissatou Diallo parviendra-t-elle à changer la donne ? Il faudra être attentif au moindre mouvement de la moindre petite pièce sur l’échiquier.
Il est fort possible que la suite des évènements et des procédures offrira au président congolais Denis Sassou Nguesso une notoriété planétaire dont il se passerait bien. Si ce que Berrebi affirme est  vrai, et que les médias et la justice s’en emparent, nous pourrions être au début d’un scandale retentissant qui dépasserait ce qui s’est déroulé à New-York et à Lille dans des affaires de mœurs avérées ou non.

Correspondance de Londres

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Published by berrebiserge
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